Dakar/Nacho Cornejo : « Si j’évite les erreurs et que je reste calme, je peux gagner le Dakar »

José Ignacio Cornejo Florimo n’oubliera jamais le Dakar 2021. Le pilote d’Iquique menait le classement général et occupait la deuxième place dans la 10e étape, à une minute de Ricky Brabec, lorsqu’il a été victime d’une lourde chute au km 252 de la spéciale. Bien qu’il ait réussi à terminer l’étape, Le Chilien a dû se résoudre à abandonner le rallye en accord avec l’équipe médicale. « Une erreur de débutant », dit Nacho pour expliquer sa chute. Au-delà de cette mésaventure, l’ascension de ce jeune pilote s’avère extraordinaire. Sa carrière a pris un tour inattendu juste avant le Dakar 2018, lorsqu’il annonce son retrait pour des raisons financières.

Quelques jours avant le départ à Lima, il reçoit un appel de l’équipe Honda pour remplacer Paulo Gonçalves, blessé. Cornejo n’a jusque-là participé qu’au Dakar 2016. Et il a abandonné lors de la 5ème étape. ‘Nacho’ profite alors de cette opportunité exceptionnelle pour rouler sans faire d’erreur et terminer 10ème. En 2019, il travaille dur pour progresser et il obtient une 8ème place bien méritée. Désormais fermement établi en tant que pilote d’usine du Monster Energy Honda Team, le Chilien réalise une performance sensationnelle en 2020. Vainqueur de deux étapes, dont celle du dernier jour, il tient tête à Ricky Brabec et se bat pour les places d’honneur avec Matthias Walkner et Luciano Benavides. En 2021, bien qu’il ait ruiné ses chances de victoire avec sa chute, ‘Nacho’ a prouvé qu’il pouvait se battre pour gagner, et cela lui permet de revenir avec une motivation intacte pour participer à son sixième Dakar, dans l’atmosphère renouvelée de l’équipe Honda qui a recruté son compatriote et ami Pablo Quintanilla.

Nacho Cornejo : « Pour ce qui est de ma préparation, je suis en forme et je m’entraîne normalement depuis plusieurs mois. L’équipe a fait un excellent travail. Je connais très bien la CRF. Je la pilote depuis plusieurs années et les suspensions sont son point fort. Quant au parcours, le désert d’Arabie est magnifique. Cette année, nous aurons beaucoup de sable, ce que j’aime, mais la vérité est qu’il y aura plus de dunes que l’année dernière. Je pense que ce sera fantastique car cela demandera plus d’efforts au pilote et à la moto. Est-ce que je pense pouvoir gagner ? Oui, si j’évite les erreurs et que je reste calme. Il faut tout réunir pour gagner le Dakar. Et pour cela il faut aussi parvenir à battre une dizaine d’adversaires de très haut niveau, dont mes trois coéquipiers et les pilotes KTM, Husqvarna, Gas Gas et Yamaha. »

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