Africa Eco Race : Guy Housset et Loïc Minaudier n’ont pas dit leur dernier mot !

Pour son premier Africa Eco Race, le basque Guy Housset associé à Loïc Minaudier, font leur bonhomme de chemin. « C’est la grande découverte » exprime le pilote qui n’amuse pas le terrain au point d’avoir remporté l’étape 5 qui emmenait la caravane à son point repos de Dakhla.

Au volant d’un Optimus du MD Racing construit en 2022 « et évolué en Evo 4 au niveau du châssis » précise le basque qui a pris du plaisir sur les étapes marocaines et va enchaîner par celles de Mauritanie avec la même détermination que durant la première semaine. Avec un V8 Chevrolet, une boîte SADEV… « L’engin m’a emmené jusqu’aux arrivées à chaque participation et j’espère que ce sera le cas sur cet Africa. »

C’est avec Loïc Minaudier fraîchement rentré du Dakar en Arabie Saoudite que Housset vit cette aventure africaine. « Loïc joue dans la petite cour avec moi mais, notre amitié outrepasse ce détail. Nous nous entendons bien et nos valeurs sont les mêmes. Depuis notre rencontre nous passons de très bons moments ensemble et, nous participons à cet Africa dans une parfaite complicité, entre amis et nos fidèles mécanos… J’espère récompenser notre entourage par un bon résultat. »

Dans le plateau auto, l’adversité est de taille avec un Overdrive, un Mini, une panoplie d’engins qui donne la réplique à l’équipage français. « Moins de gratin qu’en Arabie mais, les enjeux ne sont pas les mêmes ! Le plateau a de l’allure, l’esprit est différent et rassemble les amateurs que nous sommes. Pour avoir vécu le Dakar en 2022, l’univers est différent. Je ressens au sein de cette famille beaucoup de passion… »

Participer à l’Africa Eco Race révèle en Guy Housset des souvenirs : « quand j’étais adolescent, nous avions deux-trois chaines de télé et nous étions des téléspectateurs attentifs à ce qui se passait sur le Dakar ! C’est ce qui m’a rêvé d’Afrique. Aujourd’hui, je réalise le rêve de ma vie et dans les traces de Thierry Sabine aller jusqu’à Dakar représente beaucoup à titre personnel. »

Si le Maroc représente pour beaucoup une formalité, pour Guy Housset ce n’est pas le cas. « Il n’y a jamais de formalité même si, on connaît ce pays pour y venir facilement. Il y a des subtilités partout, la moindre déconcentration ou autre se paye comptant. Notre avancée est tactique : étape après étape, sans objectif, sans s’enflammer, on jeu franc jeu. On verra comment cela se concrétisera au bout. »

Au départ de Dakhla, fin du rallye au Maroc, Guy et Loïc occupent la 5è place au général avec une victoire d’étape, accusant un retard de 16’42 su les leaders Pol Van Pollaert-Anthony Pes sur un Optimus (MD Rallye). Les MD sont à la fête, ce sont quatre engins construits dans les ateliers de Morel en Normandie qui sont installés aux cinq premières places du général. Leur fiabilité et leur aisance dans le pilotage démontrent que le Buggy a atteint les sommets comme l’a prouvé Nasser Al-Attiyah et Max Delfino sur la Baja Saudi qu’ils ont remporté devant les Overdrive.

Marie-France Estenave

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