Alain Grand : « Les GT4 font rêver »

Alain Grand et Didieer Moureu lors des tests © MFE

Tête d’affiche des 50èmes Coupes de Pâques (15-17 avril), le FFSA GT propose au public du circuit Paul Armagnac un spectacle inédit en France : la toute première course du GT4  dans l’Hexagone ! Durant les essais privés menés à Nogaro, le gentleman driver Alain Grand (Carcassonne) nous a fait part de sa joie d’être inscrit à ce nouveau championnat, qui se distingue par son budget serré.

Ce n’est pas un hasard si le #65 ornera les flancs de sa Ginetta G55 de l’équipe CMR : C’est l’âge de ses pilotes, Alain Grand et Didier Moureu ! Un duo d’expérience qui aborde avec décontraction la saison.

– Ces dernières années, le GT3 était en vedette à Nogaro, le GT4, va-t’il changer pour les spectateurs ?
Alain Grand : « On revient dans l’esprit bagarre où tout le monde peut véritablement tirer son épingle du jeu, quel que soit la voiture. Les voitures font rêver, avec Maserati, Porsche, ou McLaren. C’est moins rapide que les GT3, mais depuis les gradins, le public ne ressentira pas beaucoup de différence ! Ce que les spectateurs veulent, c’est de la bagarre, et il y en aura ! Pas une hiérarchie suivant le niveau d’investissement de chaque équipe. Autrement dit, les plus aisés ne seront pas forcément les premiers, le talent sera fondamental pour faire la différence.
« L’intérêt du FFSA GT, c’est aussi le mélange entre pilotes classés ‘Professionnel’ et ‘Amateur’. Avec Didier, nous serons dans la seconde catégorie, reconnaissable au numéro noir sur fond orange sur la portière.
« Une GT4 est moins sophistiquée qu’une GT3. Il n’y a pas de course à l’armement, la voiture n’est pas modifiée avec des tas d’éléments de carbone. Principal avantage, le coût pour la faire rouler est beaucoup moins élevé. Les modèles de série restent la base, visuellement on peut par exemple trouver la même Porsche chez le concessionnaire. »

– Comment vous êtes-vous engagé pour votre première saison en Grand Tourisme ?
Alain Grand : « Jusqu’ici, jamais je n’aurais imaginé pouvoir faire un Championnat GT. Le prix de l’auto est très abordable. L’an dernier, le financement de ma saison en Championnat de France Supertourisme est quasiment identique au budget requis pour le GT4. En plus, on partage le volant avec un autre pilote, pour ma part, je ferai équipe avec Didier Moureu, que j’avais déjà côtoyé dans les paddocks, il y a exactement 41 ans ! Partager la Ginetta avec un ami dans un équipe compétitive comme le CMR, c’était une aubaine à ne pas manquer. »

– Comment garder la forme à 65 ans ?
Alain Grand : « La passion nous rajeunit, Didier et moi ! Notre amour de la mécanique et de la compétition nous habite. Attention, nous ne voulons pas êtres les papis qui font de la résistance, nous montrerons que nous sommes toujours dans le coup. »

– La Ginetta dispose d’une conduite à droite, cela modifie vos habitudes ?
Alain Grand : « Cela aurait pu être handicapant avec une boîte de vitesses classique. Heureusement, les réflexes restent les mêmes, car les rapports de vitesses se font grâce aux palettes derrière le volant. C’est plus pratique. La seule modification concerne l’amplitude du regard.
« Si nous regardons le calendrier, la majorité des circuits tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, donc à droite. La conduite se veut plus simple et précise, surtout pour prendre la bonne trajectoire dans les virages ! »

Medhi Casaurang-Vergez

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