24 Heures du Mans: La Journée Test, à quoi ça sert ?

Plateau composé d'une trentaine de monoplaces

Les 60 concurrents de la 86e édition des 24 Heures du Mans prendront la piste, dimanche, à l’occasion de la Journée Test. Comment les équipes vont-elles mettre à profit cette journée d’essais ? Est-ce une répétition générale avant la course ? Eléments de réponse avec Michaël Bimont, chef mécanicien de l’Alpine A470 – Gibson #36 de l’équipe Signatech Alpine Matmut, et Neel Jani, victorieux dans la Sarthe en 2016 avec Porsche et désormais pilote de la Rebellion R13 – Gibson #1.

 

La Journée Test marque réellement le début des 24 Heures du Mans. Les 60 équipes qui prendront le départ des 24 Heures du Mans samedi 16 juin à 15 heures vont profiter de ces essais libres pour préparer la course. Mais pas uniquement. « La Journée Test permet aux pilotes de reprendre la piste en main, explique Michaël Bimont, chef mécanicien de l’Alpine A470 – Gibson #36 de l’équipe Signatech Alpine Matmut. C’est aussi l’opportunité de travailler sur la voiture et que tous les membres de l’équipe entrent dans le rythme des 24 Heures du Mans. Globalement, lors de cette journée, nous travaillons notamment sur les réglages de la voiture ou les changements de pilotes. C’est vraiment une répétition générale. »

Dimanche à 9 heures, lorsque les voitures prendront la piste, la plupart n’effectueront qu’un seul tour et rentreront aussitôt dans leur stand. Mais pourquoi ? Michaël Bimont répond : « Nous faisons d’abord un tour de reconnaissance pour vérifier qu’il n’y a pas de fuite sur la voiture, que la position du pilote est bonne ou que le moteur et la boîte de vitesses fonctionnent bien avant de nous attaquer à la partie réglages. »

Au sein de l’équipe Signatech Alpine Matmut, le programme de dimanche est déjà établi et connu par les membres de l’équipe. « Nous allons imprimer un planning sur lequel figurent toutes les interventions, les différents passages des pilotes au volant de la voiture, ce que nous allons utiliser comme pneumatiques ou encore les différentes hauteurs de caisse que nous allons tester. Nous réfléchissons à tout cela bien avant », précise le chef mécanicien.

La Journée Test des 24 Heures du Mans offre huit heures de roulage aux équipes. Une grande valeur comme le confirme Michaël Bimont : « Tout temps de roulage au Mans est précieux, on le prend. Cela nous permet de faire progresser et évoluer la voiture dans le bon sens. »

Si Signatech Alpine Matmut peut profiter des donnnées déjà récoltées l’an passé aux 24 Heures du Mans pour peaufiner les réglages de l’Alpine A470 – Gibson, l’équipe suisse Rebellion Racing repart d’une feuille blanche avec la nouvelle Rebellion R13 – Gibson, prototype LMP1 non-hybride, comme l’indique Neel Jani, ancien pilote officiel Porsche de retour chez les Helvètes. « Il y a toujours beaucoup de systèmes électroniques à tester. Le Mans est une piste particulière par rapport à ce que l’on connaît le reste de l’année. Nous allons commencer à travailler sur les réglages et continuer à apprendre cette auto qui est toute nouvelle. Nous travaillerons aussi sur les pneus, les barres antiroulis, les suspensions, les freins, les ressorts pour nous assurer que tout fonctionne bien sur la voiture et que l’adhérence est bonne. »

La journée de dimanche s’annonce d’ores et dejà chargée pour toutes les équipes. Cerise sur le gâteau, les pilotes vont bénéficier d’une piste sèche et d’une température clémente. En effet, le mercure devrait grimper jusqu’à 28°C. Tout est donc réuni pour faire de la Journée Test une réussite !

Mickael Choplin,

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