Dakar/Camélia Liparoti en SSV: « C’est juste un gros quad »

Camélia Liparoti © DR

Pour son dixième Dakar, Camélia Liparoti tourne une page de sa carrière. Les couettes blondes ne quitteront pas la souriante franco-italienne, ni la couleur rose qui la rend reconnaissable par tous ses aficionados argentins. Elle a en revanche remisé au garage son quad, sur un bilan flatteur : en 9 participations, elle a terminé 8 éditions, se positionnant dans le top 10 ou 15 de la catégorie quad, selon les années.

Des performances qui laissent rêveur plus d’un pilote, d’autant plus que cette photo reporter franco-italienne au gabarit de brindille n’a aucun complexe à batailler au milieu des hommes. Sportive, montagnarde, adepte de ski freeride, elle a découvert le rallye il y a une dizaine d’années lors d’un reportage et eu l’occasion de prendre le guidon d’un quad pour un galop d’essai. Ce fut la révélation : glisse, vitesse et lecture du terrain sont autant de points communs avec le ski qu’elle pratique assidument. Ces qualités qui lui ont permis de se faire un nom sur le Dakar, Camelia les exploitera cette année dans un SxS, qui se présente pour elle comme le véhicule idéal pour organiser sa transition vers l’auto. Et manifestement, la prise en mains de cette nouvelle machine ne lui pose aucune difficulté. Pour sa première compétition avec le Yamaha YXZ 1000-R, elle s’est classée 2ème du Merzouga Rally sur les 33 SxS engagés. A Lima, elle sera accompagnée du préparateur du véhicule Angelo Monticco pour partager cette aventure… la première d’un nouveau chapitre.

« Eh oui, je change de monture, même si j’ai toujours le quad dans les gênes, ça ne s’enlève pas. En fait tout est parti du Merzouga Rally, que j’avais prévu de couvrir avec un SxS mais en catégorie presse. Mais on m’a convaincue de m’engager en course, et ça a été un très bon début : 2ème sur 33 ! J’aime beaucoup parce que ce n’est pas une auto, on n’est pas enfermé. C’est juste un gros quad. Je ne me suis jamais ensablée, parce que j’ai beaucoup appris à oser dans les dunes sur un quad. En plus c’est moins fatigant : on garde une sensation de liberté, tout en étant plus confortable. En revanche, nous allons peut-être davantage rouler de nuit. En tout cas je vois venir quelque chose de très excitant, je me sens comme un enfant avec un nouveau jouet. »

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