Dakar Étape 8 Ronan Chabot : « Un vrai rythme de course »

322 Chabot Ronan (fra), Pillot Gilles (fra), Toyota, Overdrive Toyota, Auto, action during the 8th stage of the Dakar 2021 between Sakaka and Neom, in Saudi Arabia on January 11, 2021 - Photo Florent Gooden / DPPI

Le duo Chabot-Pillot s’est offert une spéciale aboutie pour la 2e partie de l’étape-marathon entre Sakaka et Neom. Actuellement dans le ‘top 30’ du général, ils espèrent rééditer cette performance. Ronan s’enthousiasme : « On aimerait faire que des journées comme ça ! »

© Florent Gooden-DPPI

Rien n’est immuable sur le Dakar. Les journées sont bien remplies, certes, mais il serait impossible de résumer tout ce qui se passe en 24 heures, surtout quand on avale des centaines de kilomètres et qu’on traverse un pays. Ce lundi en est une bonne illustration : après s’être levés dans la fraicheur du bivouac-marathon de Sakaka, à l’est de l’Arabie Saoudite, les concurrents sont arrivés cet après-midi au bord de la Mer Rouge, à Neom. L’endroit est stratégique pour le Royaume (voir par ailleurs) et offre surtout des panoramas exceptionnels sur la mer.

« On a pris plaisir à rouler »
« Aujourd’hui, le bivouac est littoral », s’amuse Ronan Chabot. Allongé dans sa cabine, le pilote apprécie le moment et la quiétude des lieux. Le soleil inonde le bivouac et s’apprête à se coucher derrière la mer. « Le coucher de soleil va être magnifique. » Mais avant cet instant de répit bienheureux, il a fallu rouler.

© Frédéric Le Floc’h-DPPI

Alors, quid de la spéciale du jour et de ses 471 km ? « C’était vraiment beau et on a pris du plaisir à rouler. Il y avait des canyons, des cailloux, un peu moins de sable. » Et comme toujours, la bataille a été intense sur la piste. « Il a fallu doubler des voitures sur le premier quart et ensuite, les vallées étaient plus grandes donc c’était un peu plus facile pour dépasser. On a fait une très bonne 2ème partie de spéciale. »

Les pneumatiques ont tenu, la mécanique aussi – hormis un amortisseur arrière – et le plaisir était au rendez-vous. D’un point de vue comptable, Ronan et Gilles ont signé le 33ème temps et ils restent dans le ‘top 30’ (29ème à 7h33). « Quand on n’est pas dans la poussière d’un concurrent, c’est une autre course. On peut voir loin, apprécier les paysages, s’attarder sur les sensations à bord et prendre un vrai rythme de course… » Ronan fait une pause avant que son visage ne s’illumine : « on aimerait faire que des journées comme ça ! » Et il reste encore quatre étapes pour réaliser de telles étapes !

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