L’Africa Eco Race a officiellement pris son envol, avec déjà son lot d’imprévus et d’aventure, fidèle à l’ADN du rallye. Avant même le départ officiel et la première étape, les concurrents vivent une entrée en matière intense, largement influencée par des conditions météorologiques particulièrement difficiles.
Mardi 20 janvier, la majorité des concurrents et des véhicules ont embarqué à Marseille à bord du Massilia, navire de la compagnie La Méridionale, partenaire de l’Africa Eco Race. La traversée vers Tanger, d’une durée de trois jours, s’est déroulée dans des conditions compliquées, marquées par une forte houle et une tempête en Méditerranée. Malgré cela, l’ambiance à bord est restée excellente, portée par l’esprit de solidarité et de convivialité propre à l’épreuve.
Cette traversée mouvementée a entraîné un retard à l’arrivée, perturbant le planning initial des vérifications techniques et administratives à Tanger. Le débarquement de la majorité des concurrents et des véhicules a finalement eu lieu le vendredi 23 janvier, certains teams étant déjà présents sur place.
Prologue annulé
À Tanger, les conditions météorologiques — fortes pluies et vents soutenus — ont rendu la vie sur le parc d’assistance particulièrement compliquée. Dans ce contexte, le prologue initialement prévu le dimanche 25 janvier sur la plage de Tanger a dû être annulé, la plage n’étant pas praticable.
Première spéciale annulée
Prévue ce lundi 26 janvier, la première spéciale chronométrée reliant Tanger à Boussaïd a également été annulée par la direction de course. Les importantes chutes de neige touchant les reliefs marocains ne permettaient pas de garantir des conditions de sécurité suffisantes pour les concurrents et les équipes.
Face à cette situation, l’organisation a su réagir rapidement. L’ensemble de la caravane de l’Africa Eco Race — concurrents, assistances et organisation — s’apprête à rejoindre le premier bivouac à Boussaïd par la route, en contournant les principaux reliefs, via une liaison de près de 1 000 kilomètres.
Anthony Schlesser, Directeur exécutif de l’Africa Eco Race, explique : « La météo est venue bousculer un programme pourtant bien ficelé, mais c’est aussi la nature même de ce type d’aventure. Nous savons nous adapter et mettre en place des solutions alternatives pour garantir la sécurité et la continuité du rallye. Dès la seconde étape, le sport va reprendre toute sa place, avec le dépassement de soi et l’esprit d’aventure qui font l’ADN de l’Africa Eco Race. »
Malgré un début de course chahuté, l’essentiel est intact : l’Africa Eco Race est bel et bien lancée, et l’aventure sportive s’annonce plus intense que jamais dès les prochaines étapes.
Cédric Bret,
