FFSA GT Dijon: Ayari-Tardif, des performances sans résultat

Soheil Ayari et Nicolas Tardif © Patrick Hecq

Après une première étape à Nogaro en demi-teinte suivie de celle de Pau marquée par un podium, le duo Ayari-Tardif est arrivé en Bourgogne avec des espoirs et une interrogation : comment allait se comporter leur Ginetta G55 en course, sur ce circuit offrant l’une des plus longues lignes droite de la saison ?

 

A l’image de Nogaro, a tracé comparable, la voiture anglaise version 2017 a encore un peu souffert – certes moins que dans le Gers en raison du gain de puissance décidé après Nogaro – du manque de V-Max (vitesse maxi). Les performances, elles, sont bien présentes mais l’équipage n’en a pas profité comme il l’aurait dû.

Aux essais libres du vendredi, Soheil Ayari et Nicolas Tardif se montrent dans le bon tempo sur piste sèche comme humide. Le lendemain matin, Nicolas signe le 7ème chrono de sa séance d’essais qualificatifs, pour la Course 1 (samedi 1er juillet). Au départ de celle-ci, sur une piste humide, l’équipier de Soheil gagne rapidement deux places, puis une nouvelle un peu plus tard, gérant parfaitement une piste piégeuse et un peloton très animé. Il passe le volant à Soheil en 4ème position, avec l’espoir de remonter encore dans le classement car le leader pointe à seulement 4 ».

Mais quand Soheil regagne la piste sa Ginetta n’a plus d’assistance électronique (traction-control et ABS) et en bout de ligne droite il bloque ses roues, traverse le bac et perd une dizaine de places. Il adapte son pilotage à ce manque, sur un asphalte détrempé, et retrouve son rythme petit à petit en gérant les accélérations et les freinages de l’auto sans assistance. Il remontera quelques places et bouclera cette première course 14ème.

Dans la Course 2, le pilote d’Aix-les-Bains et le Team CMR misent sur une piste séchante lors des qualificatifs, et tentent un coup de poker en passant les pneus slicks. Le timing des essais est un peu trop court et il manque à Soheil deux tours pour pouvoir profiter davantage de ses gommes slicks. En délicatesse sur une piste encore partiellement mouillée, la sanction est très lourde : 23ème temps.

Le dimanche après-midi, il parvient à gagner plus de 10 places, transmettant le relais à Nicolas Tardif en 12ème position. Une majeure partie de ses dépassements se font en prenant beaucoup de risques dans les enchaînements rapides du circuit, et aucun en ligne droite. « Mon relais était très sympa, mais compliqué aussi. Nous avons une très bonne auto en courbe et au freinage, et mes temps au tour sont corrects. Mais en course, même à l’aspiration sur près d’un kilomètre de ligne droite il n’y a rien à faire, nous scrutons les rétros pour voir si derrière une Porsche, une BMW ou même ou une Ginetta ancienne génération ne vont pas nous déboiter » a commenté Soheil un brin dépité. Nicolas Tardif poursuivait ses performances de la veille, cette fois sur piste sèche, en allant chercher la 7e place de l’épreuve.

Prochain meeting du 8 au 10 septembre sur le Circuit Nevers Magny-Cours.

Sassan Ayari,

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