Dakar/Giniel de Villiers: « J’ai toujours la faim de gagner ! »

Le Sud-Africain Giniel de Villiers © DR

C’est bien simple, en quinze participations au Dakar, Giniel De Villiers n’a jamais abandonné. Mieux encore, il n’a fini qu’une seule fois en dehors du Top 10 (en 2007), a accumulé 14 victoires d’étapes et a surtout remporté le rallye en 2009 (avec VW sur Touareg), faisant de lui le premier à s’imposer en terre sud-américaine.

La 40ème édition du Dakar l’an dernier lui a permis de remonter sur le podium du Dakar pour la huitième fois de sa carrière, s’offrant une belle troisième place derrière Carlos Sainz (Peugeot 3008 DKR) et Nasser Al Attiyah (Toyota Hilux).

Elément majeur du Team Toyota Gazoo à forte identité sud-africaine, il a décidé de retourner aux sources, participant et remportant les deux dernières éditions du championnat d’Afrique du Sud tout-terrain, en plus des habituels rallyes du Qatar (abandon) et du Maroc (abandon). Le pilote de 46 ans, passionné de cyclisme, a également passé beaucoup de temps sur son VTT, participant à des épreuves par étapes pour parfaire sa condition physique. Dans le Toyota Hilux, De Villiers sera à nouveau en compagnie de Dirk Von Zitzewitz. Le copilote allemand délaissera un temps son buggy SxS Yamaha avec lequel il a terminé 3ème de la Baja Portalegre en compagnie d’Andrea Mayer (l’épouse de Stéphane Peterhansel) et qu’il compte bien à nouveau piloter en 2019 avec l’objectif de remporter la coupe du monde des Bajas. En attendant l’objectif du duo sur le Dakar est clair : s’offrir un nouveau sacre.

Giniel de Villiers : « J’ai grandi dans une ferme et je faisais la course avec tout ce que je trouvais. Cela a commencé à 4 ans dans un kart à pédale. Mon père adorait les sports mécaniques et il m’a transmis le virus. C’est ensuite sur piste que j’ai débuté, notamment en tourisme avant de passer au tout-terrain. Nous ne pouvons nous satisfaire de la troisième place de l’an dernier. Nous voulions gagner. Mais face à l’écurie Peugeot, une vraie équipe ‘usine’ comme j’en ai connu chez Volkswagen, il n’y avait pas grand chose à faire. Nous avons tout de même été compétitifs et sans des soucis de pneus nous aurions pu faire mieux. La problématique des pneus sera réglée, tout comme les soucis de suspensions que nous avons connu au Maroc. Maintenant nous ressentons la pression d’une possible victoire. Nous avons une réelle chance de nous imposer. Nous sommes au niveau des Minis mais le retour surprise de Loeb dans une Peugeot fait que c’est lui le favori. Le fait de disputer le rallye intégralement au Pérou est une bonne nouvelle car beaucoup de choses peuvent se passer. L’an dernier, lors des 5 étapes au Pérou, il y avait des bouleversements tous les jours. J’adore quand c’est compliqué et pas juste ‘à fond’. J’ai en tout cas toujours la passion, sinon je ferais autre chose. Etre dans la bagarre procure des sensations incroyables. J’ai toujours cette faim et cette volonté de gagner. »

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