W2RC Autos : Nasser Al-Attiyah, leader FIA et favori

Nasser Al Attiyah (The Dacia Sandriders) est présent au Portugal pour gagner une nouvelle fois la course. Mais son coéquipier Lucas Moraes, le champion en titre, a remporté sa première victoire ici il y a six mois et compte bien doubler la mise. Une performance encore jamais réalisée ici.

Nasser est en tête du championnat et présente les meilleures statistiques en auto sur les deux précédentes éditions du bp Ultimate Rally-Raid Portugal. De quoi arborer à Grândola la banane habituelle qu’on lui connait. Auteur de 7 victoires sur 12 chronos disputés en catégorie Ultimate, le gagnant de la première édition de la course surclasse Lucas Moraes, vainqueur à Lisbonne en septembre 2025 avant de devenir champion du monde. Le Brésilien a beau avoir occupé autant de fois (4) que le Qatarien la tête de la course lors des précédentes éditions, il n’a remporté qu’une étape. Mais il est le seul pilote Ultimate à être monté à chaque fois sur le podium final, 3è au printemps 2024, 1er en automne dernier. Al Attiyah est favori sur le papier, talonné par son coéquipier de chez Dacia.

Nasser Al Attiyah (The Dacia Sandriders) : « On doit gagner cette course »
« C’est une course très dure. L’an dernier par exemple, nous nous sommes battus avec nos freins, mais cette fois nous avons un système de refroidissement liquide, la voiture fonctionne parfaitement, et nous avons la vitesse. Il faut juste être intelligent, car s’il pleut on sait que ce sera glissant. La pluie peut vraiment changer les choses. La position de départ en spéciale n’aura pas d’impact dans ces conditions, pas comme lorsque c’est sec et poussiéreux et que cela nous empêche de remonter sur un concurrent devant pour le doubler. Mais en même temps, la boue remuée par plusieurs autos devant peut vous faire commettre des erreurs. On verra où l’on va se retrouver à l’issue de l’étape 1. On doit gagner cette course, on a suffisamment d’expérience pour ça, c’est le plan. »

Lucas Moraes (The Dacia Sandriders) : « Vraiment sur des détails »
« C’est une course que j’affectionne particulièrement car c’est ici que j’ai remporté ma première victoire en championnat l’an dernier, ce qui m’a propulsé en bonne position pour me battre pour le titre au Maroc. Je pense que c’est une course qui se joue vraiment sur des détails car on est souvent tous très proches. Bien sûr cette année on devrait avoir de la pluie et de la boue qui vont venir s’ajouter à l’équation. On peut commettre des erreurs dans la boue et elle peut avoir une influence en fonction de notre position au départ de la spéciale. En général, partir derrière dans ces conditions permet de rouler sur une piste nettoyée et d’être plus rapide. J’ai beaucoup appris de Nasser sur le Dakar, sur sa façon d’aborder la course, de Séb (Loeb) aussi. On est coéquipiers, on se doit de réaliser une course en équipe et c’est ce que l’on a fait sur le Dakar en délivrant un résultat très solide avec trois autos dans le Top 7 et la victoire de Nasser. Nous sommes en tête du classement des constructeurs et on se doit de continuer ainsi. »

Carlos Sainz (Ford Racing) : « L’attente commence à être longue »
« Il semble que la pluie va venir se mêler à la partie. Cela va compliquer la course. Tout dépend de la quantité. S’il pleut vraiment fort, ce sera vraiment très difficile. On est venu l’an passé, on sait qu’il y a des endroits très étroits pour nos voitures où ce n’est pas facile de les placer, encore plus si le sol est glissant. Dans ces conditions, je pense qu’il sera préférable de partir devant pour ne pas trouver une piste trop défoncée. J’espère que l’on fera une course propre et que l’on va gagner. Ma dernière victoire remonte au Dakar 2024. Ce n’est pas si loin, mais l’attente commence à être longue. »

Stéphane Peterhansel (Defender Rally) : « Pas à notre avantage »
« A chaque fois que l’on est parti de Lisbonne avec le Dakar, on faisait des belles spéciales de 200 km. J’ai aussi participé plusieurs fois à la Baja Portalegre 500. Ensuite on a fait l’Andalousie. Donc je connais un peu le terrain. Les meilleurs résultats sur le Dakar, on les a réalisés le jour où les vitesses moyennes étaient les plus élevées, donc cela veut dire que dès que c’est sinueux nous ne sommes pas à notre avantage. Trop de poids, moins de freinage, donc on sait que l’on va souffrir cette semaine. Mais ce qui nous intéresse, c’est de tester la voiture dans toutes les conditions pour la faire évoluer. On va probablement rencontrer de l’eau et de la boue que l’on n’a pas eu au Dakar. Il faut espérer que l’on ne va pas avoir de problèmes avec tout ce qui est électronique. Ce n’est pas un terrain idéal, mais on va essayer de s’amuser. Après, faire la différence entre nous, il n’y a aucune chance pour moi. Sara (Price) comme Rokas (Baciuska) savent piloter. »

 

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