La Belcar Historic Cup ‘Powered by St. Paul ERU’ a conclu sa saison sur le Nürburgring. Trois des six titres belges dans les différentes plateformes étaient déjà attribués à Luc Moortgat, Jan Van Elderen et François Bouillon avant le coup d’envoi du meeting. Ce week-end de clôture s’est déroulé en mode mineur en raison d’une trace d’huile. Toutes les courses ont dès lors été raccourcies et renvoyées à dimanche.
Deux qualifications pour deux courses, avec les frères Tim et Wim Kuijl en pole
Luc Moortgat, déjà certain de décrocher le titre dans la Plateforme 4, prenait place aux côtés de la BMW M3 E36 de Tim Kuijl, précédant un étonnant Sidney Dieleman sur sa BMW M3 E46. Celui-ci conservait des chances de décrocher le titre dans la Plateforme 6, où Danny Kerckhof semblait néanmoins disposer des meilleurs atouts. Son équipier Evertjan Alders trouvait également place sur la deuxième ligne avec sa particulièrement rapide BMW E46 WTCC ex-Schnitzer. Erik Bruynoghe, au volant de la Porsche 964 d’Eric Nulens, signait le cinquième meilleur temps devant la Mercedes 190 AMG Evo2 16S de Samuel Verheggen. Dieter Kuijl positionnait sa puissante BMW 3.5 CSL 24V en quatrième ligne, soit la pole position dans la Plateforme 1. Il était accompagné de son équipière Audrey van Ham, qui se fendait d’un très bon chrono avec sa Ford Capri RS2600 Weslake. Les deux pilotes St.Paul allaient s’affronter pour la couronne en Plateforme 1. Wim Kuijl se retrouvait tout à la fin de la grille de départ, dès l’instant où il n’avait pas été en mesure de se qualifier.
Tim Kuijl intraitable en Course 1
Tim Kuijl était le plus prompt à bondir dès le départ, emmenant dans son sillage la Porsche de Bruynoghe, la BMW de Dieleman et la Mazda RX-3 de Gust Van Haelst, qui avait pris le meilleur sur Moortgat et Alders. Luc Moortgat avait du mal à se mettre dans le rythme, mais au fil des tours, il gagnait en vitesse et se rapprochait des leaders pour finalement prendre la troisième place derrière Tim Kuijl et Evertjan Alders. Dieleman et Bruynoghe complétaient le top 5. En un seul tour, Wim Kuijl profitait de la puissance de sa Ford Capri RS3100 pour revenir sur le groupe de tête, prenant même les commandes de la course avant de devoir baisser le rythme suite à un souci d’embrayage. Il s’assurait néanmoins le titre dans la Plateforme 2. C’était aussi le cas de Dieter Kuijl, quand bien même des soucis électroniques l’avaient contraint de monter en piste plus tard que ses concurrents. Mais en terminant deuxième en Plateforme 1 derrière Audrey Van Ham, il s’assurait un nouveau titre et succédait à lui-même au palmarès. Danny Kerckhof décrochait lui aussi le titre en Plateforme 6, dès l’instant où une quatrième place suffisait pour qu’il ne soit plus repris.
Pole position pour la Capri RS3100 de Wim Kuijl en Course 2 devant la BMW de son frangin Tim. Les conditions météorologiques se compliquaient et les passagers de la pluie faisaient leur apparition dans les hautes sphères du classement. Samuel Verheggen positionnait ainsi sa Mercedes au troisième rang, aux côtés de Luc Moortgat et sa Porsche 964. Evertjan Alders et David Potters partageaient la troisième ligne de la grille, Potter tirant pleinement profit des roues avant motrices de sa petite Peugeot 206 GTi, ce qui lui permettait de signer un chrono de toute beauté.
Luc Moortgat effectue le meilleur choix de pneus
Les conditions météorologiques changeantes rendaient compliqué le choix des pneumatiques. Beaucoup de pilotes se laissaient tenter par des slicks, mais au final, ce sont les pneus pluie qui allaient s’avérer les plus efficaces. C’était le choix de Luc Moortgat, qui prenait un envol canon pour dominer la course et s’imposer avec une minute et demie d’avance sur ses concurrents. Après sa victoire en Course 1, Tim Kuijl, en slicks, prenait la deuxième place devant la Mercedes 190 AMG Evo2 de Samuel Verheggen, repassé par les stands pour troquer ses slicks contre des enveloppes pour la pluie.
Erick Bruynoghe prenait le départ au volant de la Peugeot 205 GTi de Mario Potters et se classait excellent quatrième en pneus slicks, près d’une minute devant l’autre traction équipée de slicks, la Ford Puma de Simeon Roessle. Autre ‘Regenmeister’, David Potters effectuait une petite faute avec sa Peugeot 206 GTi, ce qui lui coûtait une possible place de vice-champion en Plateforme 6.
Les champions 2026 sont donc les suivants :
FIA-Platforme 1 <1982 Dieter Kuijl (BMW CSL 3500 24V).
Non FIA Platforme 2 <1982 Wim Kuijl (Ford Capri RS3100 Cosworth)
FIA Platforme 3 1982-1990 Jan Van Elderen (Ford Sierra Cosworth RS500)
Non-FIA Platforme 4 1982-1990 Luc Moortgat (Porsche 964 RSR)
FIA Platforme 5 1990-1999 François Bouillon (Audi 80 Quattro Competition)
Non-FIA Platforme 6 1990-1999 Danny Kerckhof (BMW E46 ETCC).
Vincent Franssen,
