Dakar à Lima: Les favoris sont attendus de pied ferme !

© DPPI

C’est demain que le Dakar, 41ème du nom, passera à l’acte. Première étape et non des moindres celle qui va non seulement mettre les femmes et hommes en action, celle aussi de faire un point mécanique important. Les moins bien préparés auront vite fait de quitter la scène, les autres poursuivront vers le Sud du Pérou pour aller jusqu’au bout de cette aventure dont les commentaires acerbes ne manquent pas !

 

Les vérifications se poursuivent…
Si les grandissimes favoris de la course se présenteront aujourd’hui sur le site des vérifications administratives et techniques, avec KTM et Yamaha à moto, Mini et Toyota en auto, Kamaz en camion, leurs adversaires ont pris position durant deux jours et ne se sont pas gênés face aux micros et caméras de parler d’objectif, de défi…

Les Honda avec Joan Barreda et Kevin Benavides, ou encore Gerard de Rooy de retour avec son Iveco, on bien l’intention de leur mener la vie dure. C’est aussi le cas de Robby Gordon, qui connaît toutefois une première péripétie et diffère son entrée dans le circuit d’une journée. La catégorie SxS a vu passer l’essentiel de ses favoris et notamment le jeune Américain Casey Currie, candidat pour se faire une place parmi les anciens cadors du quad et de la moto qui ont opéré leur conversion cette année.

Le bal des prétendants a bel et bien débuté. A une journée du coup d’envoi de sa 41ème édition le Dakar a donné la parole à ses outsiders, qui ne se sont pas fait prier pour afficher les plus hautes ambitions. Par définition, il y a toujours trop peu de trophées pour beaucoup de candidats dans une compétition sportive, et c’est encore l’impression qui se dégage en constatant la détermination de tous ceux qui sont manifestement venus pour déboulonner des statues !

Gerard de Rooy et ses lieutenants de piste en font bien entendu partie dans la catégorie camions, après un an de pause de Dakar pour aller se tester à l’Africa Eco Race. Le pilote néerlandais, seul à avoir contesté la domination des Kamaz sur l’ère sud-américaine du rallye, revient avec le même objectif cette année et s’avance sans complexes. « J’adore le sable et les dunes, c’est ce que je préfère et la victoire est notre seul but. Quel que soit l’équipage, je veux voir un de nos camions vert au sommet », s’enthousiasme celui qui retrouve le Pérou avec le plus d’appétit, sachant que c’est déjà à Lima qu’il avait remporté le premier de ses deux titres, en 2012.

Côté russe et en particulier chez le tenant du titre Edouard Nikolaev, on endosse avec beaucoup de courtoisie le costume de favori dans ce contexte hautement concurrentiel : « Je sais que ce sera encore plus difficile, mais c’est bien plus excitant pour nous d’avoir une course serrée et indécise. Mais nous ne sommes pas effrayés ! »

Les ambitieux sont également nombreux à moto, particulièrement ceux qui portent les vestes rouges du team Honda, passé tout proche de la victoire à deux reprises sur les 4 dernières éditions, avec Paulo Gonçalves (2ème en 2015) et Kevin Benavides (2ème en 2018). Le premier ne sera peut-être pas le meilleur atout de l’équipe japonaise, mais considère que « c’est déjà une victoire d’être présent au départ », après avoir subi une opération de la rate il y a environ un mois. En revanche, l’Argentin s’estime « parfaitement prêt pour faire la course devant », tandis que le troisième pilote de pointe du groupe, Joan Barreda, affiche une sérénité lui permettant peut-être de contrer la malchance qui le poursuit parfois au moment où il semble intouchable. Quoi qu’il en soit, le nouveau conseiller spécial recruté par l’équipe, l’ancien pilote Helder Rodrigues (3ème en 2011 et 2012), n’envisage aucune autre perspective que la victoire d’un pilote Honda le 17 janvier à Lima : « Cette fois-ci, c’est notre année ! »

En autos, les pronostics sont diversifiés…
En autos, la journée devait être marquée par la réapparition de Robby Gordon dans le paysage du Dakar. Le pilote américain n’en est pas à un coup du sort près dans sa carrière, mais se serait bien passé de celui qui est venu perturber son retour après trois ans d’absence. Le retard du bateau qui transportait son camion d’assistance depuis les Etats-Unis l’a obligé à différer les tout derniers préparatifs nécessaires sur son véhicule… et donc à travailler nuit et jour avec ses mécanos, sans pour autant parvenir à respecter son horaire de convocation. Car bien entendu, la mécanique de son dernier Textron n’est pas à la portée d’un adolescent bricoleur capable de bidouiller en deux temps – trois mouvements le dérailleur de sa bicyclette. Résultat, Gordon a obtenu un délai lui permettant de peaufiner sa voiture avec le soin qu’elle mérite… et retrouvera ses anciens rivaux de chez Mini et Toyota dès ce matin dans les allées des ‘vérifs’.

Les SxS n’ont pas à rougir !
C’est en quelque sorte un mini-Gordon qui débarque sur le Dakar en la personne de Casey Currie, jeune star du off-road américain, décidé à « faire le maximum pour être devant à l’arrivée » en SxS, la catégorie en pleine explosion, qui semble aussi la plus indécise. Face à lui, il trouvera des clients bien plus expérimentés, comme les anciens vainqueurs en quad Ignacio Casale et Sergei Kariakin, ou encore les anciens motards ‘Chaleco’ Lopez et Gerard Farres. Ce dernier a même déjà quelques faits de gloire pour sa première saison dans sa nouvelle discipline, puisqu’il est allé chercher la 2ème place au Rallye du Maroc. Et ce n’était qu’un début !

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