Arrivées sans embrayage à l’arrivée de la spéciale tracée entre Riyadh et Wadi Ad-Dawasir, Maria Gameiro et Rosa Romero ont pu rejoindre le bivouac grâce à la solidarité de la caravane du Dakar. Et les conseils avisés de Dave Klaassen…
Leur Mini rose ne passe pas inaperçue. Dans les dunes ou les cailloux, l’auto du seul équipage féminin du Dakar se repère de loin. Cela n’a toutefois pas empêché Maria Gameiro et Rosa Romero de se faire percuter lors de la deuxième étape par un camion trop pressé. « Cela nous a obligés à finir la spéciale sans frein », raconte la pilote portugaise. « Et c’est ce qui fait qu’on roule depuis toujours dans la poussière car on part dans les derniers. Aujourd’hui, c’est
l’embrayage qui nous a lâchées après 78 km. Nous sommes des survivantes. » L’an dernier, déjà, Maria avait expérimenté le pilotage à vue. Pour ce qui était son premier Dakar, elle avait connu un problème mécanique qui l’avait d’entrée pénalisée. Depuis, la Portugaise qui ne court au niveau international que depuis 2022 a affiné son pilotage.
Aux côtés de l’expérimentée Rosa Romero, épouse de Nani Roma qui a, elle, déjà disputé onze Dakar, dont sept à moto, Maria Gameiro progresse d’étape en étape. « On forme un beau duo », dit-elle. « On s’entend bien et on prend du plaisir à partager cette aventure. » Le tandem aurait toutefois préféré éviter les problèmes techniques après la journée de repos réparatrice pour l’ensemble des concurrents. Arrivées en cahotant à l’arrivée de la spéciale tracée entre Riyadh et Wadi Ad-Dawasir, Maria et Rosa n’ont pas réussi à repartir après avoir récupéré
leur étiquette sur leur carton de pointage. Après avoir été tractées par un camion pour sortir de la zone d’arrivée, elles ont dû attendre une âme charitable pour rentrer jusqu’au bivouac. « Généralement, les hommes sont plutôt bienveillants avec nous, assurait alors la Portugaise. En revanche, sur la piste, personne ne nous fait de cadeau. La course est la même pour toutes et tous. »
Et puis est arrivé Dave Klaassen. Acceptant évidemment de les remorquer, le Néerlandais s’est penché sur leur problème technique. Il a alors suffi à Maria d’enclencher la première avant de démarrer son moteur pour pouvoir faire repartir sa Mini. « On forme un beau duo mais ni Rosa ni moi ne sommes mécaniciennes », pouvait s’amuser la Portugaise en relançant son auto vers le bivouac.
