London Historic Trophy : Moteurs, Légendes et Rock ‘N’ Roll

La première édition du London Historic Trophy a tenu ses promesses, avec 300 voitures de course en piste et une météo estivale tout au long du week-end.

Pouvait-on rêver d’une meilleure célébration pour le « century of power » de Brands Hatch ? Plus de 300 voitures, dont certaines ayant marqué l’histoire du circuit, étaient réunies ce week-end par Motor Racing Legends. Même la véritable Williams FW11, avec laquelle Nigel Mansell avait remporté le Grand Prix d’Angleterre 1986, était là !

Une semaine après les 24 Heures du Mans, quinze voitures du Groupe C ont joué les prolongations. On y retrouvait notamment une Sauber-Mercedes C9, identique à celle qui s’était imposée ici en 1989 aux mains de Mauro Baldi et Kenny Acheson. Ce dernier, qui n’avait plus piloté sur un circuit depuis 30 ans, a repris le volant de ‘sa’ Flèche d’Argent, le temps de deux parades de 20 minutes programmées samedi et dimanche à l’heure du déjeuner.

Pour le dîner, samedi soir, le paddock a eu droit à un tout autre spectacle, avec le concert rock donné par Rick Parfitt Jr. dans l’hospitalité.

Deux nouveaux plateaux
Côté courses, 14 plateaux se sont succédé en piste, offrant des bagarres spectaculaires diffusées en live-streaming – et toujours disponibles en replay ici. Parmi les moments forts, nous retiendrons la première victoire du duo père-fille Andy et Nicole Wolfe dans le désormais célèbre Generations Trophy. On se souviendra aussi de la superbe remontée de Lukas Halusa sur la Jaguar Type E ‘Low Drag’ samedi soir, dans la toute première course de Pre-’66 GT Sprint qui a réuni 36 voitures. Seul Mike Whitaker, sur TVR Griffith, lui aura finalement résisté jusqu’au drapeau à damier. Le plateau 2-Litre Sportscars faisait lui aussi ses grands débuts ce week-end. Disputée dimanche, la course d’une heure a été remportée par Chris Ward au volant d’une Lola.

Hommage à Guy Edwards
Samedi, le paddock a rendu hommage à Guy Edwards, décédé la veille à l’âge de 83 ans. Deux de ses anciennes voitures participaient au 2-Litre Sportscars : la Lola T296, avec laquelle il avait remporté la dernière manche du Championnat du monde des voitures de sport 1977 en catégorie 2 litres, au Salzburgring, en compagnie de Ray Mallock ; et la Lola T292, au volant de laquelle il s’était imposé à trois reprises dans le Championnat d’Europe des sports-prototypes 2 litres en 1973, notamment à Charade dans le cadre des Trophées d’Auvergne…

Prochain rendez-vous : Charade
Les Trophées d’Auvergne, justement, renaîtront dans trois semaines, sous l’impulsion de Motor Racing Legends – et avec l’autorisation de l’ASACA (Association sportive de l’Automobile Club d’Auvergne). De l’endurance au tourisme, en passant par la F1, toutes les disciplines ayant marqué l’histoire du circuit seront en piste pour ce premier meeting organisé par MRL sur le sol français.

Kenny Acheson, après sa démonstration dans la Sauber-Mercedes C9 : « Je n’étais pas particulièrement rapide. Pour ma défense, je dois dire qu’hier marquait mon retour sur un circuit après 30 ans d’absence. Honnêtement, tout m’a semblé assez naturel. C’est surprenant de voir combien de personnes sont venues me voir en me disant qu’elles étaient ici à Brands Hatch en 1989 ou à mes premières 24 Heures du Mans la même année. Elles m’ont demandé ce que cela me faisait et quels souvenirs j’en avais gardés mais, en vérité, je ne m’en souviens pas de grand-chose. Je me sens très privilégié d’être ici, et je suis reconnaissant envers MRL d’avoir amené la voiture. J’espère que les gens auront apprécié l’allure et le bruit de la voiture. »

Shaun Lynn, président de Motor Racing Legends : « Nous avions 400 voitures en piste à Donington le mois dernier, et 300 ce week-end. Pour la première édition du London Historic Trophy, c’est vraiment satisfaisant. Tout le travail que nous avons mené depuis deux ans commence à porter ses fruits. Nos équipes sont désormais rodées, dans tous les domaines, et nous n’avons que de bons retours de nos concurrents. Nous sommes heureux de l’équilibre que nous avons trouvé entre une approche sérieuse de l’aspect sportif et technique, et une gestion décontractée en dehors. Nous sommes prêts à relever notre prochain défi, celui d’organiser une course en France, sur le superbe circuit de Charade. »

PUBLICITÉ