Troisième journée de compétition au cœur du Sahara. Les trophistes remettent ça dans l’Erg Chebbi, mais cette fois, plus d’effet de surprise : ils savent que le sable ne pardonne pas. Après deux jours à apprendre (souvent à la dure) comment lire un roadbook, prendre un cap et survivre à un tankage, les équipages commencent à trouver leur rythme. Enfin… certains. Parce qu’ici, même les plus confiants peuvent se faire humilier par une dunette en apparence inoffensive. En parallèle, les bivouac de Merzouga est en train de devenir un véritable camp de base de l’aventure.
06h30 : Réveil au pied des dunes. Les trophistes émergent doucement, avec une démarche de pingouin : jambes lourdes, dos en compote et sable dans les chaussettes. Le désert a encore frappé.
07h15 : Petit-déj sous un ciel clair. Certains commencent déjà à faire le bilan : « Ok… hier on à loupé un CPV, aujourd’hui, on se loupe pas. »
08h00 : Derniers checks avant départ. Pression des pneus, serrage des roues, niveau d’huile… et surtout : on attache tout. Car aujourd’hui encore, ça secoue.
08h30 : Départ progressif des équipages pour ce troisième jour de boucle. Les 4L s’élancent une à une, dans un nuage de poussière. Les copilotes ont le roadbook sous le nez. Les pilotes agrippent le volant comme si leur vie en dépendait. Spoiler : parfois, un peu.
09h30 : Les premiers pièges arrivent. Oued sableux, reliefs cassants, dunes traîtresses… Les équipages enchaînent les manœuvres, parfois brillantes, parfois catastrophiques. On voit déjà des plaques sortir du coffre.
10h00 : Pendant que certains s’enlisent… d’autres partagent. Alors que les 4L affrontent dunes et oueds sur les pistes de l’Erg Chebbi, une autre aventure se vit loin du sable. Les Ambassadeurs Enfants du Désert, trophistes sélectionnés après candidature et engagés depuis des mois sur ce projet, passent la journée à l’École Outhmane Bnou Affane. Depuis deux jours, ils mettent la compétition entre parenthèses pour animer des activités préparées en amont : jeux, ateliers, échanges. Dans la cour, les rires remplacent les bruits de moteur. Comme l’a si bien dit Laetitia Chevallier, fondatrice de l’association : « Dans ces moments-là, il n’y a plus aucune barrière de la langue. » Les enfants sont aux anges. Les trophistes aussi.
11h00 : La chaleur monte dans les bolides. Les trophistes roulent sous la chaleur du désert, lunettes vissées sur le nez et bandanas sur le visage. Le Sahara est magnifique… mais il n’est pas de tout repos.
12h30 : Pause sur la piste. Certains mangent à l’ombre d’une 4L capot ouvert, d’autres en profitent pour faire une micro-sieste sous un arbre. Dans un coin, un équipage tente de réparer une fixation avec du scotch et une sangle. L’esprit 4L Trophy dans toute sa splendeur.
14h00 : Reprise de la boucle. Les erreurs de navigation se paient cash : demi-tour, détours, kilomètres bonus. Les plus malins apprennent à ne pas “moutonner”… même si c’est tentant de suivre la 4L devant. Sauf que la 4L devant est peut-être perdue aussi.
15h30 : Les premiers équipages reviennent au bivouac. Les visages sont brûlés par le soleil, les sourires énormes. Certains descendent de voiture et s’effondrent direct sur une chaise en camping. Classement : KO technique.
16h30 : Les arrivées continuent. L’ambiance est festive, mais aussi studieuse : mécanique, réparations, vidanges express… le bivouac ressemble à un garage géant à ciel ouvert.
17h30 : Fin de la Journée Ambassadeurs Enfants du Désert. Rencontres, échanges, partages. Les trophistes découvrent encore davantage l’impact concret de l’événement sur les populations locales. Un moment fort, plus calme, mais essentiel.
18h30 : Le soleil tombe doucement derrière les dunes. Merzouga se transforme. Les couleurs deviennent dorées, le désert s’apaise, et tout le monde se pose.
19h30 : Repas au bivouac. Les discussions tournent autour des galères du jour : “On a pris un cap parfait… sauf qu’on l’a pris dans le mauvais sens.” C’est ça aussi, apprendre l’orientation.
20h30 : Briefing de fin de journée. L’organisation fait le point, rappelle les consignes de sécurité et annonce le programme du lendemain. Demain, c’est un autre niveau. Demain… c’est le Marathon.
22h00 : La nuit tombe sur Merzouga. Certains s’endorment vite, d’autres restent encore dehors à contempler les étoiles. Parce qu’ici, même le ciel a l’air irréel.
Demain : Départ de l’étape Marathon ! Deux jours en autonomie, première journée Merzouga → Tazarine, nuit en bivouac libre sous les étoiles.
