Greg Guilvert : Une victoire européenne et un nouveau titre de vice-champion de France

Les deux dernières épreuves de la saison furent à la fois porteuses d’un très beau résultat, mais également teintées de quelques regrets pour Grégory Guilvert. Avec son coéquipier Paul Petit et son équipe Speedcar, il a remporté sa deuxième victoire en GT4 European Series à Portimao… mais le podium final lui a échappé pour 4 petits points. Au volant de son kart 125 cm3 à boite de vitesses sur le circuit de Bresse, il s’est classé bon 2è… mais il a dû se contenter, à 4 petits points près, du titre honorifique de vice-champion de France KZ2 Master Long Circuit. En tout cas, le Seine-et-Marnais reste, à 44 ans, aussi compétitif avec les 520 chevaux de son Audi qu’avec les 400 chevaux au litre de son BirelArt-Tm !

GT4 European Series : le je-ne-sais-quoi et le presque-tout*
Les attentes étaient élevées à la veille de ce final en terres portugaises. Mais la déception fut exacte au rendez-vous des qualifications ! « Je connais la problématique du virage n°1 à Portimao et je ne conteste jamais le verdict des caméras utilisées par les commissaires sportifs, qu’on a d’ailleurs la possibilité de visionner. Je lance mon premier ‘flying lap’ et j’entends ‘track limit’ à la radio. Pourtant, vu de l’intérieur, tu as l’impression d’avoir un mètre de marge. Quand tu sens un

#8 – Team Speedcar – Gregory Guilvert – Paul Petit – Audi R8 LMS GT4

poil de vibration dans la roue droite, tu sais que tu es limite, alors tu corriges au tour suivant. J’assure le T1 et j’ai l’impression d’avoir laissé un 1 mètre 50 de marge. Je finis le tour qui est bon pour la pole, mais j’en fais vite le deuil ‘track limit’ ! J’attaque un troisième tour en rentrant même la troisième au lieu de la quatrième dans ce fameux T1 et la séance s’arrête : drapeau rouge. Je n’ai aucun chrono rapide et je suis P35 et dernier sur la grille de la course 1 ! »

Il faut bien faire avec… Greg gagne quelques places en évitant un accrochage au départ et poursuit sa remontée jusqu’à atteindre un solde créditeur de 18 places. L’Audi #8 est 17è au moment du changement de pilote et Paul Petit reprend 7 places de plus. La belle verte est P10 et marque les points de la 6e place en Silver. « On craignait de souffrir dans les longs appuis des virages 14 et 15, comme à Zandvoort par exemple. Mais l’équipe a trouvé un réglage aux essais que nous avons adopté pour la course 1 et les pneus ne se sont pas dégradés comme attendu. Et ça s’est confirmé le lendemain. »

Dimanche, Paul Petit réussit un très bon départ depuis la 3è position sur la grille. « Il a pris la tête en passant entre les deux premiers. Au moment du pitstop il avait un peu moins d’une seconde d’avance mais, surprise, une Mercedes est ressortie des stands devant moi. J’ai patienté un peu car je ne voulais pas jouer les trouble-fête au milieu des voitures impliquées dans la bagarre pour le titre. Mais j’ai pensé que la meilleure façon de ne pas interférer était de prendre les devants. J’ai trouvé l’ouverture à la corde du virage 13 à 8 minutes du but. »

Greg monte ainsi sur son 81è podium en GT4 et pour la 43è fois, il se dirige vers la première marche. « Avec cinq résultats blancs sur douze courses, on n’a pas toujours eu la réussite de notre côté, mais j’apprécie de travailler avec Paul Petit et l’équipe de Pascal Destembert. Alors pourquoi ne pas repartir en 2027 et essayer de mettre tout bout à bout pour aller chercher le titre ? »

Guilvert Gregory, KZ2 MASTER, FRA, BIREL ART / TM / LECONT, SPIRGEL, Championnat de France, BRESSE, National Race, © KSP Reportages

Championnat de France Long Circuit : de la fournaise de Lédenon à la pluie bressane
Greg connait bien les karts KZ2 à boite de vitesse et le long circuit. La discipline qui combine ces deux caractéristiques l’a vu monter sur le podium national à huit reprises ces douze dernières années ! Leader à l’issue de l’étape de Lédenon, écourtée par les incendies qui ont sévi dans le Gard début juillet, Greg s’est rendu en Saône-et-Loire sur le Circuit de Bresse pour viser un quatrième titre dans la catégorie. « J’étais déjà venu en 2013, il avait neigé ! Cette année, ils ont failli arrêter le meeting après la préfinale tellement il pleuvait fort. Le soleil est revenu dimanche après-midi, mais on est restés en pneus pluie. Je suis monté en puissance, on a essayé des petites choses avec mon équipe Spirgel Racing Team, on était de mieux en mieux, mais sans pouvoir vraiment rivaliser pour la gagne. »

Troisième aux essais qualificatifs, 2è après les trois manches, Greg a terminé la préfinale et la finale, au même 2è rang. Il est donc passé à côté d’un huitième titre de champion de France FFSA, Karting et Sport Auto confondus, mais le voici pour la sixième fois vice-champion de France !
(*) Adaptation du titre d’un livre du philosophe Vladimir Jankélévitch publié en 1981.

Romane Didier,

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