Dakar : Père et fils Becquart en totale découverte

– Deux Nordistes, un père et son fils, seront sur la ligne de départ du Dakar qui a lieu en Arabie Saoudite cette année.
– Patrick et Romain Becquart partent sans aucune préparation en raison de l’épidémie de coronavirus.
– Mais les deux sont expérimentés avec de nombreuses compétitions de moto à leur actif, ce qui devrait les aider à dompter leur nouvelle monture.

Advienne que pourra. Ce dimanche, deux Nordistes ont pris le départ de la première étape du Dakar, en Arabie Saoudite. Pour le père, pilote, et le fils, navigateur, ce rallye-raid sera celui de toutes les découvertes. Ils partent en effet à l’aventure sans aucune préparation, l’épidémie de coronavirus les ayant empêchés de tester jusqu’au fonctionnement de la voiture.

Mais en sports mécaniques, ce ne sont pas des lapins de six semaines dans la famille Becquart. Le père, Patrick, 64 ans, a derrière lui une solide expérience d’enduro à moto avec pas moins de 25 participations à l’Enduropale du Touquet. En rallye-raid, il a roulé sa bosse en Égypte, au Maroc et en Tunisie. Et le Dakar aussi, il connaît. « J’ai participé trois fois à moto, en 2002, 2003 et 2005. C’était encore l’ancienne configuration avec quand même des moyens, mais moins modernes que maintenant », se souvient Patrick. Alors forcément, il a transmis sa passion à ses quatre fils qui ont déjà tous mangé du sable au Touquet.

Seulement 40 minutes au volant de son SSV
Pour Patrick, il n’était pas question de retourner à moto sur le Dakar, ‘trop dangereux’ pour lui comme pour ses enfants. Mais c’est la découverte de la catégorie SSV qui a poussé le sexagénaire à remettre le couvert. « C’est un peu les sensations de la moto, sans pare-brise avec le casque, mais en beaucoup moins risqué », reconnaît-il. Alors il a racheté d’occasion un Can-Am X3 histoire d’aller s’amuser dans le sable saoudien. Comme co-pilote, le papa a choisi Romain, son fils de 37 ans. « Tous avaient envie de partir mais il était le seul disponible professionnellement », poursuit Patrick.

Si la voiture a fait ses preuves en participant au Dakar 2020, c’est beaucoup moins évident pour l’équipage. Romain touche peut-être au guidon d’une moto mais il n’a jamais fait de navigation. Patrick a peut-être 60.000 km de rallye-raid dans les bottes, mais il n’a conduit son bolide que quelques minutes. « Nous devions nous préparer en participant à un stage au Maroc, sauf que cela n’a pas été possible à cause de l’épidémie de coronavirus. Du coup, je n’ai pu tester le Can-Am que 40 minutes sur un petit terrain au sud de Lille avant de l’expédier en Arabie Saoudite », déplore le pilote.

Pas de quoi le refroidir pour autant parce que Patrick, le sable, il maîtrise. Et de toute façon, père et fils n’ont pas l’intention d’aller chercher un podium. « On va y aller tranquille pour les premières étapes, histoire de prendre ses marques, d’avoir la voiture en main avant d’appuyer un peu. Le but, c’est d’arriver au bout », assure le nordiste.

Mikaël Libert – 20 Minutes,

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