Un plateau de bolides tout simplement exceptionnel, un tracé qui a su conserver son authenticité, une météo parfaite et plus de 20 000 spectateurs présents, tous les ingrédients étaient réunis pour faire du 61e Grand Prix de l’Age d’Or un événement de qualité ! Ajoutez des courses d’une rare intensité, et vous obtenez un spectacle qui a conquis un public plus passionné que jamais…
Durant trois jours, pilotes, collectionneurs et spectateurs ont célébré l’histoire de la compétition automobile sur l’un des circuits les plus emblématiques de France. Des GT et prototypes d’endurance des années 50-60 aux mythiques voitures de tourisme et d’endurance des décennies 1970 à 1990, le spectacle n’a cessé d’animer l’asphalte bourguignon.
Cette 61ᵉ édition a également été marquée par le retour des Formule 1 historiques en démonstration, offrant au public une plongée dans une époque où les monoplaces à moteur V12 faisaient vibrer les circuits du monde entier. Les visiteurs ont également pu profiter des nombreux clubs et collectionneurs présents avec plus de 600 voitures exposées, des gridwalks organisées tout au long du week-end, ainsi que des nombreuses animations du village.
Dijon-Prenois, les pilotes adorent ! Il est vrai que le tracé bourguignon est taillé pour les courses de voitures anciennes. Dès samedi, le ton était donné avec trois premières épreuves passionnantes. A commencer par le Sixties Endurance, qui, une fois n’est pas coutume, ouvrait le bal. Si les Shelby Cobra et Cobra Daytona Coupé semblaient tenir le bon bout, c’est une Jaguar E-Type qui a surgi au bout des 120 minutes, James Thorpe et Phil Quaife profitant de l’agilité de leur félin dans les parties plus techniques pour conserver l’avantage sur Saif Assam et Andrew Jordan (Cobra). Maxime Guenat et Guillaume Mahé (Cobra Daytona Coupé) héritaient d’une pénalité de 30 secondes les privant de podium général.
Longue de 90 minutes, l’épreuve de la 2.0L Cup a comme de coutume été indécise jusqu’au bout. Elle a abouti à une autre victoire britannique, avec Matt Holme et Andrew Jordan qui ont pris le meilleur sur un James Turner très bien accompagné par un certain Emanuele Pirro ! Avec Jan Hunger et Christian Albrecht, trois équipages de la catégorie Gentlemen trustaient les trois premières places. Magique…
La première course du Gentlemen Challenge voyait Luc-Pierre Verquin (Lister Chevrolet Knobbly) l’emporter avant d’encourir une pénalité, ce qui offrait la victoire à la redoutable Lotus 15 de Serge Kriknoff, lauréate devant la Lister Jaguar Costin de John Spiers et Nigel Greensall. Dimanche après-midi, Kriknoff mettait un point d’honneur à s’imposer à la régulière face à Verquin d’une part, Spiers et Greensall de l’autre.
Les voitures de tourisme ont ouvert le bal dimanche matin, sous un franc soleil. La course Heritage Racing Cup 1 était marquée par une domination d’Armand Mille (Ford Capri RS3100), qui s’imposait devant les BMW 3.0 CSL de Dominique et Maxime Guenat d’une part, Olivier et Emile Breittmayer de l’autre. Une affaire de famille, la Le Mans Classic Series !
On retournait dans les années ’60 avec le Classic Touring Challenge, dans la foulée d’une impressionnante parade réservée aux Ford Mustang. Et c’est une… Mustang qui avait le dernier mot, Reinier van Abbe, secondé par un excellent Kevin Abbring, s’imposant devant la Ford Cortina Lotus d’Ivan Petev Ivanov et Ed Morris, et la meilleure des Alfa Romeo Giulia Sprint GTA, celle des frangins Max et Andrew Banks.
Au terme d’un nouveau Grid Walk plus populaire que jamais, l’impressionnant plateau du Classic Endurance Racing 1 ouvrait les réjouissances de l’après-midi. Armand Mille s’imposait pour la deuxième fois de la journée, cette fois au volant d’une Lola T70, prenant le meilleur sur Jan Magnussen et Chris Ward, avec un bolide similaire. Les frères Banks s’illustraient une nouvelle fois, complétant le top 3 avec leur superbe McLaren M6B Can-Am ! A noter que Claudio Roddaro a longtemps pointé dans les hautes sphères du classement avec une certaine Porsche 917 K… Le public a apprécié…
Deuxième temps fort de la journée, les 60 minutes du Classic Endurance Racing 2 ont été marquées par une foire d’empoigne entre des protos Lola de différents types. Attaqué de toutes parts en début de course par un Jan Magnussen faisant fi de la motorisation 2 litres de sa monture, Stéphane Nguyen prenait l’avantage pour s’imposer devant Maxime Guenat, dont la Lola T286 a fini le week-end en trombe, et le duo Magnussen-Ward. Mais quel niveau de compétition !
La course de l’Heritage Touring Cup 2 a longtemps été dominée par la Ford Sierra Cosworth RS500 de Max Goff… qui finissait par se retirer suite à un coup de chaleur. C’est une autre Sierra RS500, celle de David Tomlin, qui l’emportait devant les BMW M3 E30 de Tim Abbott et Darren Burke d’une part, Jean-Luc Blanchemain de l’autre. Bas Jansen et Andrew Newall imposaient leur BMW 635 CSi dans le Groupe A1.
Le Mans Classic Series poursuit sa saison avec son prochain rendez-vous très attendu : Le Mans Classic Legend, qui se tiendra du 2 au 5 juillet sur le mythique Circuit des 24 Heures du Mans. Un événement à ne pas manquer !
