Morocco Desert Challenge Etape 4 : Des Français qui en veulent !

– 350 km : De M’Hamid à Oum Jrane

Après les deux étapes au bivouac de M’Hamid, le Morocco Désert Challenge quitte cet endroit désertique pour se diriger vers Tazzarine. La journée d’hier a laissé des traces pour les hommes et les mécaniques. Dans cet océan de sable, la navigation a pris toute sa saveur et pas mal de concurrents se sont fait embarquer dans les chemins de traverse.

Après quelques passages montagneux et techniques, les concurrents ont trouvé une plaine désertique sur 60 km ou poussent des acacias. Remontée légère vers le nord entre des montagnes qui rappellent celles d’un tajine. Puis, encore des pistes sablonneuses viennent compléter une journée bien remplie. Voilà un véritable terrain de jeu pour pratiquer le cross-country. Un endroit ou le cuivre est extrait des montagnes. Vers midi, le staff commence à installer son immense chapiteau avant que les premiers concurrents n’arrivent. Tout est bien orchestré, chacun s’applique à sa tâche et chaque endroit est bien défini : restaurant, cuisines, médical, presse, PC course, relations concurrents…

A 8h30, le départ est donné à la première moto. À la file indienne, très vite l’ambiance chauffe et la ferveur monte au fur et à mesure du départ. Ces derniers jours, les Français brillent à l’image de Julien Balbec (#105), de Stéphane Poulet (#106), de Loïc Bonicel (#116), et de Georges Mazier (#118). Des petits gars qui en veulent !

À 8h30 précise, au décompte des doigts, le motard s’élance avec détermination puis disparait au loin… Les 70 premiers km se font autour de M’Hamid, puis direction le cratère. 23 km plus loin c’est une neutralisation ‘sandwiche’ et ravitaillement pour tout le monde. La cheffe n’est autre que la maman de Gert (Duson, le boss du rallye). Une pose appréciée et savourée en raison de la forte chaleur qui plombe dans ce coin du Maroc.

La deuxième partie est très roulante avec beaucoup de pistes parallèles. Sur ce genre de tronçon, les machines peuvent utiliser toute la puissance de leur moteur. En revanche, la troisième partie longue de 50 km est très ‘trialisante’ avec plusieurs dangers 2 et 3 (escaliers, crevasses, trous…), en descente. De quoi freiner l’ardeur de certains.

Côté camion, ils peuvent pavoiser sur cette spéciale très roulante mais avec modération.

Dans la catégorie auto, on retrouve les mêmes aux avant-postes, sans l’équipage Français Hugues Moilet/Mayeul Barbet (#301) contraint à l’abandon après sa pirouette sur la spéciale d’hier. Ce matin, tous les regards étaient tournés sur le Toyota Overdrive de Van den Brink (#301), à la suite de son problème mécanique de la veille. Ce matin au départ, il fit preuve d’une grande motivation pour remonter au classement. Il était donc logique de le trouver dans le peloton de tête, avec Thijs (#304), Rizzardi (#303), Besson (#305) et Van Loon
(#306).

En SSV, la bagarre fait rage entre Rodrigues (#204), Snijders (#205) et Huzink (#203). Derrière ce trio, une meute affamée tire la langue pour suivre le rythme.

Ils ont dit :
Julien Dalbec KTM 450 (#105) : « Je termine 3ème aujourd’hui, mais je conserve mes 30mn d’avance au classement général. Depuis le début de la course, je ne suis qu’à 70% de mes capacités, pour éviter une chute qui serait fatale. Le plus important pour moi c’est de rester dans le trio de tête jusqu’à l’arrivée, et pourquoi pas, soulever le Graal. J’aime ouvrir la piste, ça va m’aider à progresser et à maîtriser la nav’ pour les prochaines compétitions. J’en profite pour remercier mon partenaire pneumatique, la société Mites, qui me suit depuis le début de ma jeune carrière de pilote ».

# 106 Stéphane Poulet Yamaha 450 (#106) : « Ça va mieux que durant la première journée, où j’ai cassé la roue arrière. La sentence a été sans appel, 35 heures de pénalité. Sur le coup, j’avais le moral dans les chaussettes. Maintenant, il revient, et tant mieux ! Pour l’instant, la machine fonctionne bien, pas de soucis particulier. Mon objectif, c’est de passer la ligne d’arrivée et de faire plaisir à ma fille et à mon fils, qui tous deux sont avec moi sur cette course pour assurer la mécanique ».

Dans cet endroit perdu au bout du Maroc, une auberge attire l’attention des concurrents et des membres du staff. C’est la Kasbah Foum Tizza, située à 1 km du bivouac. Une halte s’impose pour y déguster le Tagine maison. C’est un havre de paix au milieu d’un jardin d’Eden et des délices pour celles et ceux qui ont besoin de se ressourcer.

La spéciale de demain mercredi, emmènera les concurrents dans les dunes de Merzouga.

Classements Etape 4.
Moto : Wouter de Graaff (NLD) sur Husqvarna 450 (#121), 4h 32’42 (NLD)
SSV : Janus Van Kasteren/Marcel Snijders (NLD) sur Can, Am Maverick (#{205), 3h30’31 (NLD)
Auto : Mitchel Van de Brink/Bart Van Heun (NLD) sur Toyota Hilux Overdrive (#301), 3h11’52 (NLD)
Camion : Huzink/Blok/Salomons (NLD) sur Iveco De Rooy (#501), 3h6’39 (NLD)

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