GT World Challenge Sprint Cup: Simon Gachet, Steven Palette et le team sacrés en Silver Cup SAINTéLOC Junior Team

Cette ultime manche de trois courses de la Sprint Cup s’est avérée bien plus mouvementée qu’espéré par l’équipe tricolore. Mais l’on retiendra surtout la satisfaction d’avoir pu coiffer la double couronne Pilotes et Teams en Silver Cup, avant même la dernière course.
Un résultat que n’avait plus connu une AUDI R8 LMS dans cette catégorie depuis l’édition 2014.

L’équipage Pro a connu moins de réussite, mais sa 5e place acquise en course 2 lui a permis d’assurer la 7ème place finale, le duo Silver terminant 9ème et donc aussi dans le top 10.
L’Audi #26 s’était placée en leader de la Silver Cup dès l’arrivée de la course 1 de la première manche de Misano, pour y rester de bout en bout.

Tout avait bien commencé sur le circuit de Catalunya dans la première séance d’essais libres, avec un meilleur chrono absolu signé par Arthur Ropugier avec l’Audi R8 LMS # 25, et un 4ème par Steven Palette au volant de la # 26.
Mais des conditions de piste d’abord changeantes suite à des averses, s’ajoutant à des températures plutôt fraîches, allaient compliquer l’élaboration des réglages dans le garage SAINTéLOC. Un paramètre que l’équipe n’a pas encore bien maîtrisé avec les nouveaux pneus de cette saison sur des pistes dites ‘vertes’ et froides.

Les actions de la #26 allaient être un peu refroidies dès le début de la séance de pré-qualification par sa sortie de piste, causée par la défaillance passagère d’un capteur d’ABS. « Un problème que l’on n’a jamais connu depuis longtemps et les ‘anciennes’ Audi Ultra. Quand on met une voiture en route, on teste tous les capteurs. Ces capteurs servent à beaucoup de choses à la fois, comme l’anti-patinage, etc. Le problème, c’est que lorsque Steven a eu l’avarie, là l’endroit où il ne fallait pas, entre les virages 11 et 12, il n’y avait pas eu d’alerte avant. Et il n’y était plus quand il est revenu au box », explique Frédéric Thalamy (Directeur sportif).

Toutes deux qualifiées hors du top 10 pour la course 1, la plus entreprenante était la # 25 qu’Arthur Rougier hissait dès le début en 8e position. Hélas, pendant une première neutralisation, une incompréhension l’incitait à dépasser deux voitures au moment où le mode safety car succédait au ‘full course yellow’. Après la pénalité, le second relais n’allait pas permettre à Christopher Haase de remonter dans les points, dont Simon Gachet obtenait le dernier, mais surtout une 4ème place Silver importante pour renforcer le leadership de l’Audi # 26.

Si les qualifications 2 et 3 du dimanche matin n’apportaient pas de grand progrès sur la grille pour SAINTéLOC, la course 2 ouvrant l’après-midi se transformait en soulagement. Christopher hissait rapidement la # 25 en 7ème position, Arthur passant l’arrivée au même rang qui allait devenir le 5ème après les pénalités données plus tard à la Lamborghini victorieuse et une Mercedes.
Pour la # 26, Simon menait un premier relais autant solide que prudent, avant que Steven l’imite en finissant sans prise de risque en 11e position, devenue 9e sur tapis vert. A ce moment-là, cette 4ème place des Silver leur assurait le titre.

En fin d’après-midi, Simon et Steven allaient étrenner ce titre en course 3 par une 7ème place et 2ème de catégorie en Silver, avec la satisfaction d’avoir retrouvé la vitesse leur permettant d’être dans le rythme d’un groupe prétendant au podium. A l’inverse, la #25 et qualifiée seulement 15ème et Christopher avait bien l’intention de réussir ‘le départ de sa vie’. Et effectivement, il réussissait un départ canon. Mais Christopher était pris en étau à cause de l’accrochage entre deux Mercedes, qui l’expédiait dans une Ferrari après seulement 100 m. Les dégâts l’ont l’obligé à revenir au stand pour abandonner.

Ils ont dit :
Steven PALETTE : « Je ne pensais pas que Barcelone soit la plus difficile de l’année. Cette séance de pré-qualificaton écourtée devait nous caler en vue des qualifications, dans lesquelles n’étions pas du tout dans le match. « Quand on a vu notre position sur la grille, on a compris qu’on ne ferait pas de miracle et qu’on devait grappiller des points pour le championnat. Si nous n’étions pas au mieux, notre chance a été que nos plus proches adversaires n’étaient pas transcendants. Ce qui nous a permis de garder l’avantage.
« En course 3, même si on n’avait plus rien à perdre, j’étais plus rapide que la voiture de devant mais je n’ai pas eu l’opportunité de le dépasser.
« Au final, je suis forcément content parce qu’on a atteint l’objectif visé en début d’année, celui d’un titre de champion européen, surtout dans cette catégorie-là, qui est la plus relevée au niveau mondial en GT. On a même fait plus que remplir l’objectif, avec 3 victoires et 6 podiums sur dix courses, une victoire au général à Magny-Cours ainsi qu’une 3ème à Zandvoort, où on a subi notre seul abandon à cause d’une rupture de durite de freins.
C’est quand même une belle saison, avec de la performance, et pas toujours de la chance, par exemple la crevaison à Magny-Cours alors que l’on partait 3ème. »

Simon GACHET : « En Q2, je n’ai mis qu’un train de pneus neufs, contrairement à l’ensemble des autres. C’était extrêmement difficile, sur cette piste asséchante. Comme l’Audi est une des seules voitures à avoir un moteur central arrière, il nous est plus difficile de chauffer les pneus avant que pour ceux qui ont le moteur à l’avant. En plus, la BOP de l’Audi n’était pas spécialement avantageuse pour Barcelone, car on a vu que ça marchait relativement bien pour les Lamborghini.
« Nous avons galéré dans les réglages pour les courses 1 et 2. On a eu beaucoup de mal à trouver un freinage performant pour entrer fort dans les virages, alors que normalement c’est un point fort pour l’Audi. Ça explique nos chronos lointains. Pour la course 3, notre ingénieur a trouvé une solution et c’était beaucoup mieux, on était vraiment dans le match. On voulait finir sur une bonne note et prendre les points. Sachant qu’on était 2ème en Silver, même si on était déjà champions.
« Clairement l’objectif a été rempli, notamment en remportant une course et un autre podium au général devant des pilotes d’usine, et même carrément une pole position. Donc on a prouvé que les Silver pouvaient montrer un niveau de pilote Platinum, et que cela peut être regardé de près par les marques. »

Prochaine manche de l’Endurance Cup, les Total 24 Heures de Spa les 22-25 Octobre.

Communiqué,

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