Dakar Moto : Simon Marcic, en roue libre

Habitué du Dakar à la dure et des gros pépins, le pilote Slovène connaît un début de rallye moins mouvementé depuis le départ de Jeddah. Avec des contretemps et des petits bobos tout de même…

En toutes circonstances, Simon Marcic garde le sourire. Depuis sa première participation au Dakar, il a expérimenté à peu près toutes les péripéties imaginables, avec une capacité à les enchaîner et à les affronter, voire à les sublimer, qui dépasse l’entendement.

L’édition 2016 reste probablement son millésime le plus héroïque, alors qu’il était engagé pour la première fois en malles-moto et que la traversée de l’Argentine avait commencé à partir de la 3ème étape avec une épaule disloquée et un pouce cassé sur une mauvaise chute : « A partir de ce moment-là, je me suis accroché mais je n’ai eu que des problèmes et j’arrivais le dernier pratiquement tous les jours, dans la douleur », se souvient-il avec le regard que l’on porte sur un passé révolu, mais aussi avec fierté.

Sur le bivouac d’Al Qaisumah, le champion de Slovénie 2019 d’enduro profite bien davantage de son 7e Dakar et a particulièrement goûté l’étape 5, où les concurrents ont globalement souffert pour rejoindre l’arrivée. « Il y avait de tout sur cette spéciale, ça a commencé par beaucoup de cailloux et ensuite j’avais l’impression que les cordons de dunes n’allaient jamais s’arrêter », raconte-t-il en oubliant presque qu’il a encore connu quelques déboires. « Bon, je me suis lancé dans l’étape avec une roue arrière dans laquelle j’entendais déjà un bruit suspect et le pneu s’est totalement détruit dans la liaison finale. J’ai mis une heure et demie à faire les cinquante derniers kilomètres. »

La réparation a valu à Simon une petite heure de réparation à son arrivée au bivouac, mais son regret du moment se situe ailleurs : « Cette année, j’étais venu pour chercher un bon résultat dans la catégorie Original by Motul, mais j’ai assez lourdement chuté dans l’herbe à chameaux pendant l’étape 2 et je souffre encore au niveau des cervicales. Donc en ce moment je suis en 48ème position alors que je vise plutôt la 30ème place. »

Pour autant, l’heure n’est jamais à la complainte chez cet éternel optimiste, réjoui de poursuivre sa route sur un rythme qu’il estime presque confortable : « Avant, je dormais trois ou quatre heures par nuit sur le Dakar et depuis le début, c’est plutôt entre six et sept heures ! »

PUBLICITÉ

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*