Norman Nato, 3ème pilote du Venturi Formula E Team

Norman Nato, 3ème pilote chez Vneturi © DR

« Un nouveau défi ! »
Pas de repos d’intersaison pour Norman Nato : le Venturi Formula E Team a annoncé son engagement pour le championnat de Formula E FIA 2018-2019. Norman est le 3ème pilote de l’écurie monégasque aux côtés de Felipe Massa et Edoardo Mortara.

 

– Norman, vous  descendez d’un prototype pour monter dans une monoplace, et passez du V8 atmosphérique d’une LMP2 au moteur électrique d’une Formula E. Dépaysement complet !
Norman Nato : « Le plus important, c’est de courir au plus haut niveau possible ! La Formula E est devenue une discipline internationale de pointe dans laquelle sont engagés beaucoup de grands constructeurs automobiles. Venturi est l’une des équipes historiques de la discipline. Devenir l’un de leurs pilotes était une opportunité à ne pas manquer. »

– Il y a deux voitures par écurie, vous êtes troisième pilote. Quel est va être votre rôle ?
Norman Nato : « Dans un sport collectif, celui à qui on assigne le banc de touche regarde jouer ses copains et ramasse le ballon lorsqu’il sort du terrain. Dans une équipe de course de haut niveau, le troisième pilote a un rôle essentiel dans le développement des voitures et la recherche de performances. Je suis engagé aux côtés de Felipe Massa et Edoardo Mortara pour rendre leurs monoplaces les plus rapides possible, pour explorer et augmenter les possibilités de réglages, et aussi pour remplacer l’un d’eux en Grand Prix si besoin. Chez Venturi, le troisième pilote est un équipier de course à part entière : l’équipe m’a déjà demandé de bloquer 60 jours en exclusivité sur mon agenda à partir de ce début décembre. »

– Vous allez voir la piste ou seulement piloter sur un simulateur ?
Norman Nato : « Dans toutes les disciplines de haut niveau, les simulateurs deviennent d’indispensables outils de travail. Ils reproduisent très fidèlement la voiture, le circuit et les conditions de course. On peut tourner jour et nuit, balayer des réglages, faire des simulations de course, bref, on accélère le développement et la recherche de performances. C’est le rôle du pilote d’essais de passer de longues heures dans son cockpit électronique ! Mais il faut qu’il reste au contact de la piste, régulièrement, parce que la meilleure simulation du monde ne remplace pas le réel. Donc, oui, je vais beaucoup travailler avec les ingénieurs sur le simulateur, mais aussi rouler en piste. J’ai d’ailleurs déjà testé la voiture ces dernières semaines et ce sera à nouveau le cas à l’occasion des essais officiels de Marrakech le 13 janvier prochain. »

– Vos premières sensations au volant d’une monoplace de Formula E ?
Norman Nato : « Etonnant ! Il y a à la fois beaucoup de pilotage et beaucoup de travail de gestion de la voiture. Côté pilotage, ce sont des voitures très fines à maîtriser car leurs appuis aérodynamiques ne sont pas très importants, et que leurs pneumatiques atteignent facilement leur limite d’adhérence –c’est fait exprès pour rendre le pilotage des Formula E très technique. Côté travail à bord, il faut gérer la consommation d’énergie, la récupération d’électricité au freinage, jouer sur les balances de freinage, gérer la montée en température des batteries,… Attaquer pour un tour rapide ou se battre contre un adversaire exige de grosses qualités de pilote ! »
 
Communiqué,

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