Dakar Etape 11: Paroles de Pilotes

Cyril Despres © Red Bull

Victoire pour Antoine Méo à moto, pour Nasser Al Attiyah-Matthieu Baumel en auto au terme d’une 11ème étape de ce 38ème Dakar, des plus tumultueuse. Comme l’arrivée à la ‘ficelle’ de Sébastien Loeb victime d’un cardan à 2 km de l’arrivée et que confraternellement Cyril Despres en Saint-Bernard a dépanné rapidement !

 

Une journée qui conforte Toby Price et Stéphane Peterhansel-Polo Cottret à la tête de l’épreuve dans leur catégorie respective. Demain, une 12ème étape qui sera assurément bien plus calme et qui devrait posséder peu de franchissement voire pas du tout devrait permettre aux deux leaders de se mettre définitivement à l’abri avant l’arrivée qui sera jugée à Rosario Samedi.

AUTO/Cyril Despres : « Une journée épuisante, des coups de volant et des coups de frein dans tous les sens… j’ai un peu les genoux en compote. On a essayé de garder un bon rythme, en voyant la poussière de Stéphane Peterhansel au loin devant nous. On a continué à rouler et à 20 km de la fin on a arraché un tuyau de gonflage, donc a roulé plus tranquillement. A 5 kilomètres de l’arrivée, Seb nous a dépassés, puis s’est arrêté à un kilomètre et demi après avoir cassé un cardan avec un caillou. Perdre 10 minutes à faire de la mécanique à ce endroit-là, ça ne servait à rien. Alors il a sorti la sangle et il m’a dit « tu m’aides ? » Bien sûr que je l’aide, on ne va pas laisser une Peugeot derrière nous, quand même. On commence à économise la voiture, les pneus, ne pas faire de bêtise. L’objectif c’est toujours Rosario. Si je n’avais jamais gagné d’étape de ma vie sur le Dakar, peut-être que j’irai en chercher une, mais je l’ai déjà fait. »

AUTO/Nasser Al-Attiyah : « C’était une étape très longue, très chaude… J’ai attaqué de bout en bout et je suis content de gagner la spéciale. On a fait les derniers kilomètres avec l’arbre de transmission avant cassé. On avait seulement deux roues motrices mais cela ne nous a pas handicapés car les Michelin étaient très bien. On n’a pas crevé. C’est difficile de mettre désormais la pression sur Peterhansel mais je dois défendre ma position sur Giniel. On a une vingtaine de minutes d’avance, je suis plutôt content. »

AUTO/Sébastien Loeb : « A 2 km de l’arrivée au bout de 440 km de spéciale, on a un cardan qui a pété. Ce qui tombait bien, c’est qu’on venait de doubler Cyril 3 km avant, qui s’est gentiment arrêté et qui nous a tractés. Sinon on serait encore en train de changer le cardan, mais là on termine tout de même dans un temps correct. En début de spéciale, j’ai perdu du temps parce que je n’arrivais pas à doubler Nani, mais à la fin ça a bien roulé. L’apprentissage, je pense que ça ne s’invente pas. Rouler vite je sais faire, mais tirer des caps, rouler dans des broussailles, c’est assez nouveau pour moi. Aujourd’hui on était beaucoup dans du hors-piste aussi, avec moins de sable mais beaucoup de rios, mais ça s’est bien passé. L’étape était longue, cassante pour les voitures, mais je suis content de l’avoir terminée. »

AUTO/Stéphane Peterhansel : « Avec 430 km, assez compliqués en navigation et avec du fesh-fesh, des rios, et en plus un vrai labyrinthe dans le final, on est forcément stressés. On écoute tous les bruits de la mécanique, on fait attention à toutes les reprises d’adhérence pour ne pas endommager une pièce dans la transmission. Un problème mécanique peut nous mettre sur le carreau. Quand on est arrêté sur la piste, notre avance ne nous sert plus à rien. Le rallye-raid, c’est des rebondissements. Une seule mauvaise journée sur un Dakar, et on peut revenir l’année prochaine. »

MOTO/Toby Price : « On a encore fait une bonne journée. Je suis parti en troisième position, et après 180 km je me suis retrouvé devant. J’ai mené par la suite, mais les cinquante voire quatre-vingt derniers kilomètres ont vraiment été compliqués. Il faisait très chaud, on manquait d’air… C’était une étape difficile, et je suis content d’avoir rallié l’arrivée. On se rapproche, mais la victoire est encore loin. L’important, c’est de franchir la ligne lors de la dernière étape. C’était dur aujourd’hui sur la moto à cause de la chaleur, mais la machine est ok. Meo a fait un très bon temps, c’est bien pour le team. On verra où en est le classement quand tout le monde sera là car il y a des gars qui se sont perdus, les positions peuvent changer. »

MOTO/Pablo Quintanilla : « La journée a été très fatigante. Au départ j’ai appuyé au maximum jusqu’au refueling. J’ai repris pas mal de temps aux meilleurs. Mais au refueling j’ai commencé à avoir des problèmes avec la roue arrière. Et j’ai dû baisser de rythme. La fin de la spéciale était très dure. Il y avait beaucoup de pierres, des passages d’eau aussi. C’était dangereux. L’étape était très exigeante. Je suis content d’en avoir fini. On verra demain comment ça se présente. Il reste encore beaucoup de kilomètres. Je vais rester concentré, ne pas céder à l’émotion. »

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