Dakar Etape 8 Motos: Paroles de pilotes à Salta

Joan Barreda devant les micros à l'arrivée

Incroyables conditions durant le retour sur l’Argentine ! Dans la spéciale, sur un terrain détrempée avec bourbiers, rigoles gorgées d’eau… les concurrents à moto et en quad en ont bavé ! Mais, ils ont surmonté les caprices du ciel, ils ont déjoué les pièges de la piste avant d’arriver à Salta, usés et fatigués après une étape marathon qui n’en était pas vraiment une.

 

Joan Barreda (Honda) a remporté l’étape devant les deux pilotes KTM, Walkner et Sam Sunderland, celui-ci conserve l’avantage au général. L’étape 9 a été annulée, il faut donc attendre demain jeudi pour continuer à vivre le Dakar !

Sam Sunderland : « Le début de la spéciale était boueux, détrempé… Je me suis arrêté plusieurs fois pour changer de lunettes et de gants. Je ne voyais pas mon road-book, je ne savais pas où aller. C’était une longue spéciale. J’étais bien sur la deuxième partie, malheureusement j’ai tordu mon disque de frein arrière en tapant un rocher dans une rivière. C’est frustrant car j’ai perdu du temps, je ne pouvais plus freiner de l’arrière, et sur une piste typée WRC et très glissante j’ai assuré pour arriver au bout. Je me suis quand fait quelques frayeurs… Je ne veux pas penser à la victoire, l’arrivée est encore loin et bien des choses peuvent se produire. Tout le monde connaît des problèmes sur un Dakar, tu peux facilement perdre du temps. C’est ce genre de moment qu’il faut savoir gérer. Un Dakar se gagne sur une mauvaise étape, mais sur une bonne. »

Joan Barreda : « Il y avait beaucoup d’eau dans la première partie de l’étape. Du brouillard également. C’était assez compliqué de piloter pour des questions de visibilité. Il y avait en plus des zones et des passages de boue. D’ailleurs je suis resté plusieurs fois embourbé. Malgré tout je suis resté concentré durant cette partie. Ensuite, c’était du terrain plus rapide, montagneux, pierreux. Jusqu’à la dernière portion où les pneus étaient un peu entamés et où la moto patinait. Je suis content de l’étape. C’était agréable d’attaquer. J’ai passé une bonne journée. Demain (pour mercredi) c’est l’étape reine du Dakar. Il y aura beaucoup de navigation, du sable, de la chaleur. Je vais voir si je peux faire une bonne étape… »

Xavier de Soultrait : « C’était eu début surtout assez stressant parce qu’il y avait beaucoup d’eau et beaucoup de brouillard. Puis ensuite j’ai roulé dans la deuxième partie pendant 250 km avec Mika Metge, et le temps est passé assez vite parce qu’on roulait roue dans roue en se faisant plaisir sur les pistes glissantes. On n’avait pas à se poser de questions, on attaquait comme des malades tous les deux. C’est un de mes meilleurs moments de rallye. A la fin, j’ai un peu perdu mes freins dans les montagnes et il est parti, mais avant cela, c’était vraiment super. Depuis le début du rallye, il n’y a eu qu’une journée où j’ai perdu 25 minutes, mais le reste du temps j’ai toujours été à peu près dans les 5 premiers. Donc c’est top d’en être là. Il reste encore deux ou trois jours compliqués, et s’il y a des opportunités je serai là pour les prendre. »

Sergey Karyakin : « Ça n’a pas été aussi bien qu’hier, parce que j’ai eu des problèmes avec une pièce dont je n’avais pas de rechange, et j’ai mis une quinzaine de minutes à repartir. Puis ensuite, j’ai aussi eu une crevaison. Mais les paysages étaient superbes, j’ai pris du plaisir à piloter. Et je suis encore dans la bataille avec Casale, je ne pense pas que je lui ai lâché beaucoup de temps aujourd’hui. »

Ignacio Casale : « C’était une bonne journée. Surtout pour finir une étape marathon. J’ai couru sur un bon rythme en étant très à l’aise avec le quad. Je crois que j’ai fait une bonne étape car j’ai repris du temps aux pilotes qui sont devant moi. Demain et après-demain (pour mercredi et jeudi) ce seront les journées les plus dures du Dakar. Jusqu’à aujourd’hui tout va bien. Cette année j’ai adopté une stratégie plus conservatrice pour aller jusqu’à la journée de repos. J’ai ainsi un quad en bon état pour la dernière partie de la course. Oui, j’ai confiance. Sans confiance en soi, on ne peut pas gagner… « 

PUBLICITÉ

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*