A Agadir, le Team X-Raid de Sven Quandt est en place dans le bivouac mis à disposition des équipes. Tout le monde y est souriant, posé et même détendu à trois jours du coup d’envoi de la 5è manche mondiale pour les autos et à deux jours pour les motos car, les concurrents satisferont à un prologue dimanche.
L’équipe allemande s’est déplacée avec deux Mini John Cooper Works Rally 3.0i, l’une pour Guillaume de Mévius – Mathieu Baumel, la seconde pour Sebastian Halpern – Eduardo Pulenta.
De Mevius et Baumel n’ont pas disputé de nombreuses courses au cours de cette saison, le Dakar, la Baja Aragon à Teruel et le Maroc la semaine prochaine. Entre temps, bien évidemment des tests ont été effectués afin de fiabiliser la Mini et ses problèmes récalcitrants de cardan. « Des solutions ont été trouvées ainsi que sur d’autres éléments, les fameuses problématiques décelées au Dakar » explique Mathieu.
Du sable, des pistes cassantes… l’équipage pourra jauger du travail profond effectué sur leur Mini au cours des cinq étapes qui les attendent et vérifierons avoir été dans le bon sens.
En ce qui concerne le tracé, Mathieu reconnait « il reste sur du connu autour de Zagora avec deux ou trois visites vers Mahmid et les incontournables dunes de Merzouga… Marc Coma annonce des pistes inconnues, nous verrons sur place ! »
Pour Guillaume et Mathieu qui ne jouent aucun titre, ils sont présents sur cette manche mondiale dans l’optique du Dakar comme de nombreux autres équipages. « Pour être au top pour le Dakar, nous devons passer par le Maroc. Nous avions entamé le précédent Dakar sur une victoire et deux jours en tête du rallye, pourquoi ne pas espérer faire beaucoup mieux sur le prochain ? »
D’autant que physiquement, Mathieu progresse petit à petit. Avec sa prothèse à la jambe droite, il ne retire que du positif. « Ça évolue convenablement et dans le bon sens, comparativement au début d’année. Il me reste un bout de chemin à faire encore mais c’est sur la bonne voie. »
De son côté Guillaume de Mévius a bon espoir pour ce Maroc d’autant que les résultats obtenus à la Baja Aragon le confortent : « elle n’a certainement pas été notre meilleure épreuve. J’ai commis une erreur lors de la première spéciale et nous sommes partis en tonneaux alors que nous étions en tête de la course. Dans la deuxième spéciale, une crevaison alors que nous roulions sans souci, nous remportons la troisième et dernière. Avec Mathieu c’était nos retrouvailles après le Dakar. Pour le Maroc, nous sommes à un bon niveau et l’équipe réalise de l’excellent travail. »
MFE
