Philippe Boutron : « Je ne sais pas quand je pourrai remarcher »

Le pilote Philippe Boutron grièvement blessé lors de l’explosion d’un véhicule d’assistance du Sodicars Racing en amont du Dakar, a témoigné auprès de France Bleu Orléans, le partenaire média de l’équipe de foot qu’il préside. D’une voix qui montre son état de fatigue, Philippe doit subir une nouvelle opération et ignore quand il pourra retrouver l’usage de ses jambes ! Une affaire très complexe entamée depuis le 4 janvier, elle ne semble pas évoluer et pourtant, elle avance en toute discrétion afin d’apporter les réponses aux questions que se posent beaucoup de monde. Attentat contre qui ? Le Dakar ou la France ?

« Je ne sais pas quand je pourrai remarcher », témoigne sur France Bleu Orléans Philippe Boutron, grièvement blessé aux deux jambes. Le Parquet national antiterroriste (PNAT), a ouvert une enquête préliminaire le 4 janvier.

Rapatrié le 3 janvier de Djeddah, en Arabie saoudite, et aujourd’hui hospitalisé à l’hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), Philippe Boutron raconte le ‘choc’ de l’explosion : « La bombe a été mise sous le plancher et j’ai pris le plancher dans les jambes. » Le pilote est resté conscient après l’explosion avant d’être placé dans un coma artificiel de trois jours et d’être rapatrié en France.

« J’ai aujourd’hui deux greffes sur chaque jambe », ajoute-t-il et explique que « l’amputation a été évoquée ». Il s’estime cependant heureux car « la situation s’améliore », avant une troisième opération demain lundi. « Mes jambes sont sauvées et ça, c’est essentiel », se satisfait Philippe Boutron. « Je suis très bien entouré et j’ai eu énormément de messages de soutien et, je peux vous dire que pour le moral, c’est quelque chose de très important. »

Des négociations très difficiles tant diplomatiques que judiciaires sont en cours. Une équipe de la DGSI est à Djeddah depuis la fin de semaine dernière, lieu de l’explosion. Elle doit encore trouver le véhicule de l’équipe Sodicars Racing boursouflé par l’explosion et troué au niveau de l’aile avant gauche. Une affaire très compliquée à résoudre et pour laquelle la police saoudienne doit collaborée et donner son verdict sur les traces d’explosif sous le plancher du véhicule et visionner la vidéo prise par l’une des caméras de surveillance de l’hôtel Donatello où résidait l’équipe française visée. Cette vidéo a mystérieusement disparue… L’équipe Sodicars Racing a été entendue à Bordeaux dès son retour par des enquêteurs de la DGSI. Les membres de l’équipe ont remis des documents aux enquêteurs, en l’occurrence des photos de la voiture 4×4 après l’explosion… Laissons au temps, le temps de connaître la vérité !

Marie-France Estenave
Photo MFE

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