Silk Way Rally Etape5: Une étape difficile sans visibilité

Eugénio Amos © DR

5ème étape : Astana – Semey
Liaison : 173,93 km – Spéciale 1 : 484,47 km – Liaison : 191,17 km – Total : 849,54 km

Après la capitale du Kazakhstan, le rallye s’enfonce dans la steppe et arrive à Semey. La petite ville kazakhe a une triste histoire car elle fut le centre des essais nucléaires de l’Armée soviétique qui balança pas moins de 468 explosions dont 125 à l’air libre à quelque 150 km dans la steppe. Fiodor Dostoïevski fut envoyé à Semey durant 5 ans… mais aujourd’hui, la petite ville compte un théâtre à son nom et six universités.

 

Pour les concurrents, avec cette spéciale, commencent les difficultés car si le début se roule sur des collines, très vite, certaines portions de pistes sont rapides, les ornières laissées par les gros tracteurs de ferme sont profondes et nombreuses. Pas facile donc, pour les autos, de passer vite, le terrain est bien plus propice aux camions et à leurs grandes roues.

Les navigateurs non plus ne sont pas à la fête avec les pistes parallèles qui s’écartent facilement du road book. Une autre difficulté à la clef : peu de cap sont donnés par le traceur car l’organisation donne la trace aux concurrents sur une clef USB et donc, c’est au copilote à travailler le soir….

Et pour couronner le tout, les averses et orages de jours passés ont obligé les ouvreurs à refaire 17 pages de modifications du road book afin de contourner les différents passages de boue.

Après une magnifique quatrième spéciale dans la boue et une troisième place avec le Buggy 2WD, Eugenio Amos et Sébastien Delaunay connurent une journée difficile et se classèrent aujourd’hui en 14ème position au classement provisoire de l’étape, à 45’03 de Després/Castera vainqueurs, et 8e au classement général provisoire. « En fait, le Buggy 2WD a super bien marché, raconte Eugenio Amos, et tout est impeccable du côté de la mécanique. Aujourd’hui, c’est moi qui n’étais pas en grande forme… En fait, je n’aime pas quand je ne vois pas ce qu’il y a devant car j’ai peur de commettre une erreur et de me faire mal. Je sais que je pourrais rouler plus vite mais si je n’ai pas la visibilité, je n’y arrive pas… Il me manque probablement du métier car ce n’est que ma sixième course, mais c’est ainsi. En plus, je n’ai jamais passé autant de temps dans une voiture… Les étapes sont vraiment très longues. Ceci dit, je suis content de n’avoir pris que 45’ du vainqueur et d’être 8ème au Général ! »

Judith Tomaselli,

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