Dakar T3-T4 : Du lourd chez les légers !

Cristina Gutierrez and François Cazalet of Red Bull Off Road Junior Team during Stage 5 Yas Marina Circuit of the 2021 Abu Dhabi Desert Challenge in Abu Dhabi, United Arab Emirates on 10th November , 2021 // SI202111110184 // Usage for editorial use only //

– Avant de prendre le départ de la 44ème édition du Dakar, un fait majeur s’impose déjà sur la liste des engagés, puisqu’un record de plus de 100 véhicules légers est attendu à Jeddah (vs 61 en 2021), répartis en 49 T3 ‘Proto-légers’ et 53 T4 ‘SSV’.
– Chez les T3, la montée en puissance des OT3-RedBull pourrait voir la gagnante de la coupe du monde Cristina Gutierrez confirmer son évolution sur le Dakar à sa 6ème participation. Mais les Can-Am de South Racing et les Zephyr de PH-Sport tiennent à disputer le match sans complexes.
– Parmi les T4, les positions prises par South Racing lui donnent la faveur des pronostics, avec l’Américain Austin Jones, mais aussi une poignée d’autres équipages capables d’aller chercher le podium.

Il y a tout juste dix ans, William Alcaraz disputait son 19ème Dakar, qu’il achevait en 41ème position. Un rang pas si anonyme, puisqu’il faisait de lui le vainqueur de la catégorie ‘solo’ et le plaçait surtout comme le pionnier des pilotes de SSV, à l’époque embarqué dans un Polaris RZR 900 préparé par Marco Piana. Les petites cylindrées qui ont suscité quelques railleries à leur apparition sur le bivouac ont largement trouvé leur public et leur raison d’être, puisque le cap des 100 véhicules T3 et T4 a maintenant été dépassé. Plus accessibles financièrement et offrant par exemple une transition idéale aux motards qui souhaitent passer sur quatre roues,ils ont aussi apporté la preuve d’un niveau de performance honorable, l’implication de plusieurs constructeurs sur la période ayant nourri le développement technique. Désormais, les ‘légers’ sont d’ailleurs séparés en deux catégories : les T3 ou encore ‘Proto légers’ présentent des caractéristiques techniques (châssis, suspensions, etc.) qui les éloignent des modèles de série ou très peu modifiés, regroupés quant à eux sous l’appellation T4 et également nommés ‘SSV’.

Sur l’édition 2021, le trophée des T3 avait été remporté par l’ancien quadeur Josef Machacek. Mais le Tchèque qui roule pour le compte de l’écurie Buggyra Racing devrait trouver sur sa route l’escouade des OT3-RedBull, qui avait déjà fait sensation en remportant 9 des 13 spéciales au programme. L’Espagnole Cristina Gutierrez, accompagnée des jeunes Américains Seth Quintero et Mitch Guthrie ainsi que du nouveau venu dans la bande Guillaume De Mévius, devrait maintenant compter sur un véhicule qui a gagné en fiabilité pour jouer les tout premiers rôles au général. Pour jouer la gagne chez les ‘Proto-légers’, il faudra aussi compter sur la force de frappe de l’écurie South Racing, dont les Can-Am ont été préparés par plusieurs divisions et dont la constance technique est maintenant éprouvée. Depuis sa reconversion en 2019, l’ancien motard chilien ‘Chaleco’ Lopez, pilier de la maison South Racing, a connu le succès à deux reprises et garde une détermination intacte pour conserver son titre. L’ancien vainqueur brésilien Reinaldo Varela devrait aussi être de la partie ainsi que son coéquipier suédois Sebastian Eriksson, ou encore l’Espagnol Fernando Alvarez, 2ème sur l’ensemble de la saison de la coupe du monde des T3, remportée par Cristina Gutierrez. Pour pimenter la partie, le Zephyr conçu par PH-Sport pourrait lui aussi être débarrassé de ses défauts de jeunesse, permettant ainsi à Jean-Luc Pisson (5ème en 2021) et pourquoi pas à l’ancien motard Lionel Costes de se hisser dans les hauteurs du classement. Dans le même élan, Yamaha reste déterminé à développer un T3 capable de tirer son épingle du jeu, et dont trois exemplaires seront présents au départ.

Même avec une poignée de kilomètres/heure de déficit, la lutte pour le titre chez les ‘SSV’ s’annonce tout aussi intense. La valeur montante de l’équipe South Racing se trouve assurément chez le jeune Américain Austin Jones, vainqueur à 25 ans de la coupe du monde T4 au terme d’une saison concluante, ou encore du côté du Polonais Aron Domzala, 3ème en janvier dernier et vainqueur du Rallye du Maroc il y a quelques semaines. La réserve de talents dont dispose la galaxie Can-Am pourrait même tourner à la démonstration avec des candidats au podium comme Gerard Farres (2ème en 2019), Eugenio Amos (2ème de la coupe du monde), voire le nouveau venu dans la catégorie Jeremias Gonzalez-Ferioli, trois fois sur le podium dans sa première vie de quadeur, ou le prometteur Lituanien Rokas Baciuska, 22 ans mais déjà remarqué sur les rallyes d’Andalousie et du Maroc. Face à cette armada, la concurrence a aussi de sérieux arguments à faire valoir, comme les frères polonais Michal et Marek Goczal, qui porteront chacun dans leur T4 les chances de l’écurie Cobant-Energylandia, ou le Français Eric Abel, leader ambitieux du Team BBR. L’écurie FN Speed table quant à elle sur son champion espagnol Gael Queralt pour briller, en plus des deux T3 qu’elle a engagés.

 

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