ELMS/N. Nato: Victoire et record du tour au Castellet !

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Performances de pointe aux essais sur piste mouillée, résultats parfaits en course, entente optimale avec ses coéquipiers, intégration immédiate dans sa ‘nouvelle’ écurie, Norman Nato a marqué de la plus belle manière son entrée en Endurance ce week-end à l’occasion des 4 Heures du Castellet.

 

Norman Nato a réalisé une belle performance sportive ce week-end à l’occasion de la première course de la saison ELMS 2018, les 4 Heures du Castellet : victoire et record du tour. Une prestation lumineuse pour le Français qui découvrait le Sport Prototype, discipline qui l’accueille cette saison après ses années en monoplace.

Norman attaquait ce nouveau défi avec son ancienne écurie de GP2, Racing Engineering, désormais engagée en European Le Mans Series. Nouvelle discipline, nouveau type de voiture –un prototype Oreca à moteur Gibson, pilotage en équipage, Norman abordait ce premier rendez-vous 2018 avec beaucoup d’appétit mais aussi de la prudence face à un challenge inconnu. Depuis dimanche soir, retenue et questions ont disparu : Norman est aussi performant dans le cockpit d’une Sport Prototype qu’au volant d’une F2 !

« Remporter la première course d’une discipline que l’on découvre, en réalisant à la fois le tour le plus rapide en course et la meilleure moyenne des tours les plus rapides, après avoir fait les meilleurs chronos en essais sur piste mouillée est un scénario idéal. J’ai, en trois jours, découvert une voiture, une discipline, le plaisir de la course en équipage et celui du succès collectif. Bref, le meilleur de ce que peut offrir le sport automobile ! J’étais pourtant arrivé sur la pointe des pieds…

« Lorsque Racing Engineering m’a proposé de disputer avec eux cette saison le championnat ELMS, j’ai accepté avec enthousiasme car j’aime ce type de challenge et que j’avais plaisir à le relever avec cette écurie pour laquelle j’ai gagné en GP2. Mais l’envie n’est pas tout ! Un Proto n’est pas une monoplace et les courses de monoplaces de quelques dizaines de tours n’ont rien de commun avec des épreuves de 4 heures ou plus.

« Dès les premiers essais j’ai d’abord pris mes marques avec la voiture. Ni plus facile, ni plus difficile qu’une F2, un Prototype actuel possède une véritable typicité, il livre sa performance d’une manière particulière –et le fait qu’il soit équipé d’une direction assisté n’est pas la moindre des différences (une F2 en est dépourvue). J’ai pris assez vite la mesure de l’auto, de son équilibre, de ses qualités –importantes. Passée cette phase de découverte, je me suis jeté avec plaisir dans le travail de réglage en compagnie de l’équipe technique et de mes coéquipiers, en particulier d’Olivier Pla, pilote officiel Ford, qui a de ce fait une grosse expérience.

« Lors des essais libres, la météo capricieuse ne nous a pas permis d’aller au bout des recherches de solutions et nous avons finalement assuré avec des réglages assez standards. J’ai cependant eu la satisfaction, sur l’asphalte mouillé, de trouver tout de suite mes marques et de faire tomber, dès les premiers tours, les meilleurs chronos. Même dans les portions les plus délicates comme la grande courbe de Signe, je « sentais » bien la voiture.

« Samedi, j’ai eu la responsabilité de qualifier la voiture et notre quatrième place était le minimum exigible. Choisi pour prendre le départ (donné lancé, encore une nouveauté pour moi !), j’ai pris la troisième place au premier virage puis, deux tours après, me suis installé en deuxième position.

« Lancé à la poursuite de la voiture de tête, j’ai peu à peu comblé l’écart et, alors que l’horloge marquait 1h15 de course et que je venais de réaliser le record du tour, celle-ci s’est arrêtée aux stands pour un problème de pneumatique, me laissant aux commandes. Ensuite, même si par le jeu des arrêts ravitaillements-changement de pilote nous avons parfois rétrogradé en deuxième position, où perdu notre avance à la faveur des neutralisations de la course par le Safety Car, nous avons toujours repris le contrôle de la course à une cadence que personne n’a pu nous contester, jusqu’à l’arrivée.

« Au-delà de ce beau résultat, il y a d’autres signes très positifs : nous sommes loin d’avoir exploité tout le potentiel de la voiture et nous n’avons pas donné notre maximum, ni sur la piste, ni en dehors. Racing Engineering, comme moi, découvrait tout en même temps : la discipline, ses stratégies, certaines pratiques nouvelles comme le ravitaillement-changement de pilotes, tout comme la voiture avec laquelle l’équipe n’avait jamais fait autant de kilomètres. Nous avons, dans chacun de ces compartiments de la performance, pas mal à gagner.

« Côté pilotes, notre trio fonctionne idéalement –peut-on dire autre chose quand on repart du Castellet avec nos résultats ?! Olivier Pla, Paul Petit et moi nous entendons parfaitement, nous nous comprenons et nous avons déjà du plaisir à travailler ensemble. Quant à Racing Engineering, je retrouve l’écurie comme je l’avais quittée : motivée, enthousiaste et toujours aussi professionnelle. Je suis donc impatient de prendre le départ de la deuxième course de la saison que nous disputerons du 11 au 13 mai en Italie à l’occasion des 4 Heures de Monza. »

Communiqué,

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