FFSA GT Sainteloc Racing: Titre pour Guilvert-Michal et une première pole pour Adrien Tambay

Décidément, le circuit Paul Ricard offre toujours un final à suspense pour l’issue du championnat de France GT4. Ce fut encore le cas pour cette ultime manche, reportée de Lédenon vers le tracé varois de 3,8 km.

Fabien Michal et Grégory Guilvert, qui n’ont jamais masqué leur ambition de troisième et nouvelle couronne dans cette saison si particulière, avaient bien fait de construire une confortable avance au classement général. Car cette fois, ce sont les caprices de l’ABS, aux abonnés absents sur l’Audi #42, qui les a empêchés de terminer avec le brio espéré ces deux dernières courses.
Les quatre unités de marge conservées ont néanmoins suffi pour valider l’exploit historique d’être sacrés pour la troisième année, consécutivement de surcroit, depuis la création du GT tricolore. La performance n’est pas mince quand on voit la grande variété et l’extrême compétitivité du plateau.

Parallèlement, SAINTéLOC Racing termine vice-champion des Teams Pro-Am.

Fabien MICHAL / Grégory GUILVERT – Audi R8 LMS GT4 # 42
Dès les essais libres du vendredi, il était écrit que rien ne serait facile pour les leaders du championnat. Un bris de boîte de vitesses après quatre tours les privait de roulage pour la journée. Les mécaniciens étaient récompensés pour leur travail en soirée, Fabien et Greg se qualifiant tous deux 6ème au général samedi matin. Le soir, Fabien sauvait l’essentiel lors du départ en nocturne, après une touchette avec l’Aston Martin dont le violent crash causait la neutralisation. Lors de la relance, il était pointé 8ème. Malheureusement le dépassement d’un de ses équipiers disposé à lui libérer le passage était un tout petit peu prématuré. D’où une pénalité de ‘drive through’ un tour avant de revenir au stand pour le changement de pilote. Pointé 19ème après son retour en piste, Grégory était remonté au 15ème rang lorsqu’il n’a pu freiner à l’entrée du virage du Beausset. Le système ABS enrayé sur l’Audi #42 allait nécessiter deux arrêts au stand, et ôter tout espoir de point à l’arrivée.

Il en restait 23 de marge sur l’Alpine de Prost et Campbell, seule pouvant encore contester le titre en ce dimanche ensoleillé. Mais dès l’ultime départ, au freinage du premier droite, Greg sentait son ABS à nouveau défaillant, et ne pouvait éviter de pousser involontairement Nicolas Prost en tête-à-queue. L’Alpine allait renoncer après un autre accrochage, alors que Guilvert rentrait simultanément au stand, le diagnostic identique à celui de la veille impliquant cette fois l’abandon. La cause était entendue pour le championnat, car le succès de l’Aston Martin de tête ne pouvait plus que les ramener à 4 points de l’Audi R8 LMS bleue et blanche.

Eric DEBARD / Simon GACHET – Audi R8 LMS GT4 # 14
Le duo formé par l’Albigeois et l’Isérois restera celui de l’équipe ayant vécu un dernier week-end de course sans problème majeur, comparé aux quatre autres équipages.

Qualifié 19ème pour la course 1 nocturne, Eric est peut-être celui s’étant le mieux faufilé dans la bousculade du premier tour. Car l’Audi #14 était pointée rien moins qu’en 8ème position lorsque la voiture de sécurité libérait le peloton. Il était 12ème en fin de relais et Simon allait ensuite gagne une autre place, ce qui correspond à la 7ème en Pro-Am.

13ème sur la grille le lendemain, Gachet a bénéficié dans sa remontée des ennuis de certains concurrents et Debard s’est retrouvé d’abord 5ème, avant d’atteindre le drapeau à damier au 7ème rang, le 5ème de la catégorie.

Olivier ESTEVES / Anthony BELTOISE – Audi R8 LMS GT4 # 21
Après la neutralisation du début de la course 1, Olivier avait gagné cinq places. Puis trois autres avant de donner le volant à Anthony. L’Audi #21 progressait régulièrement jusqu’à la 9ème place et 5ème de catégorie, soit la mieux placée à l’arrivée de l’équipe, juste devant la #27 et la #14.

Moins de réussite en course 2 pour la R8 LMS blanche et verte, Anthony Beltoise bien parti de sa 9ème place de grille et occupant la 7ème, mais allait écoper d’un ‘drive through’ pour départ légèrement anticipé. Par la suite, Olivier Estèves allait terminer à la 13ème place en Pro-Am son dernier relais de la saison, sur les talons d’une Aston Martin.

Cyril SALEILLES / Adrien TAMBAY – Audi R8 LMS GT4 # 27
14e chrono en Pro-Am pour Cyril Saleilles en Q1, qui, depuis la 28ème place sur la grille de la course 1 nocturne, allait remonter en 23ème position. Dès lors, Adrien Tambay, déjà au top de sa forme dès les essais libres, puis ayant signé sa première pole en Q2 avec l’Audi #27, entamait une très belle remontée jusqu’à la 10ème place, la 6ème de la catégorie, avec une nouvelle fois le meilleur tour en course.

Exploitant idéalement sa pole position dimanche, Adrien allait clairement mener jusqu’à la fin de son relais, tout en surveillant son grand copain Jim Pla et sa Mercedes ne lui laissant aucun répit. Revenu au stand au maximum de la fenêtre de changement de pilote, cela permettait à Cyril repartir en tête. Hélas, il s’était remis en mouvement un infime instant trop tôt, pour une poignée de centièmes de seconde, et allait devoir observer un ‘stop & go’ dès la fin de son premier tour. Descendu au 11ème rang, Saleilles n’allait pouvoir sauvegarder des points en Pro-Am, une crevaison à l’arrière gauche l’obligeant à rejoindre le stand à trois tours de l’arrivée.

Jean-Paul BUFFIN / Arthur ROUGIER – Audi R8 LMS GT4 # 44
L’Audi #44 est la seule de l’équipe à n’avoir pu atteindre une arrivée lors de cette dernière manche, l’abandon survenant à chaque fois en début de premier relais. Jean-Paul Buffin devait renoncer après 7 tours en course 1, tandis que Arthur Rougier, qualifié 12ème pour la course 2, était victime d’un accrochage avec la BMW de Lessennes dès le 2ème tour.

En parallèle de ce troisième titre Pilotes et cette 2ème place chez les Teams, cette dernière manche a également été marquée par les performances de celui qui s’est montré l’un des tout meilleurs en piste. Confidences d’Adrien Tambay : « Ces derniers temps je n’ai pas roulé souvent, et je ne disputais pas d’autre championnat. De même l’Audi GT4 était une voiture nouvelle pour moi cette année. J’étais performant dès le début de la saison, mais le seul souci était de n’avoir jamais pu tout mettre ensemble lors de mes qualifications. A Magny-Cours on m’avait retiré mon meilleur temps pour un dépassement de piste, à mon sens non justifié, et à Albi Greg m’avait malencontreusement bloqué dans mon meilleur tour. En course, en revanche, j’ai signé des meilleurs tours comme à Magny-Cours ou Albi. Généralement j’avais un des meilleurs rythmes, mais en partant de derrière cela se voit moins. Personnellement j’ai mis un peu de temps à comprendre les pneus neufs en qualification avec la R8 LMS GT4. En course, sur un rythme de long relais, c’était toujours très compétitif.

« Là, ça s’est bien passé depuis le début du week-end. Dès qu’on entrait en piste on était devant. Et puis surtout pour la première fois la BOP était cohérente face à la Mercedes, qui avait un peu trop de puissance moteur jusque, avant ce dernier meeting. Son avantage aéro par rapport à l’Audi était compensé par le manque de vitesse de pointe. Pour moi c’est la BOP que l’on aurait déjà dû avoir avant.
« Mon équipier Cyril Saleilles a fait des progrès. Là il a fait une erreur qu’on aurait pu éviter au changement de pilote, quand il est reparti trop tôt du stand pour 1 dixième et demi ! On peut être déçu car il était plutôt dans le rythme, devant Beaubelique. S’il n’avait pas pris la pénalité, on pouvait espérer terminer dans le top 3 ou 4. J’espère que ça va finir par payer pour Cyril.
« C’était ma première saison complète chez SAINTéLOC Racing, mais je les connais depuis tellement longtemps que je me sentais déjà chez moi depuis le début. Car c’est grâce à l’équipe de Sébastien Chetail que j’ai gagné ma première course de Trophée Andros quand j’avais 19 ans. J’ai fait également un Rallye Monte-Carlo avec lui. Puis quelques courses ici et là quand je roulais en DTM, lorsque Audi m’avait placé en GT3. Et puis Seb’ me connait depuis que j’étais tout petit en karting, et il roulait dans la même équipe que moi quand j’étais en Junior.
« Même chose avec notre ingénieur Nicolas Drouelle, qui s’occupait de moi sur l’Andros. Là c’est du Pro-Am, il y a moins de pression, mais j’ai essayé d’amener mes compétences. C’est quand même sérieux et c’est comme ça qu’on progresse. Il y a un bon équilibre dans l’équipe avec le fun, et tout le monde s’entend bien. Il n’y a pas un seul problème d’égo entre les cinq équipages. En tout cas je suis prêt à recommencer … »

Communiqué,

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