Dakar Etape4 Toyota: Al-Attiyah et de Villiers perdent du terrain

Nasser Al-Attiyah © DR

Une journée de pure survie. C’est en ces termes que les concurrents décrivaient cette quatrième étape tracée en forme de boucle autour de San Juan De Marcona, dont le départ était donné depuis la plage. En raison de pistes particulièrement caillouteuses sur le début, puis de dunes abordées dans le sens inverse du vent, sur le versant où elles sont les plus escarpées par la suite.

Les Toyota Hilux du Toyota Gazoo Racing SA allaient hélas en faire les frais, connaissant d’abord des crevaisons, avant de s’ensabler tour à tour. C’est le Néerlandais Bernhard Ten Brinke et son navigateur français Michel Perin qui s’en sortaient le mieux : les deux hommes terminaient à une huitième place qui leur permet d’intégrer le top cinq au classement général. Vainqueurs hier avec panache de leur deuxième étape sur cette 40ème édition, Nasser Al Attiyah et Mathieu Baumel concédaient en revanche 54’21’’ et rétrogradaient au quatrième rang provisoire. C’était pire pour la paire Sud-Africaine composée de Giniel De Villiers et Dirk Von Zitzewitz, qui lâchait plus d’une heure.

Particulièrement expérimentés, les équipages officiels du team savent néanmoins combien la vérité d’un jour n’est pas forcément celle du lendemain, et la route encore très longue jusqu’à Cordoba. Toujours placés à l’affut, ils sont bien décidés à remonter. Avec la nécessité pour les vainqueurs du jour de faire la trace demain, sur la route menant à Arequipa (267 km de spéciale), beaucoup de rebondissements peuvent encore survenir. D’autant qu’ils ne pourront pas compter sur l’aide des motos, et que les dunes au programme sont réputées pour être encore plus meubles…

« C’était une très mauvaise journée pour nous », confiait Nasser Al Attiyah. « On est à l’arrivée, mais on a concédé énormément de temps. On a d’abord connu deux crevaisons, sur un terrain que l’on pensait moins caillouteux. On a ensuite attaqué pour rattraper le temps perdu, mais on s’est alors enlisés deux fois. C’est là que nous avons tout perdu. À nous de faire une belle spéciale demain, car il va se passer encore beaucoup de choses. »

« On ne pouvait pas connaître pire étape », regrettait Giniel De Villiers. « Jusqu’au kilomètre 120, tout allait bien et là on a connu deux crevaisons en un kilomètre, car on s’attendait forcément à du sable et on avait donc opté pour des pressions de pneus relativement basses, faute de pouvoir gonfler et dégonfler depuis l’habitacle. Or il y avait plus de rochers que prévu, et je n’avais que deux roues de secours. Le plus gros problème est survenu lorsque nous avons déjanté un pneu. Là, en cherchant un way point, on s’est posés dans un trou et on y a perdu beaucoup de temps, avant de s’enliser une nouvelle fois un peu plus loin. »

« C’était la plus dure spéciale de toute ma carrière en rallye-raid », reconnaissait Bernhard Ten Brinke. « Au début, il y avait énormément de rochers, et on a crevé, ce qui nous a obligé à adapter notre rythme jusqu’à l’entrée dans les dunes. On avait préalablement dégonflé nos pneus, aussi nous les avons bien négociées. Hélas, nous avons jardiné pendant plus de vingt minutes pour trouver un way-point et à ce moment-là nous sommes passés près de nous enliser à deux ou trois reprises. Mais je suis satisfait d’entrer dans le top cinq du classement général. »

RESULTATS
Mardi 9 janvier / San Juan De Marcona-San Juan De Marcona / 330 km de spéciale
8. Ten Brinke-Perin (Toyota Hilux) à 42’22’’
11. Al Attiyah-Baumel (Toyota Hilux) à 54’21’’
17. De Villiers-Von Zitzewitz (Toyota Hilux) à 1h13’40’’

Classement général
4. Al Attiyah-Baumel (Toyota Hilux) à 58’48’’
5. Ten Brinke-Perin (Toyota Hilux) à 1h10’24’’
8. De Villiers-Von Zitzewitz (Toyota Hilux) à 1h21’47’’

Eric Bellegarde,

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