Morocco Desert Challenge Étape 5 : Merzouga, les voilà !

ES 5 – 270 km – Oum Jrane / Merzouga

La cinquième étape fait partie des classiques de tout rallye-raid puisque la caravane a posé ses valises pour deux jours à Merzouga. La spéciale d’aujourd’hui (mercredi) devait combler tous les concurrents, selon l’organisateur : « c’est l’une des plus belles étapes du Morocco. »

Les 50 premiers kilomètres sont un peu compliqués à parcourir, avec plusieurs dangers de niveau 1 et 2, le reste du parcours est magnifique. De grandes plaines sablonneuses près de Marabout, un canyon, M’Harech, la traversée sur 10 km dans les dunes de l’Erg Ouzina, des pistes sinueuses et ensablées, puis direction les dunes de Merzouga pour un grand plaisir de franchissements.

Le bivouac est installé sur le parking de l’hôtel Kasbah Yasmina, situé au pied des dunes. La magnificence du coucher de soleil garantit un spectacle à couper le souffle !

Au briefing, Gert Duson avait annoncé que les hélicoptères n’avaient plus les autorisations pour survoler à proximité de la frontière algérienne. Sur une quinzaine de kilomètres, les concurrents devaient rouler beaucoup moins vite pour éviter tout incident, conseillant de ne pas dépasser les 130 km/h, comme sur les autoroutes françaises.

Par mesure de sécurité, pour pallier cette absence sécuritaire, plusieurs ambulances et des médecins furent positionnés aux points stratégiques de ce tronçon. La question fut posée à tous les concurrents : « Etes-vous d’accord pour accepter ce contretemps ou nous annulons les deux dernières spéciales ? »

L’ensemble des concurrents a voté pour le maintien des deux journées afin que la course se poursuive malgré cette absence uniquement sur ce tronçon.

Pour pallier à ce manque, l’organisation a décidé de raccourcir l’étape à 95km pour les motos. Plus prudent ont pensé certains d’entre eux, dont les Français. Ce qui brouille le plan de Julien Dalbec (#105), 2è au classement général avec un peu plus d’une minute de retard sur le leader. « Ces 95 km ont été d’une beauté incroyable. Il y avait de tout : des cailloux, des paysages magnifiques et de la piste rapide qui m’a permis de partir en glissade à plusieurs reprises » a déclaré le pilote français.

En auto, comme prévu, on retrouve les mêmes devant : des pilotes qui ont l’habitude de jouer dans le sable et qui aiment le provoquer. Le couteau entre les dents, les protos ont glissé comme des patineurs sur le sable fin mais porteur.

Les premiers rentrent au bivouac avec le sentiment du travail accompli. Certains équipages, ne sont pas beaux à voir, couverts de poussière avec du sable partout. Les durillons aux mains témoignent des passages où les pilotes se sont accrochés au volant pour franchir les dunes.

Ces deux jours à l’hôtel permettent de surmonter la fatigue et de récupérer dans cet endroit magique.

Chercher une aiguille dans une botte de foin !
Roland Perret – SSV Polaris RS1 (#246) : Il est seul dans son véhicule, de ce fait, la navigation est un peu plus compliquée aux changements de cap et des dangers. Après avoir roulé sur une autre épreuve à deux, il a fait ce choix. Il ne rentre pas toujours de bonne heure, mais il termine dans les temps.

Lundi dernier, Roland a vécu une histoire incroyable : « Au CP2, j’avais une envie pressante, ce qui arrive parfois. Je pose ma banane à côté de moi. Ce qui devait arriver, arriva. Je remonte dans mon véhicule sans penser un instant que la banane était restée sur place. En arrivant au bivouac, je me rends compte de mon étourderie.
« Bien entendu, dans celle-ci, il y avait tous mes papiers (passeport, permis de conduire, Carte bancaire et mon argent liquide). L’organisation arrive à joindre le camion-balai, qui se dirige alors vers le fameux point du CP2. Après bien des recherches, le chauffeur jette l’éponge avant la tombée de la nuit.
« Au petit matin, je décide avec ma fille Élisa de partir à sa recherche et, nous nous dirigeons à l’aide du GPS vers le fameux CP2. À force de ratisser le sable, nous avons fini par la retrouver sous le sable, parce qu’un petit bout de bleu dépassait. »
Une histoire qui finit bien. Rassuré, Roland a pu s’endormir sous la voûte étoilée au pied des dunes de Merzouga.

Classement ES5
Force est de constater que les Hollandais dominent toutes les catégories.
Moto 1 : Dennis Verswijver (NLD) – Husqvarna 450 (#124), 1h09’53 (NLD)
Auto 1 : Mitchel Van Den Brink / Bart Van Heun (NLD) – Hilux Overdrive T1+ (#301), 3h26’46
SSV 1 : Gert Huzink / Hugo Kupper (NLD) – Can-Am (#203), 3h49’03
Camion 1 : Kay Huzink (NLD) – Iveco De Rooy (#501), 3h43’29

Retrouvez tous les classements : www.moroccodesertchallenge.com

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