Dakar Ronan Chabot – Gilles Pillot : Riyadh, Riyadh, 24h d’arrêt !

Après une première semaine de course, le Dakar s’accorde une courte pause au cœur de la capitale saoudienne. Un repos bienvenu pour Ronan Chabot et Gilles Pillot, 29è du général à mi-parcours.

Repos, repos, c’est vite dit. «Une journée de repos ? Ça n’avait rien de reposant !», sourit Ronan Chabot. «Avec Gilles, on n’a pas arrêté. Réveillés de bonne heure, comme en spéciale. L’ambiance est sympa. On en a profité pour revoir les anciens, les vieux de la vieille ! Depuis le temps, tout le monde se connaît !».

Une pause mise à profit pour une révision complète du Toyota #235 aux couleurs RCM et Toys Motors. Les petits tracas de la veille sont déjà de l’histoire ancienne. «Nos mécanos ont bossé comme des dingues hier soir pour tout vérifier.» Une courte séance de roulage à la sortie de Riyad permet de valider la forme retrouvée du proto japonais. «Depuis quelques jours, le moteur se mettait en sécurité et régulait la puissance.», précise le pilote vendéen «Là, on a un nouveau réglage cartographique, ça pousse !»

La mi-parcours, c’est aussi l’occasion d’un premier bilan. D’un regard sur la discipline, après une année d’absence. «C’est plus professionnel. Avec le Championnat du monde FIA W2RC, les gars roulent toute l’année, font du rallye raid à plein temps, vivent de la discipline. Et ça va s’accélérer, notamment avec les filières mises en place par les fédérations, notamment qatarie et saoudienne. Ils investissent sur la jeunesse et sur le long terme. Le Dakar prépare son avenir. Mais il faut garder l’âme de tout ça. Ça devient une grosse machine. Il faut trouver le bon équilibre.»

26è en Ultimate, la catégorie reine, voici le duo Chabot/Pillot 29è du général à la veille de la deuxième semaine. «Cette seconde semaine, je la sens bien. Demain, on part loin suite à nos problèmes. On a du monde à doubler, on a une bonne auto ! On est globalement à notre place. On aurait signé au départ, car on aurait pu y rester !» Ils étaient 317 au départ de Yanbu. Ils sont 244 équipages à reprendre la route demain pour 462 kilomètres.

«Le Dakar est une course intense, contre les autres et contre soi-même.» Thierry Sabine, 1981. Quarante-cinq ans plus tard, cette réflexion du père fondateur du plus célèbre des rallyes raids reste toujours d’actualité.

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