Loin du podium à l’arrivée des 12 Heures du Nürburgring, SebLajoux Racing est reparti d’Allemagne déçu. L’équipe française a certes manqué de réussite mais surtout connu des soucis divers. À l’aube de la finale à Barcelone, les chances de titre se réduisent.
La première venue des 24H Series au Nürburgring ne restera pas dans les annales du SebLajoux Racing. À seulement deux heures de sa base, la formation lorraine a conclu les 12 Heures à la cinquième et sixième place de la catégorie 992 Am.
Pourtant, la #910 a mené la course pendant plusieurs heures. À la fin de la première partie, samedi soir, Sébastien Lajoux, Enzo Joulié, Lionel Amrouche et Carlos Rivas étaient leaders de leur classe. Auteur d’un début sans encombre et parfaitement géré sur le plan stratégique, le quatuor rêvait d’une victoire.
L’Andorran menait le peloton dimanche matin lors du second départ et maintenait le bon cap. Malheureusement, les aléas de la course et la météo imprévisible n’arrangeaient pas leurs affaires. Le temps perdu ne se retrouvait jamais et la #910 glissait dans le classement jusqu’à la cinquième place finale.
La #888 a rapidement concédé du terrain après qu’une GT3, bien trop optimiste, a envoyé Anthony Vince dans les graviers. Lancés dans une course contre-la-montre, le Britannique et ses coéquipiers, Stéphane Perrin, Sébastien Lajoux, Carlos Rivas, Paul Meijer étaient ensuite victimes d’un souci technique. Sixième sous le drapeau à damiers, la #888 perd du terrain au championnat.
La dernière course de la saison se déroulera du côté de Barcelone pour l’unique épreuve de 24 Heures disputée en Europe. Le rendez-vous catalan aura lieu du 17 au 20 septembre. SebLajoux Racing s’y rendra avec l’envie de s’imposer et tenter de renverser le championnat pour conquérir un deuxième titre en 2026.
#888 :
Sébastien Lajoux : « Nous ressortons déçus de ce meeting en Allemagne. L’incident avec la GT3 puis les soucis techniques nous ont fait perdre du temps. Nous n’avons pas pu montrer notre potentiel et c’est toujours décevant. Il faut se reconcentrer en vue de Barcelone où nous irons pour gagner. »
Stéphane Perrin : « Nous avions mal commencé avec cette GT3 qui a surconduit et nous a harponnés. En plus du temps perdu, nous avions des dégâts. La sixième place est ce que nous pouvions faire de mieux. C’est un week-end à oublier. »
Anthony Vince : « Nous méritions mieux. Nous n’avons jamais pu être dans le match après l’accident. Nous reviendrons à Barcelone plus fort et plus malin. »
Paul Meijer : « Terminer sur une note négative est forcément frustrant. Nous avons tout donné pour revenir mais ça ne l’a pas fait. Je me suis donné à 100% dans la voiture pour mon retour chez SebLajoux Racing. C’était un plaisir de retrouver le team au Nürburgring. »
Carlos Rivas : « Dès le début, c’était compliqué. Le problème au niveau de l’accélérateur n’a pas arrangé la chose. Une fois réparée, la voiture marchait correctement mais la messe était dite. Nous avons fait de notre mieux. »
#910 :
Sébastien Lajoux : « Les pilotes de la #910 ont réalisé un sacré travail. Pendant sept heures, nous étions la voiture à battre. Malheureusement, les faits de course n’ont pas tourné en notre faveur. Des fois, la balle tombe dans notre camp, et parfois non. C’est comme cela. Merci à Lionel, Enzo et Carlos pour tout ce qu’ils ont fait. »
Lionel Amrouche : « Nous avions fait un très bon samedi. J’avais pris un bon départ et nous étions devant. La pluie est arrivée au mauvais moment, juste après notre arrêt. Nous finissons loin du podium. Encore une fois, le plaisir était là. »
Enzo Joulié : « Finir cinquième à deux tours du leader alors que nous menions le peloton après sept heures est rageant. Nous avons eu de la malchance stratégique tout au long de la course avec les Code 60. C’est dommage car nous n’avons fait aucune erreur, raté aucun arrêt et pris aucun risque. Il y a beaucoup d’apprentissage à tirer de ce week-end. »
Carlos Rivas : « J’ai enchaîné ce week-end entre les deux voitures. Nous avions bien fini samedi mais dimanche n’a pas été aussi simple. J’ai fini la course avec les mêmes pneus pendant plus de deux heures. Ce n’était pas simple mais j’ai tout donné. »
