GP de France Historique : C’est parti pour trois jours de folie !

Le coup d’envoi du 8e KENNOL Grand Prix de France Historique a été donné aujourd’hui (vendredi 8 mai) sur le Circuit Paul Ricard. Les vedettes arrivent une à une dans l’enceinte du circuit, attendues par un public déjà très nombreux. Demain, le circuit affichera complet.

14 pilotes de F1 présents ce week-end
Pierre Gasly, Isack Hadjar, Esteban Ocon
La journée de samedi à guichet fermé

Le KENNOL Grand Prix de France Historique est en réalité pluriel, car les courses et démonstrations de Formule 1 vont s’enchaîner tout le week-end sur le circuit Paul Ricard. Plus de 50 monoplaces de la catégorie reine, des années 1950 aux années 2010, sont déjà réunies dans le paddock, accessibles sans supplément à tous les spectateurs. Et ils étaient déjà très nombreux aujourd’hui à profiter d’une journée fériée pour arpenter le circuit qui, demain, affichera complet, les dernières places ayant été vendues le mois dernier.

Les pilotes, eux, ne sont pas encore tous arrivés… Ils seront onze anciens et trois actuels de la F1 à (re)prendre le volant de monoplaces légendaires : Jean Alesi, Philippe Alliot, René Arnoux, David Coulthard, Pierre Gasly, Isack Hadjar, Mika Häkkinen, Jacques Laffite, Franck Montagny, Esteban Ocon, Olivier Panis, Alain Prost, Jacques Villeneuve, Mark Webber.

La Formule 1 n’est pas la seule discipline à l’honneur. Les catégories de promotion (F2, F3), d’endurance (Groupe C, LMP, GT) et de tourisme sont aussi représentées dans les sept plateaux et douze courses au programme du week-end. Au total, ce sont plus de 200 voitures qui s’affronteront dans ces compétitions, dont 45 dans la course des 200 km, qui s’annonce mouvementée.

Les plus jeunes spectateurs sauront apprécier la présence de neuf hypercars, dont six Aston Martin Valkyrie. Dès demain, l’espace Club Auto et Prestige accueillera quant à lui plus de 500 automobiles remarquables, donnant aux abords du tracé (côté extérieur) une allure de musée à ciel ouvert.

Et ce n’est pas tout ! Dans le village, la cinquantaine d’exposants offre à elle seule matière à flâner pendant quelques heures, notamment l’exposition immersive de Ligier, qui présente huit voitures ayant marqué l’histoire du constructeur, ainsi que de multiples pièces et objets (planches de dessin, maquettes de soufflerie, moules, combinaisons, etc.). L’écurie Red Bull a d’autres arguments pour attirer l’attention : le V8 Renault atmosphérique de la RB7, dont le régime peut atteindre les 18 000 tr/min, qui a rugi pendant quelques instants cet après-midi. Bouchons d’oreilles obligatoires !

Demain, une affluence record est attendue sur le circuit Paul Ricard. Aussi, l’organisation recommande aux spectateurs d’arriver tôt, de préférence avant 9 heures. Pour ceux qui n’auront pas l’occasion d’assister à l’édition 2026, toutes les courses et démonstrations seront retransmises en direct sur la chaîne YouTube du KENNOL Grand Prix de France Historique.

ILS ONT DIT…
Laurent Vallery‑Masson, Président d’HVM Racing, co-organisateur de l’événement avec la FFSA et le Circuit Paul Ricard : « Chaque année, nous voulons surprendre les spectateurs. Qui pouvait par exemple imaginer voir Mark Webber au volant d’une Ferrari Tipo 555 de 1955, ou Isack Hadjar dans une Red Bull RB7 à moteur V8 atmosphérique de 2011 ? Demain, Loïc Depailler s’installera dans la Tyrrell P34 à six roues de son papa. C’est une formidable prouesse que d’avoir fait venir ce modèle ici, car c’est le seul exemplaire roulant au monde ! Aujourd’hui, c’était magique de voir Michel Beaujon, ingénieur emblématique, présenter l’exposition Ligier à des spectateurs attentifs. Notre atout est de donner accès à tout cela avec un simple billet d’entrée. Nous voulons rapprocher les spectateurs des acteurs et de leurs voitures, pour recréer l’ambiance unique des années 80 et 90. »

Olivier Panis, en démonstration dans une Formule 1 Ligier JS33B de 1990 : « C’est ma première participation au KENNOL Grand Prix de France Historique et je suis très impressionné par le monde déjà présent, ainsi que par l’ambiance dans le paddock. Les gens parlent de ma victoire à Monaco en 1996, comme si j’avais gagné ce Grand Prix hier. C’était il y a 30 ans ! Je n’ai plus roulé en Formule 1 depuis 20 ans, lors de ma dernière saison comme pilote‑essayeur chez Toyota en 2006. Alors ça va me faire tout drôle demain de prendre le volant de la Ligier de 1990. Je suis particulièrement ému, car c’est mon écurie de cœur. J’ai passé du temps dans l’exposition consacrée au constructeur, notamment devant la Ligier JS9 de Jacques Laffite, une voiture qui me rappelle mon enfance. »

René Arnoux, en démonstration dans une Formule 1 Ferrari 126 C4 de 1984 : « J’ai l’impression qu’il y a plus de monde qu’en 1982, quand j’ai gagné ici avec Renault. Je remercie les spectateurs de me poser autant de questions, de s’intéresser encore à mes vieilles histoires. Le sport automobile n’est pas individuel, et cet événement en est la plus belle illustration. Sans public, nous n’existerions pas et le KENNOL Grand Prix de France Historique place chaque visiteur au cœur de l’action. À titre personnel, je suis très heureux de piloter ma Ferrari de 1984. J’ai une pensée particulière pour Enzo Ferrari, avec qui j’ai souvent déjeuné en tête‑à‑tête à l’époque. Il avait coutume de dire que l’automobile symbolisait le triomphe de la liberté pour l’homme. Nous en avons encore l’illustration ce week‑end. »

Nicolas Prost, engagé sur un prototype Rebellion R13 de 2020 en Masters Endurance Legends et en démonstration dans une Formule 1 Ferrari 643 de 1991 : « C’est impressionnant de voir autant de monde dès le vendredi. L’événement prend de l’ampleur chaque année ! À titre personnel, je prends plaisir à revoir certaines voitures contre lesquelles j’ai couru aux 24 Heures du Mans, comme les Pescarolo, Lola ou Ginetta. Reprendre le volant d’une Rebellion, dix ans plus tard, est très émouvant pour moi. Cela me renvoie à l’une des meilleures périodes de ma carrière, quand je disputais chaque année les 24 Heures du Mans avec cette formidable équipe helvétique. Ce prototype et cet événement réunissent mes deux pays de cœur, la Suisse et la France. »

Julien Fébreau, en démonstration dans une Formule 1 Benetton B198 de 1998 : « Voir autant de spectateurs, de tous les âges, est un signal très fort. La passion pour le sport automobile en France est bien vivante. Ce qui me touche particulièrement, c’est le caractère intergénérationnel de l’événement. Voir autant de jeunes, filles et garçons, s’intéresser à ces Formule 1 historiques montre que la passion se transmet bien au sein des familles. Pour apprécier pleinement un sport, il faut en connaître l’histoire. Et ici, nous sommes en plein cœur de cette histoire. À titre personnel, je m’estime très chanceux d’avoir l’opportunité de monter dans une Benetton de 1998 qui m’a fait rêver quand j’étais ado et qui a décroché deux podiums avec Giancarlo Fisichella. »

Jann Mardenborough, engagé sur un prototype Spice SE89 C2 de 1989 en Masters Groupe C : « J’ai passé la journée entière à tourner autour de toutes ces voitures d’exception, que je regardais sur des vidéos YouTube quand j’étais petit. J’ai même vu une Ferrari 643 de 1991, une F1 que j’avais en fond d’écran sur mon téléphone. Il y a aussi la Ligier JS PX que j’avais pilotée dans le film Gran Turismo (un biopic qui retrace son histoire). Bref, je ne sais plus où donner de la tête. Ce matin, j’ai essayé une Groupe C pour la première fois, une Spice de 1986. J’ai pris un plaisir immense à manipuler sa boîte de vitesses en H, à l’ancienne. C’est brutal, physique, tout ce que j’aime ! »

Stéphane de Groodt, engagé sur un prototype Spice SE89 de 1989 en Masters Groupe C et en démonstration dans une Formule 1 Benetton B198 de 1998 : « J’étais déjà venu ici en 2024, et je retrouve aujourd’hui l’ambiance très particulière de cet événement populaire, pensé pour le plus grand nombre. C’est formidable de permettre au public d’approcher les pilotes et les voitures d’aussi près. À titre plus personnel, je suis très heureux de prendre le volant d’une Benetton. Rien que le nom de cette écurie nous renvoie directement aux années 1990, aux premiers titres de Michael Schumacher. Cela m’évoque tellement de choses, tellement de souvenirs… »

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