Rallye d’Andalousie : « Mon premier rallye-raid » par Lucas Delmas-Marsalet

Au demeurant, le débutant Lucas Delmas-Marsalet devait faire course commune avec Thomas de Saulieu. Pour des raisons administratives, le binôme se voyait démoli et c’est Papa Arnaud, un passionné de grands espaces qui suppléait le manquant sur le Andalousie Rallye.

Pour Lucas, ce premier rallye-raid fut synonyme de découverte, de jauge, de plaisir… de rouler chaque jour crescendo en tirant les ficelles de l’apprentissage au volant d’un Can-Am X3 du Quad Bike Évasion de Vincent Locmane basé dans le Poitou-Charente.

« J’étais habitué uniquement à des raids. Là, je viens de vivre quelque chose d’hallucinant, de surprenant et de passionnant. Mon premier rallye-raid. C’est une autre philosophie avec une pression du chrono. Il ne faut pas trop se la coller, sans quoi, on part très vite à la faute surtout sans expérience comme c’était mon cas… »

Le jeune Lucas discret et attentif, appliqué et réfléchi a vécu une grosse expérience : « partager cette expérience avec son père est un gros avantage. Papa (Arnaud) m’a transmis beaucoup de choses sur le sujet et le SSV est une machine qui se conduit avec beaucoup d’aisance. Ça part de suite en glisse. J’ai été émerveillé de voir aussi la fougue du public espagnol, il est vraiment passionné par les sports mécaniques. Un bonheur du départ à l’arrivée… »

Car, Lucas et Arnaud ont franchi l’arrivée non sans une certaine fierté car, terminer 17ème pour une première mérite un coup de chapeau !

Pour être complet dans l’apprentissage…
Sur les quatre étapes de ce rallye-raid, Lucas a tenu le manche à trois reprises. Dans l’avant-dernière spéciale, il le confiait à son père Arnaud : « c’était davantage pour acquérir de l’expérience car, je l’entendais grogner dans le micro de mon casque. De lui laisser le volant a été un réel plaisir, j’ai vu et compris quelques détails qui m’échappaient. Et dans le baquet de droite, j’en ai pris plein les mirettes et appris beaucoup de choses en termes de navigation. Échanger nos baquets ne fut que enrichissant. »

Le lendemain, dans l’ultime étape, Lucas a tenté de mettre en application tout ce qu’il avait accumulé la veille. « J’ai appliqué l’appel, contre-appel, je ne suis pas mécontent du résultat » reconnait Lucas en regardant son Papa.

Marie-France Estenave

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