Dakar Étape 6 Ronan Chabot – Gilles Pillot : On a manqué de souffle !

Déjà la mi-parcours pour Ronan Chabot et Gilles Pillot, 30è du général après une longue, longue journée…

Deviendrait-on philosophe avec le temps ? Le Désert comme l’Océan décide seul de vous laisser passer. Et parfois de vous contrarier. Au Dakar, «l’absence de problèmes est un vrai luxe » Citation mille fois ressassée dans le bivouac. Et mille fois vérifiée… «Dès le départ, je me suis dit, je ne suis pas dans le rythme, pas dans le rythme», explique Ronan Chabot. «On s’est arrêté avec Gilles pour dégonfler, réduire la pression des pneus, mais ça n’a rien changé.» Le mal est ailleurs…le Toyota n°235 manque de souffle aujourd’hui. « C’était un problème de puissance moteur, comme si un seul des 2 turbo fonctionnait. Sur un faux plat, à fond, je plafonnais à 148 au lieu de 170 (vitesse maximale autorisée, limitée automatiquement). Deuxième, troisième, elle ne montait pas dans les tours. C’est comme ça, ça fait partie du jeu !» En 22 participations, le tandem en a vu d’autres. De la théorie de la relativité, revisitée ! «On y laisse quelques plumes, mais rien de grave. On a ménagé notre monture et on n’a pas cassé, on ne passe pas la nuit sur la piste. On se fait doubler, mais on ne s’en sort pas trop mal.»

63è du jour, le Hilux GR DKR perd quatre places au général, désormais 30è. «Dommage, la spéciale était magnifique, avec de belles enfilades sur les crêtes. On était chaud pour les dunes. On n’a pas pu s’exprimer comme souhaité, mais ça aurait pu être pire.» Une dizaine d’équipages manque en effet à l’appel à mi-parcours. «On a croisé quelques voitures arrêtées, dont le Toyota d’Isidre Esteve (ex-pilote professionnel moto, paralysé suite à une chute). On l’a croisé au pied d’une côte, en tonneaux, roue arrachée. Je discutais avec lui ce matin, au café. Le mérite de ce gars-là…Il roule sacrément bien. Bon, son Dakar est fini. Je suis déçu pour lui.»

Le dernier avant le prochain…
Il faut savoir se satisfaire de rentrer chaque soir au bivouac. Même tardivement ! «On est arrivé de nuit, dans les bouchons de Riyad ! On s’est tout de même fait 1000 kilomètres dans la journée. Une vraie traversée de la France !» La journée de repos tombe à pic, pour les hommes comme pour la mécanique ! «Je ne peux pas dire si la journée de repos va nous faire du bien. On est frais, en pleine forme. On gère bien, d’attaque pour la deuxième semaine !» En attendant la suite… «On va se refaire. On comptait bien gagner une ou deux places encore ! Notre plus mauvaise place, c’est 19è. On ne va pas finir avec notre plus mauvais résultat pour notre dernier Dakar !» Le dernier, vraiment ? «Oui…avant le prochain !!!»

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