Une journée à émotion avec la toute première victoire de Saood Variawa et François Cazalet, trois secondes de mieux que Lategan – Cummings. Un doublé de plus Toyota sans la moindre erreur de navigation contrairement à certains cadors au ‘jardinage’ généreux accusant l’imprécision du book ! Une étape qui met une nouvelle fois les jeunes au-devant de la scène ! Super pour la discipline.
Saood Variawa : « Deuxième victoire d’étape, c’est incroyable »
Saood Variawa renoue avec la victoire après être devenu l’an passé le plus jeune vainqueur d’une étape en autos de l’histoire de la course.
« C’est la deuxième victoire d’étape, c’est incroyable. La voiture a été parfaite sur une étape tèrs longue où c’était difficile de garder le rythme. Dans les dunes on s’est bien débrouillé avec les caps, beaucoup d’autres se sont égarés, on a parfois fait notre propre trace et on a peut-être fait la différence dans ces moments-là. On a attaqué, doublé des autos, la poussière nous a gêné mais au final je suis très heureux et j’ai hâte d’être à demain. »
Mattias Ekstrom : « Une journée pleine de défi pour l’ouvreur »
Mattias Ekstrom devrait réaliser la meilleure performance du clan Ford malgré sa position d’ouvreur du jour. Le Suédois pointait 2e du jour derrière Lategan lors du dernier intermédiaire significatif. Un résultat auquel il ne semblait pas s’attendre lui-même et qui lui permettrait de conforter sa place de 2e du général avec un peu moins de retard sur Nasser Al Attiyah.
« Très venteux, difficile avec la visibilité. Une journée pleine de défi pour l’ouvreur en raison de la végétation que l’on croisait parfois à pleine vitesse. On a endommagé un peu l’auto, mais on n’a pas eu de crevaison ni commis d’erreur de navigation. On verra combien de temps je perds, mais pour mao cela a été une spéciale que j’ai apprécié. »
Henk Lategan : « Il valait mieux perdre du temps aujourd’hui »
Henk Lategan termine 2è de la spéciale. Le Sud-Africain ne cherchait pourtant pas un si bon résultat, la stratégie dictant de ne pas partir devant demain dans la 2è spéciale dédoublée motos-autos de la course. Au général, l’officiel Toyota retrouve le podium (+6’08). Mattias Ekstrom (+4’00) est un peu plus de 2 minutes devant lui. Nasser Al Attiyah, 4è du jour, reste leader.
« On ne voulait pas gagner l’étape. On a rencontré quelques soucis en début de spéciale dont une crevaison, on s’est arrêté pour changer la roue, puis dans les dunes on s’est un peu perdu en cherchant un point. On savait que l’on allait pas regagner de temps et on a repris du rythme et à la fin on s’est même arrêté un peu sur le bord de la route, mais pas assez. Un peu de malchance ou pas de chance. C’est difficile de voir et de contrôler les autres durant la journée. Il valait mieux perdre du temps aujourd’hui et ne pas ouvrir demain. C’est vraiment une grande loterie d’ouvrir sans les motos. On a déjà joué à ça avec les pierres en première semaine, là on va le faire en ouvrant. »
Nasser Al Attiyah : « On devait gagner aujourd’hui »
Nasser Al Attiyah annonce une stratégie totalement opposée à celle d’Henk Lategan. Le Qatarien aurait aimé remporter l’étape, une erreur juste avant l’arrivée lui aurait fait perdre trois minutes. Cinquième du jour (+1’16), le leader du général voit Mattias Ekstrom revenir à 4’00 et Henk Lategan à 6’08.
« On a commis une petite erreur près de l’arrivée qui doit nous coûter trois minutes. Mais on ne perd pas trop de temps, je pense qu’on a fait du bon travail. On devait gagner aujourd’hui, perdre demain aurait permis d’attaquer après-demain. »
Sébastien Loeb : « On roule tous à la même vitesse »
Sixième du jour (+3’02), Sébastien Loeb conserve ce même rang au général (+17’25).
« Une belle spéciale avec de tout, des pistes rapides, des dunes, c’était plutôt sympa au niveau pilotage. C’était long par contre, 480 km, ça commence à faire. On fait globalement une belle spéciale, on fait juste une erreur de nav’ sur la fin, on perd 2 ou 3 minutes je pense. Il faut éviter les erreurs comme ça. On a cravaché toute la spéciale pour aller chercher ces minutes et on les perd bêtement. Mais bon, c’est comme ça. Comme je le dis depuis un moment, on roule tous à la même vitesse quand on est à l’attaque. Il n’y a que les conditions de piste qui font la différence, et encore là sur les dernières, moins, donc c’est serré. Mais je préfère ça que de rouler dans les cailloux à 40 km/h. »
Challenger Dania Akeel : « J’ai fait mon job »
Gagnante d’une étape l’année dernière en Challenger, la pilote saoudienne est passée à trois secondes d’un deuxième succès aujourd’hui. Mais elle doit se contenter de compléter le premier doublé féminin de l’histoire dans le classement d’une spéciale du Dakar, derrière Puck Klaassen.
« Trois secondes, ce n’est vraiment pas beaucoup… très bien. J’ai fait mon job, on a deux types différents de voitures, avec chacune ses qualités, mais c’était une bonne journée. Il y a vraiment beaucoup de bons pilotes dans cette catégorie, je ne sais pas si avec ce fort vent le pare-brise a été un avantage, en tout cas c’est un très bon équipage qui a gagné ».
Challenger Puck Klaassen : « Trois secondes d’écart après 480 km, c’est fou »
Puck Klaassen s’impose en Challenger pour la 2è fois depuis Yanbu. Dans l’étape 2, la Néerlandaise était devenue la 5è femme à remporter une étape dans une des catégories de la course. Elle double la mise et deux femmes réalisent un doublé inédit aujourd’hui puisque c’est Dania Akeel qui lui emboîte le pas à 3 secondes. Depuis Yanbu, il n’y a que le podium de l’étape 1 qui n’a pas célébré ni Dania ni Puck. La Saoudienne est monté 5 fois sur le podium, la gagnante du jour en est à son 3è.
« Je ne m’y attendais pas. Trois secondes d’écart après 480 km, c’est fou. C’est cool que ce soit Dania, je suis vraiment contente. On est parti dixième, cela nous a donné un bon espace qui nous a permis d’attaquer un peu et à la fin on a eu un peu de poussière, mais sans plus, donc je pense qu’on a eu un peu de chance et Augusto a fait une super navigation, je crois que que nombreux se sont perdus, pas nous. »
Xavier de Soultrait : « rencontre fortuite avec une légende »
Relégué à près de trois quarts d’heure ce matin après un premier ennui mécanique hier, un accrochage dans la spéciale du jour avec Bruno Saby lui coûte quarante minutes supplémentaires. Ce soir, De Soultrait se retrouve au pied du podium à 1h25 »11
« Journée infernale. Cela fait longtemps que l’on n’avait pas roulé en fond du peloton, la piste est détruite. On a rencontré Bruno Saby avec qui on aurait aimé faire connaissance dans d’autres circonstances. On était en train de le doubler au Sentinel quand il a tourné sec à gauche. On a compris après qu’il avait raté un point et qu’il allait le rechercher. On a freiné tout ce que l’on a pu, mais on n’a pas pu l’éviter. Rencontre fortuite avec une légende. Heureusement, le Polaris est super costaud, on a réussi à le remettre sur ses roues, car il était à l’envers. Ensuite on en a payé les conséquences avec des choses qui se sont desserrées. Mais on est bon mécanos, on a fait ce qu’il fallait. On continue, on ne perd pas espoir pour le podium final. On n’a plus que deux Polaris de pointe à mettre sur le podium, c’est notre mission. Il faut arrêter le chat noir, on a payé ce qu’on devait au Dakar, maintenant on veut que du bon. »
