Porsche Carrera Cup : « Ce n’est pas le résultat que Paul Cauhaupé était venu chercher à Barcelone »

#16 CAUHAUPE Paul (FRA), Pro, Martinet by Alméras Porsche Carrera Cup France Circuit de Barcelone 8-12 avril 2026 © Alexis GOURE

C’est un cliché dans la ‘com’ des sportifs : dès que la compétition qu’ils ont disputé ne leur a pas été favorable, ils utilisent cette formule toute faite : « ce n’est pas le résultat que nous voulions. » Mais il faut avouer que dans le cas de Paul Cauhaupé, victime d’une sortie de piste à haute vitesse à Barcelone, une telle expression résume bien la situation car il a marqué 5 points au championnat alors qu’il pouvait raisonnablement en espérer 10 fois plus !

Aux essais, le Toulousain avait en effet justifié son statut de favori en se classant P2 des essais privés à 21 millièmes, P1 des essais libres, P3 et P2 des qualifications. « Il faisait plus chaud que ces dernières années à Barcelone et la voiture se comportait différemment, avec davantage de survirage. Mais c’est la dernière saison de la Porsche Cup génération 991.1 et on n’allait pas révolutionner le set-up. On a juste fait quelques ajustements et travaillé sur le driving et la dégradation des pneus. J’ai fait le meilleur temps en FP1 avec 15 millièmes d’avance, les écarts étaient très serrés chez les Pros, je crois que le championnat va être hyper disputé cette année ! En FP2, j’ai fait 17 tours d’affilée pour bien préparer la course. »

La cata catalane
Le pilote de la Porsche Martinet by Alméras #16 réussit un beau départ le samedi, il se hisse au 2è rang et prend la roue du leader mais un accrochage dans le peloton entraine très vite une neutralisation. La course est relancée au 6è tour mais dès le premier virage, abordé à près de 260 km/h, Paul n’a que le temps d’éviter la voiture qui le précède avant de traverser le bac à graviers et de percuter le mur de pneus en marche arrière.

Fort heureusement, Paul n’est pas blessé même s’il ressent quelques douleurs. « J’ai perdu les freins, la pédale est allée au fond. C’est bizarre car je n’ai pas eu de signe avant-coureur derrière le safety-car. Le week-end aurait pu s’arrêter là mais l’équipe a fait venir une autre voiture de France. Je remercie Grégor Raymondis qui a effectué le trajet depuis Albi pour nous la livrer dans le paddock du circuit à minuit et demi. Merci également au staff du team qui a travaillé jusqu’à 5 heures afin qu’elle soit prête pour la course 2. »

La nuit fut d’autant plus courte que dimanche, le départ est programmé à 9 heures. La remontée de Paul se voit contrariée par deux procédures de safety-car qui réduisent le temps de course de moitié mais il prend tout de même les 5 points de la 11è place. Sait-on jamais, ils pourront toujours faire la différence en fin de saison.

De retour en Haute-Garonne, Paul a procédé à différents examens pour savoir s’il pouvait de remettre… au vélo, puis il s’est plongé dans les révisions de ses partiels. Il sera à Dijon-Prenois du 14 au 17 mai pour, cette fois, « être à la place où il voudrait être », c’est-à-dire la première !

Romane Didier,
Photos Alexis Goure

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