Dakar Etape 10 Toyota: Manque de réussite pour Al-Attiyah

Al-Attiyah-Baumel, la faute à pas de chance !

De vastes étendues de sable, parsemées de broussailles touffues, des rios, ces lits de rivières asséchés, au sol copieusement ramolli par la chaleur écrasante, et une trace à faire au milieu. Le menu du jour (372 kilomètres de spéciale), pour la reprise des hostilités entre Salta et Belen, en Argentine, avait tout du piège parfait. D’autant que pour corser encore la navigation, le roadbook se montrait avare en informations.

Deuxième ce matin, Nasser Al Attiyah savait combien cette journée s’annonçait déterminante pour la lutte pour le podium, et il était bien décidé à frapper un grand coup. À l’issue de la première partie de spéciale, il avait d’ailleurs repris plus de dix minutes au leader de la course, tandis qu’il maintenait le troisième en respect. Déterminé à poursuivre son effort, sur un deuxième tronçon encore plus difficile qui chamboulait littéralement la hiérarchie en motos, il voyait hélas son élan stoppé à soixante-dix kilomètres du but, par la rupture du demi-train arrière gauche de son Toyota Hilux, suite à des passages répétés dans de l’herbe à chameaux particulièrement éprouvante pour la mécanique.

Dixième finalement du jour à 29’16’’ du vainqueur, le Qatari n’en conserve pas moins la troisième place du classement général provisoire. Giniel De Villiers et Bernhard Ten Brinke, ses équipiers au sein du Toyota Gazoo Racing SA, ne déméritaient pas non plus, en accrochant respectivement les deuxième (à 8’46’’) et cinquième (à 22’22’’) positions de l’étape. Si bien que les deux équipiers sont toujours aux coudes à coudes pour le gain du quatrième rang. La journée de demain constituera le deuxième morceau de bravoure argentin, avec le passage dans les dunes redoutées de Fiambala (280 kilomètres de spéciale), où là encore, les débats risquent d’être animés….

« C’est une mauvaise journée pour nous », avouait Nasser Al Attiyah. « En même temps, je suis content d’être à l’arrivée, après avoir parcouru les soixante dix derniers kilomètres avec le demi train arrière gauche cassé. Il y avait énormément d’herbe à chameaux, et c’est là qu’une pièce a cédé. C’est peut-être la conséquence d’une grosse réception de saut. C’est vraiment dommage car nous étions en train de réaliser une belle étape. Nous avions repris pas mal de temps au leader de la course sur le premier tronçon de spéciale. »

« J’ai un peu souffert aujourd’hui de maux d’estomac », confiait Giniel De Villiers, « mais on a tâché de faire une belle étape, et nous avons seulement une crevaison à déplorer. Notre rythme était vraiment bon. C’était toutefois une journée particulièrement difficile, notamment la deuxième partie, avec énormément d’herbe à chameaux. J’ai une pensée pour tous les amateurs qui risquent de finir à la nuit, car nous avons été les premières voitures à en terminer et il était déjà 18 heures passées. D’autant que nous recommençons très tôt demain, pour un autre gros morceau avec Fiambala. J’y ai connu de très bons moments, d’autres très mauvais, j’espère donc que demain on privilégiera la première option ! »

« J’ai fait une erreur dans la première partie de spéciale en m’enlisant sur une dune », reconnaissait Bernhard Ten Brinke. « Cela nous a coûté huit minutes, on a en plus connu des difficultés pour actionner les vérins, ce qui nous a fait perdre deux minutes supplémentaires. Il faisait vraiment très chaud aujourd’hui, et avec tous ces buissons qui venaient boucher les aérations, il nous a fallu nous arrêter pour dégager les ouies, afin que notre Hilux ne chauffe pas. Dans le second tronçon, nous avons aussi eu une crevaison d’entrée. C’était clairement une journée difficile pour nous, avec pas mal de petits soucis, mais je suis content d’être venu à bout d’une étape aussi dantesque. »

RESULTATS
Mardi 16 janvier / Salta-Belen / 372 km de spéciale
2. De Villiers-Von Zitzewitz (Toyota Hilux) + 8’46’’
5. Ten Brinke-Perin (Toyota Hilux) + 22’22’’
10. Al Attiyah-Baumel (Toyota Hilux) + 29’16’’

Classement général
3. Al Attiyah-Baumel (Toyota Hilux) + 1h12’46’’
4. Ten Brinke-Perin (Toyota Hilux) + 1h22’15’’
5. De Villiers-Von Zitzewitz (Toyota Hilux) + 1h22’48’’

Eric Bellegarde,

PUBLICITÉ

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*