4L Trophy : Ils ont adoré les bacs à sable…

Pour le deuxième jour de compétition, les équipages étaient divisés en deux groupes qui ont évolué sur deux boucles distinctes. Ce mardi, focus sur la boucle ‘Erg Chebbi’, celle des bacs à sable qui se sont souvent révélés redoutables…

Les Trophistes avaient bac aujourd’hui. Pas philo, ni chimie… mais sable. Le road book indiquait à peine plus de 100 kilomètres au programme d’une étape intitulée Erg Chebbi, du nom des montagnes de sables qui bordent le bivouac. Un tracé au cœur de paysages somptueux, ponctué de ces passages qu’affectionnent particulièrement les Trophistes. Les bacs à sable. Ils ont bâti la légende du 4L. Le sable, on l’attend. On espère en déjouer les pièges. Mais on s’y ‘tanke’ presque à tous les coups. Et aujourd’hui, comme prévu, ils se sont enchaînés. Plus des oueds, ces lits d’anciennes rivières devenus… rivières de sable. Commence alors le grand bal de l’entraide. Autant dire qu’il y a eu du sport. Les tankages ont en effet commencé dès le PK5 du road-book, à seulement deux kilomètres de la ligne de départ…

Comment on passe
Il y a la théorie et la pratique. Pour Fleurianne (équipage #263), c’est à fond les ballons, quite à taper un peu le bas de caisse de la 4L… Heureusement pour elle et sa coéquipière Johana, les équipages #56 et #578, qui les avaient déjà sauvées hier, selon leurs propres dires, n’étaient pas loin pour réparer la petite casse. Les dix premiers kilomètres du tracé ont été le théâtre de nombreux bouchons, dus, un peu au sable, et beaucoup à la tendance au ‘moutonnage’. Concrètement, cela se passe comme ça : un passage de sable mou se présente, deux ou trois 4L s’y plantent… et les dix suivantes se figent ! Voyant ces dix véhicules à l’arrêt, les cinquante suivants hésitent, freinent et s’arrêtent à leur tour, et ainsi de suite. Résultat, des bouchons dans le désert. Un comble. Mais au fil des kilomètres, les pilotes prennent confiance et franchissent les obstacles sans ciller. LA course prend alors une autre dimension quand les 4L peuvent filer dans les grands espaces.

Comment on en sort
Prenons l’exemple de l’équipage 94 composé par Lola et Jeanne. Bloquées dans le sable, elles restent dans leur voiture et se font pousser par de braves jeunes hommes. Très efficace ! Ensuite, il y a ceux qui contournent les problèmes et en profitent pour faire des coupes. Pour ce faire, à l’image des équipages 606 et 289, les copilotes partent à pied en éclaireurs et repèrent des passages plus faciles. Pas mal aussi. Enfin, il y a les gros malins, qui n’hésitent pas à sortir les plaques pour emprunter des tracés plus risqués, afin de gagner quelques places au classement. C’est cette option qui a permis à Robin et Jean (équipage 470) d’éviter très habilement une file d’attente en milieu de parcours. Pour les cas désespérés, entendez, des pneus totalement ensevelis, les participants s’arrêtent par dizaines pour s’entraider, à grand renfort de pelles et de sangles si besoin. C’est l’image reine du rallye. Bonne entente et solidarité. Enfin, quand pousser, tirer, creuser, mettre les plaques ne suffit pas, reste la technique du dromadaire. On monte sur 4L, on bouge dans tous les sens et ça finit par sortir. Quand l’imagination se mêle à l’action, c’est carton plein.

Pour l’ensemble de leur œuvre, on peut décerner aux Trophistes la mention très bien !

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