Morocco Désert Challenge : Départ imminent de l’édition

default

Pour cette édition 2026, Gert Duson met les petits plats dans les grands. Pour s’assurer d’une grande rigueur en navigation, le boss a pris un nouveau chef d’orchestre, le sieur Sébastien Delaunay. Qui mieux que ce navigateur professionnel pouvait valider les road-books de cette 11è édition ? Ce traceur, réputé pour son endurance et sa précision, avait bien l’intention en début de saison de proposer son expérience et son savoir-faire à d’autres organisateurs. C’est chose faite, Sébastien intègre le Rallye Morocco Désert Challenge. En matière de navigation ‘l’As des As’, vient renforcer l’équipe de Gert Duson sur ce parcours long de 2 800km, étalée sur huit étapes.

Gert Duson : « Son expérience accumulée depuis des années au plus haut niveau avec cette capacité à produire des belles prestations renforcent son statut international. C’est comme un marin qui vient de faire le Vendée Globe, qui ensuite traverse la mer de sable sans la moindre frayeur. La confiance que je lui donne, donne aussi confiance aux concurrents. »

Pendant que Sébastien Delaunay finalise le road-book, le bivouac s’installe à l’hôtel Karam Résidence où les concurrents sont accueillis chaleureusement par Jean-Claude Kaket, directeur sportif, et les Marocains toujours heureux de recevoir des rallyes.

Le bivouac hôtel qui, jusqu’à présent était plutôt calme commence à prendre des allures de fête foraine au fil des heures. Au PC Course, Marc Bigeard, surnommé dans le milieu de ‘métromètre suisse’ aura la tâche de réaliser quotidiennement les classements du plateau et de chaque catégorie.

L’arrivée des machines ne passe pas inaperçue en ville, le ronronnement des autos, des SSV et des motos, non plus ! En quelques heures, le bivouac se transforme en un gigantesque parking multicolore que seuls les aguerris de la compétition automobile connaissent. Mimie Kaket sait que dans toutes les courses automobiles, il règne les deux premiers jours une ambiance particulière, qui mélange le bonheur de se retrouver et le stress du départ. C’est bien la passion qui fidélise les concurrents qui pratiquent cette discipline, hors du commun.

Outre l’aspect incontournable des vérifications, ce sont aussi deux journées de préparation et de retrouvailles entre les concurrents. Ces formules de politesse vont vite disparaître samedi, jour du prologue ES1 lorsque la compétition sera lancée.

150 concurrents doivent se présenter devant les membres de l’organisation, pour obtenir les sésames. Un passage obligé pour celles et ceux qui participent à cette épreuve internationale représentée par 28 nationalités. C’est sous le soleil que les premiers arrivent pour boucler leur dossier et pour récupérer leur numéro de course ainsi que le matériel de navigation. Chaque véhicule est contrôlé sous l’œil des commissaires techniques qui vérifient également la catégorie de l’équipage, ainsi que tous les éléments liés à la sécurité : feux, extincteurs, casques, combinaisons… Une fois l’examen réussi, les concurrents s’apprêtent à disputer le prologue long de 75km, programmé samedi, entre Ouarzazate et Foum Zguid.

Auto et SSV : Vainqueur l’an dernier de la catégorie SSV, le Hollandais #301 Mitchel Van Den Brink est de retour sur cette édition. Il remet son titre en jeu, cette fois sur un Toyota Hilux Overdrive T1+. Face à lui, plusieurs Ventury CR6 #302 du Hollandais Mike Van Eikeren, le CR6 #303 de l’Italien Agostino Rizzardi et le Hilux Overdirve T1+ #304 du Belge Vincent Thijs. Nous retrouvons également les trois REVO T1+ le #317 de Dan Beecroft, le #319 de Dave Beecroft, le REVO GTR #312 de Hotstra Rients, le Taurus T3 Evo Max #202 d’Erick Wevers/Floor Maten, le Can Am Marverick R de South Racing #201 de Geoff Minnitt, mais aussi, avec le #306 Ronald Van Loon/Erik Lemmen Toyota SVR EVO T1+. Enumération des favoris, du moins sur le papier.

Côté français, face à l’armada hollandaise venue en force, MD Rallye Sport affiche ses ambitions avec deux Optimus, l’un piloté par Jean-Pascal Besson #305, et l’autre #311 par Hugues Mollet. Le Century CR6 #308 piloté par Frédéric et Stéphane Chesneau ne déparaille pas. En auto Vintage, le Toyota HDJ 80 #320 de l’équipage Patrice Benoit/Hervé Demaison (Mautret Racing), deuxième en 2025, espère soulever le Graal cette fois. Mais le duo devra surveiller les 4×4 traditionnels, dont l’équipage #325 de Baptiste Poilvé/Émilie Trompat Toyota HDJ 80, décidés à rivaliser avec les pointures de cette catégorie.

En SSV, le #224 Franck Boulay/Patrick Debaussage sur un Can Am Maverick R, le #231 Loïc Fretbourg/Fabrice Molitor sur Can Am Maverick R, et Roland Perret # 246 sur un Polaris RS1, des noms à retenir.

À moto, Julien Dalbec #105 KTM 450, Stéphane Poulet #106 Yamaha 450, Thierry Costard KTM 450 Factory, Maxence Costard 450 KTM Factory, Loïc Bonicel KTM 450, Georges Mazier KTM sont autant d’animateurs.

Les français boudent la catégorie camion pourtant cette course est parfaitement adaptée aux mastodontes. Sur les 24 camions engagés, on relève 18 IVECO, 3 DAF et 3 MAN. La bagarre sera certainement à la hauteur des attentes.

Dans la catégorie Motorbikes Rally-Raid, un grand combat se dessine entre KTM et Husqvarna, à moins que les Kove, Triumph, Yamaha et Gasgas viennent jouer les trouble-fête ! Le motard Belge Joris Van Dyck #101 sur Husqvarna 450 et l’Ukrainien # 102 Richard Dors seront à suivre.

En Raiders, 28 4 x 4 et 1 moto vont découvrir les pistes marocaines. Ils vont aussi comprendre qu’une piste se déchiffre comme une partition musicale, il ne faut jamais perdre la trame, ni les courbes, même si parfois, celle-ci s’efface.

Entre 10h et 14h, tous les concurrents avaient la possibilité de faire des tests privés ur un parcours de 45 km. Situé à 8km du bivouac, le tracé s’associe à quelques dangers I et II, des escaliers et des bosses avec beaucoup de changements de cap et de Y. L’idée de Syndiely Wade, Directeur de course, qui seconde Noël Geilenkirchen : « c’est laisser la possibilité aux concurrents de tester leur véhicule avant le prologue. Un tracé roulant avec quelques oups, mais sans difficulté. » La relation concurrents n’est autre que Stéphanie Frasson-Botton.

PUBLICITÉ