WTCC John Filippi: « Conduire avec ma tête »

John Filippi © DR

Comme l’an passé John Filippi, 22 ans, pilote de l’écurie Sébastien Loeb Racing, livre son analyse et ses impressions après chaque course du trophée WTCC. A Termas de Rio Hondo, après 17 heures de vol, le Corse a des fourmis dans les jambes et ne rêve que d’une chose : en découdre. C’était son cas – surtout après mes quatre courses consécutives dans les points.

 

« Malgré des séances d’essais libres perturbées par le brouillard, je me suis hissé en Q2. Un seul regret, avoir sollicité inutilement mes pneumatiques en faisant trois tours alors que deux suffisaient. Tant pis. Une insatisfaction n’arrivant jamais seule, j’ai loupé la Q3 quelques instants plus tard en jouant trop la sécurité. Résultat, j’ai fini 11ème à 6 dixièmes de la 10ème place… Désormais, le mot d’ordre était simple : tout faire pour rattraper la concurrence.

« Parti finalement en 10ème position du fait des soucis mécaniques de Michigami, j’ai rapidement remonté la grille jusqu’à la 8ème place ; moment où une véritable partie d’échecs a débuté entre Tom Coronel et moi. Alors que nous étions quasiment au coude-à-coude, Tom s’est mis à ralentir en vue de la fin de course. Le piège aurait été que j’en profite pour accélérer, hâtant ainsi l’usure de mes pneus. Il y a deux ou trois ans j’aurais sans doute commis cette erreur. Mais pas aujourd’hui. J’ai donc décidé de synchroniser mon rythme sur le sien : il ralentissait, je ralentissais. Il accélérait, j’accélérais.

« En course 2, je n’ai pas réussi à faire aussi bien. Un peu à cause de la concurrence qui est montée d’un cran – de nombreux pilotes ont chaussé des pneumatiques neufs – et d’un mauvais démarrage qui m’a valu d’être doublé. Privé de toutes opportunités de dépassement, j’ai dû me contenter de la onzième place.

« Bien que j’aurais pu faire mieux en Course 2, mon week-end a été riche en satisfactions : ma maturité dans mon duel avec Tom Coronel, la bonne gestion de l’usure de mes pneus et ma gestion des qualifications. La route est encore longue, mais il faut savoir se satisfaire de chaque progrès. »

Cédric Landu,

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