Dakar Xavier de Soultrait : « Je roule avec le gratin ! »

Repartir d’une page blanche. Après tout, c’est le bon moment. Après quatre saisons chez Yamaha, place à Husqvarna. Du bleu au blanc, du japonais au suédois, Xavier de Soultrait n’a pas gagné en prononciation, mais conserve intactes ses ambitions. Le vicomte de Moulins vous fait partager les coulisses de son 8è Dakar…

Sixième chrono du jour, 3ème du général, 1er Français… Appelez-le : Monsieur de Soultrait ! « Surtout pas ! Je suis comme çà, c’est ma nature! Avant le Dakar, je me demandais si j’étais fait pour aller devant. La réponse est oui ! Je suis parti pour dix ans ! Je m’éclate ! Je suis en symbiose. Le moral est bon, je suis bien dans mes baskets, ou alors je dois tout à la moto ? Sans doute un mixe des deux. Je suis tombé amoureux de cette moto, dès le premier jour. Dès la première course, en Turquie, j’étais à l’aise. Mais là, sur le Dakar, je roule avec les cracks, le gratin. On est à armes égales, ça me conforte. Je ne me traîne pas trop, je roule sans me poser de questions. »

« Çà ne m’est jamais arrivé ! » voici le Nivernais à 1’28 de l’Américain Skyler Howes, épatant et inattendu leader de ce Dakar motos. « Je suis super content pour lui. C’est un bon pote, un vrai africain ! Nous avons roulé ensemble aujourd’hui. C’est un super mec. Il bénéficie du même statut que moi chez HVA… » Quintanilla, étant le pilote #1 de l’usine suédoise.

« Ce bon début de Dakar, c’est aussi une belle récompense pour l’association d’insertion pour laquelle je roule, et pour tous ceux qui me soutiennent. C’est pas facile cette année pour eux. C’est ma façon de les remercier. »

Avec le roadbook désormais confié le matin, 20 minutes avant le départ de chaque spéciale, les pilotes profitent davantage du bivouac. « Là, je vais aller prendre ma douche, déjeuner puis passer chez le kiné. On est assez libre le soir. Hier, je suis allé voir les potes aux malles motos. Je suis un passionné de la course, du Dakar. Je suis comme un enfant devant les jouets ! »

De l’eau dans le réservoir !
Et pourtant ! L’histoire aurait pu vite mal tourner, la faute à une essence frelatée : « les mécanos n’ont pas dormi de la nuit. Ils suspectaient une présence d’eau dans le réservoir. Ils ont tout démonté : il y avait presque 1 litre dans la moto ! » Bon mécanos, moins bons cuistots… « Ils me sortent des trucs bizarre, genre du réglisse salé. Le nom du plat est déjà imprononçable, avec des K, des R… C’est bon, mais bizarre (rires) ! »
« Je vous laisse, il faut que je trouve une machine à laver : je roule en combi blanche, je vais la laver et demain je serai tout beau, je vais pouvoir briller ! »

Gael Robic – France TV,

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