FR 2.0: Sacha Fenestraz sera t’il Prince de Monaco ?

Sacha Fenestraz © MFE

En 2015, le jeune Sacha Fenestraz âgé de 15 ans remportait deux courses sur les trois dans les rues de Pau, au volant d’une Formule 4. Précédemment, à Lédenon et au Bugatti, il avait planté ses banderilles en démontrant qu’il fallait compter sur lui durant la saison alors que tout le monde le regardait sans séduction !

 

Débarqué d’Argentine, de Jésus Maria précisément, où ses parents sont installés en tant que hôtelier au ‘El Colibri’, ce bambin français de nationalité française, au visage d’ange s’installe seul au Mans pour être aux portes de la Sport Academy. Ce petit garçon souriant, qui planifie son emploi du temps comme un chef d’entreprise tout en étant supervisé par sa maman Stéphanie et son papa Raoul, épate par sa débrouillardise et la maturité qui l’habite.

De la Formule 4 à la Formule Renault 2.0
Sacha a fait un pas en avant, sa trajectoire l’a dirigé vers l’Eurocup et le NEC de Formule Renault 2.0. Chez Tech1 basé à Balma, il a posé ses valises en s’installant une nouvelle fois seul, tout près de l’atelier des Abadie – Simon et Sarah – pour s’y rendre chaque jour, caresser sa monoplace et partager avec son Ingénieur, Arnaud Cholley.

Sacha Fenestraz ne brûle pas les étapes. Bien conseillé, écouté et en apprenant, pourquoi allait-il s’échapper en Formule 3 ou plus haut, quand on se dit en apprentissage en déclarant un 16 ans.

Aujourd’hui à Monaco en héritant de la pole position, il en a collé des larmes d’émotion à son beau-frère Pechito López, double vainqueur cet après-midi en WTCC au Nürburgring sur la Nordschleife au volant d’une Citroën C-Elysée. Un grand champion !

Calme, bosseur, les pieds bien posés sur le sol alors que certains ont les dents qui traînent par terre alors qu’ils ne leur arrivent pas à la cheville (je ne citerai personne pour éviter des susceptibilités), Sacha a signé le chrono le plus rapide sans que cela lui monte à la tête. Après son exploit, il a passé la journée avec l’équipe Tech1 partageant déjeuner et dîner en compagnie de toute l’équipe. « Je me sens bien au sein de cette famille ! Autant partager ces moments collégialement en restant modestes et calmes car, le plus gros du travail reste à réaliser demain durant 25 minutes plus un tour de la course ! » Sacha Fenestraz c’est çà, pas d’exubérance, pas de fanfaronnade, pas de roulement de mécanique, il rappelle : « je suis encore en apprentissage et suis loin de l’avoir terminé. Le sport automobile est toute ma vie, je souhaite la construire avec réflexion, méthode, intelligence et surtout sans précipitation. »

Un gros travail effectivement lui reste à accomplir demain, devant les managers de la Formule 1 qui gardent toujours un œil sur les jeunes pousses qui montent. Sacha, ne pense pas à tout çà, prépare sa course en promettant de dormir à poings fermés pour être dans la meilleure condition physique à l’heure du départ.

La météo ne s’annonce pas des meilleures mais, pluie ou sec, le jeune Sacha n’a pas de préférence : « La course sera assurément très intéressante » prévient-il.

Peu avant les 12 coups de midi, le verdict tombera. Sacha Fenestraz déjà Roi de Pau en 2015, sera-t-il Prince de Monaco en 2016 ? Il aime les circuits en ville, définissant : « Je les adore ! Je l’ai d’ailleurs précisé : si toutes les manches du Championnat pouvaient être en Ville ? Je peux aussi comparer Pau et Monaco. En Béarn, avant les rails, il y a les trottoirs alors qu’à Monaco, ce sont de suite les rails. Monaco est plus rapide que Pau, plus technique aussi et très beau avec la mer, les bateaux… »

Fais de beaux rêves Sacha !
Avant de le laisser se reposer et de faire de beaux rêve, la conclusion de ce petit champion qui fait l’admiration de tout ceux et celles qui ont la chance de partager sa passion, sa grande famille et ses amis, Sacha leur offre de l’émotion et de fortes sensations . « Je suis très heureux d’obtenir ma première pole position en Formula Renault 2.0 sur un circuit aussi mythique que celui de Monaco ! C’était une qualification très compliquée, notamment sur la fin avec le drapeau rouge qui nous a tous fait un peu paniquer ! Il fallait rester calme tout en gérant le trafic et en gardant une marge de sécurité. Nous pouvions effectuer que deux tours, et le dernier a été compromis en raison d’un drapeau jaune dans le premier secteur. Il me reste encore du travail, mais je suis confiant. Un excellent départ sera capital pour tenter d’être devant au premier virage. Ce serait l’idéal ! » même si la pluie s’en mêle alors le départ sera donné lancé !

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