Dakar/Mathieu Serradori : Quand David taquine Goliath…

Il a d’abord connu le Dakar à moto, lors de la première édition en Amérique Latine, en 2009. Un accomplissement en soi pour Mathieu Serradori, habitué à regarder les émissions liées au Dakar africain au côté de son grand-père. Derrière le poste, il appréciait les grands espaces et ces aventuriers prêt à défier le chrono dans le désert. Bien plus tard, une fois en piste, il apprend l’abnégation et le courage nécessaires pour tenir, comme lorsqu’il doit piloter pendant une semaine avec une blessure à l’épaule, lors de sa première carrière sur deux roues.

S’en suivent deux nouvelles participations où le motard parvient toujours à rallier l’arrivée. En 2011, il y rencontre un certain Fabian Lurquin, avec qui il tisse de solides liens d’amitié. Au point de s’engager ensemble en 2019, cette fois-ci au volant d’un buggy, et surtout de crever l’écran en 2020.

C’est en effet en Arabie Saoudite que le buggy CR6 du Sud-Africain Century Racing a réussi à exprimer son potentiel. À la fois sur la distance, en allant chercher la 8ème position du classement général final, et sur la performance pure. Le jour de la 8ème étape, Mathieu parvient à dominer les Sainz, Peterhansel et Al Attiyah sur une spéciale où il se montre aussi très fin navigateur pour s’imposer. Le chef d’entreprise varois dans le secteur de l’électricité devient alors le premier réel pilote amateur à remporter une étape du Dakar depuis Guy Delardrière en 1988. Le duo espère bien batailler à nouveau pour les premières places en 2021.

© MFE & Thierry Roy

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