Silk Way Rally: Astrakhan, capitale du rallye-raid

Vladimir Chagin et Nasser Al-Attiyah © DR

« Soyez les bienvenus à Astrakhan, capitale du Rallye-Raid… », c’est par ces mots que Vladimir Chagin, Directeur de l’épreuve a accueilli les équipages de ce Silk Way Rally 2018. C’est en effet au cœur du delta de la Volga, bordant la Mer Caspienne que l’épreuve s’apprête à écrire le 8ème chapitre de son histoire. Entre Astrakhan et Moscou, 7 étapes sur près de 3.500 kilomètres, dont les deux tiers disputés sous le chrono.

D’ici au grand départ de samedi, le compte à rebours est officiellement lancé avec, au programme, deux journées de vérifications administratives et techniques, ces jeudi et vendredi, sur le site grandiose de l’Opéra et du Théâtre d’Etat d’Astrakhan.

Vérifications, mode d’emploi
Venus des quatre coins du globe, les premiers équipages et leurs teams d’assistance se présentent, depuis le début de l’après-midi au comptoir des vérifications administratives (licences, enregistrements des véhicules, permis de conduire etc.), tandis que les voitures et camions de course sont soumis à une batterie de tests et de contrôles techniques et d’équipements de sécurité, en accord avec la règlementation imposée par la FIA en matière de rallyes tout-terrain. Des fiches médicales des équipages et des teams au contrôle technique des véhicules, en passant par les diverses modalités administratives, le rituel paraît immuable avant d’affronter l’une des courses le plus exigeantes au monde…

La sécurité avant tout !
Sur le Silk Way Rally, comme sur les autres grands rallyes internationaux la priorité absolue est donnée à la sécurité. C’est pourquoi chaque véhicule en course est équipé d’un Iritrack. Ce boîtier de géolocalisation par satellite permet de suivre en temps réel la progression de chaque véhicule, mais également de signaler toute forme d’incident. Idem pour les véhicules d’assistance, d’organisation et de presse empruntant le parcours routier, qui sont munis du système Tripy, à la fois GPS et road-book digital agissant telle une boîte noire.

Shakedown jusqu’au… lever du jour
Afin de permettre aux concurrents d’effectuer un galop d’essai et de procéder aux ultimes réglages avant le départ, l’organisation du SILK Way Rally a mis sur pieds un shakedown à une trentaine de kilomètres d’Astrakhan. Tracé en ligne sur environs 7 km sur une piste sablonneuse longeant la Volga, les principaux ténors des catégories autos et camions se sont offert ce parcours d’échauffement avec quelques passages spectaculaires, pour les camions du Team Kamaz-Master et la Toyota Hilux Overdrive de Nasser Al-Attiyah et la Peugeot 3008 DKR Maxi de Harry Hunt, suivis cet après-midi par les Mini John Cooper Works de Nani Roma et Yazeed Al Rahji…. A l’arrivée, au village de Rassvet (lever du jour, en Russe), aucun problème majeur à signaler.

Podium de départ ce vendredi à 20h00 (GMT+4)
Tandis que la première journée de vérifications touche à sa fin sur le site de l’Opéra et Théâtre d’Etat d’Astrakhan, où deux tiers des équipages sont d’ores et déjà parés au départ, le parc fermé se remplit progressivement. Tous ont vue sur l’impressionnant podium de départ dressé face au bâtiment, entre deux fontaines majestueuses. C’est là dans ce cadre incroyable que les concurrents graviront, ce vendredi dès 20h00 (18h00, heure française), le podium de départ pour le lancement officiel et cérémonial de cette 8e édition du Silk Way Rally.

LE SAVIEZ-VOUS ?
Astrakhan, le pays de l’or noir…
Ancienne capitale des empires khazar et tatar, Astrakhan est une étape essentielle entre l’occident et l’orient, sur l’ancienne Route de la Soie. La ville est aujourd’hui une porte d’entrée vers le delta de la Volga, au bord de la Mer Caspienne, connue pour ses eaux fertiles en œufs d’esturgeon. Après la fourrure, très prisée au cours de siècles, c’est donc le caviar qui, depuis des lunes, fait la réputation de la région. Le nouvel or noir, dont la production a fondu comme neige au soleil au niveau mondial ce 20 dernières années et dont le prix du marché officiel varie, selon les variétés, entre 1.300 et 3.500 dollars/kg, n’est pourtant pas le seul à faire la réputation de la cité abritant le deuxième Kremlin de Russie, bâti à l’initiative du Tsar Ivan IV, mieux connu sous le nom d’Ivan le Terrible. La plus multiculturelle des cités russes ne cache pas ses joyaux hérités du passé. Forgée au gré des conquêtes cosaques et tatars, la ville évoque également en bien des points la magnificence de l’époque de Gengis Khan et de sa célèbre Horde d’Or…

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