Norman Nato: « Le Mans en 2019 ? Je signe tout de suite ! »

Norman Nato © DR

La SMP Racing #35 de Norman Nato et ses équipiers a franchi ce dimanche après-midi à 15 heures la ligne d’arrivée des 86ème 24 Heures du Mans. Pour Norman qui disputait là ses premiers 24 Heures, une nouvelle expérience, sans doute la plus riche de sa carrière.

 

Terminer ses premiers 24 Heures du Mans, quel que soit le résultat, est un moment important dans la carrière d’un pilote. Rallier l’arrivée de la plus grande course du monde, la plus éreintante, la plus exigeante, est une petite victoire. Bien sûr, comme chacun des 179 autres pilotes au départ de cette édition 2018, Norman aurait voulu gagner. Mais il n’y a qu’un trio de vainqueurs par catégorie… Déception ? Pour un compétiteur qui ne vit que pour gagner, évidemment oui. Mais le jeune pilote français tire une certaine satisfaction et surtout de très riches enseignements de cette 16e place finale (sur 60 engagés, 12ème en catégorie LMP2).

« Pour mes premiers 24 Heures du Mans, je m’étais fixé deux objectifs : terminer la course et, si possible, décrocher une belle place. Je considère ce soir que j’ai atteint mes deux objectifs car il fallait être très fort cette année pour passer la ligne d’arrivée, qui plus est en vainqueur. Bravo donc à Toyota pour sa victoire au classement général. Bravo aussi à notre écurie SMP Racing pour la 16ème position que nous décrochons. Le rythme imprimé à la course par les leaders de chaque catégorie était très élevé. Le nombre record de drapeaux jaunes agités, de voitures de sécurité déployées, de neutralisations de secteurs, en sont la preuve. La course s’est déroulée quasi exclusivement sur piste sèche mais l’intensité de la compétition a fait beaucoup de casse. La conséquence des nombreuses sorties de pistes directes sur des erreurs de pilotage, mais aussi de pas mal d’accrochages. Le rythme de course et l’engagement étaient cette année très élevés –dixit les ‘anciens’. A l’exception d’une ou deux touchettes, nous avons réussi, nous, à passer entre les gouttes. Quant aux erreurs de pilotages qui sont ici très souvent sanctionnées par d’importantes casses, nous avons été irréprochables. La Dallara-Gibson #35 du SMP Racing dort ce soir dans son camion. Sale, mais intacte ! Voilà donc une première source de satisfaction, de même que notre 16e place au classement général. Pour la décrocher, il a fallu être aussi habiles pour éviter les accrochages, que ‘propres et sûrs’ pour rester en toutes circonstances sur la piste, tout en conservant un tableau de marche élevé.
« Lorsque nous avons mis un genou à terre, c’était sur crevaisons -il y avait parfois beaucoup de débris sur la piste- ou en raison de défaillances mécaniques –quelques problèmes électriques et électroniques nous ont fait perdre un peu plus de 45 minutes au cœur de la nuit, puis un peu avant l’arrivée. Estimons-nous heureux : certaines pannes rencontrées par nos voisins de garages étaient irrémédiables et les ont contraints à l’abandon.
« Je suis donc heureux que nous ayons vu le drapeau à damier et décroché une place très honorable au classement. Si nous n’avions pas été aussi rapides en piste, ces arrêts nous auraient rétrogradés beaucoup plus loin à l’arrivée… Et lorsqu’il a fallu intervenir sur la voiture, l’équipe a été d’une impressionnante efficacité. Je leur tire un grand coup de chapeau.
« Au-delà de cette réussite collective, je repars quant à moi du Mans avec d’autres satisfactions. D’abord, j’ai été capable de me mettre très rapidement en action, quelles que soient les conditions de piste. J’avais échangé avec pas mal de pilotes, et la majorité d’entre eux m’avait incité, sinon à la prudence, du moins à prendre le temps de monter en puissance. Le Mans sanctionne les excès d’optimisme avec rudesse… Je suis donc parti très concentré, mais j’ai très rapidement pu prendre la mesure de la piste. En course, même au milieu du trafic, je suis parvenu à trouver mes trajectoires, à me construire des tours relativement clairs et à bien lire les pièges qui surgissaient, averse ou débris.
« Je suis également très satisfait de mes premières performances ici. J’ai réalisé des temps en essais puis en course qui me placent cette semaine parmi les pilotes les plus rapides en LMP2 : 3’28 » en essais, et plusieurs fois 3’29 » en course. J’ajoute enfin à cela plus de 2000 km couverts sur le circuit, presque l’équivalent d’une saison entière d’ELMS !
« La suite de la saison ? Le championnat ELMS avec l’écurie Racing Engineering. Mais je voudrais pouvoir bloquer dès que possible sur mon agenda la date des 24 Heures du Mans 2019. Je veux revenir courir ici. Fini le temps de la découverte : je veux revenir pour la gagne ! »

Prochain rendez-vous pour Norman Nato, la 3ème épreuve du calendrier ELMS 2018 au volant de la voiture de l’écurie Racing Engineering du 20 au 22 juillet 2018, à l’occasion des 4 Heures du Red Bull Ring (Spielberg-Zeltweg, Autriche).

Communiqué,

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