Sixième victoire pour Nasser Al-Attiyah et première pour Fabian Lurquin. Le tout emballé pour Dacia qui en deux participations épingle son premier succès. Sébastien Loeb affiche un zéro victoire au compteur des victoires d’étapes. Par contre Ford fait fort… avec Nani Roma et Mattias Ekström respectivement deuxième et troisième. Une bien belle édition remplie de suspense et d’enseignements en particulier pour Toyota et Mini… Suite du Championnat avec le Portugal (17 au 22 mars).
Nasser Al Attiyah : « Aller chercher le record de Peterhansel »
Nasser Al Attiyah remporte son 6e Dakar, le premier pour Dacia dès sa deuxième année de participation. Le Qatarien a égalé le record de victoires de 50 spéciales d’Ari Vatanen et Stéphane Peterhansel et se rapproche un peu plus des 8 victoires finales du Français. Son nouveau but avoué.
« On a travaillé très dur depuis l’année dernière. Je ne suis peut-être pas encore dans l’émotion, mais elle est au fond de moi. On est si content de gagner. Je pense que l’on a fait la différence le deuxième jour de la première étape marathon en prenant une avance de douze minutes. Hier aussi était important, c’est là que l’on a su que l’on avait remporté la course. C’est ma sixième victoire, je dois maintenant aller chercher le record de Peterhansel. »
Nani Roma : « rendez-vous l’année prochaine »
Nani Roma, le vainqueur du Dakar 2014 en auto, se rapproche de son meilleur résultat en terminant 2è (+9’42). Il devance son coéquipier Mattias Elkstrom, deux Ford sont sur le podium et les Raptor ont remporté 6 spéciales sur 14 jours de course.
« Hier j’ai cassé la roue 50 mètres avant l’arrivée de la spéciale mais on a continué à croire en nos chances et on est là aujourd’hui en 2e position. Je ne peux que dire merci à l’équipe, ce n’est pas ma victoire mais celle de l’équipe. Sans eux, rien n’est possible. C’est aussi extraordinaire qu’une marque emblématique comme Ford s’implique autant en rallye-raid. On doit améliorer quelques détails, on s’est fait prendre dans l’effet yo-yo. Je n’ai pas réussi à rester dans le bon wagon, c’est pour cela que je ne suis pas totalement content de moi. Il faut féliciter Nasser pour avoir su le faire, mais aussi Mattias car avec deux Ford sur le podium, on vous donne rendez-vous l’année prochaine. »
Mattias Ekstrom : « Faire la totalité du championnat »
Mattias Ekstrom monte comme l’an passé sur le podium de la course. Le Suédois se projette déjà vers le futur et veut participer à toutes les manches du W2RC en 2026 pour soigner sa préparation en vue de 2027.
« Je suis content du podium, mais on vient ici pour la victoire. Le premier enseignement, c’est que je dois revenir encore mieux préparé car le niveau devant est très élevé. Je vais rentrer et demander à mes patrons de me permettre de faire la totalité du championnat, car pour se battre ici, il faut avoir la même préparation que Nasser et les Dacia. Ce sport est en train de devenir comme en circuit, il se joue sur des détails. Il y a quelques années, il y avait trois pilotes capables de gagner, je ne pense pas que ce soit encore le cas, il y a plus de pilotes et d’autos capables de le faire, la compétition est plus dure. Tout est question de préparation, il ne faut pas s’endormir et je vais commencer à travailler dès demain. »
Baciuska : « C’est bon d’être un pilote d’usine »
Rokas Baciuska remporte la nouvelle catégorie Stock devant sa coéquipière Sara Price et le Toyota de Ronald Basso.
« Cela a été une grande aventure pour Defender, on signe les deux premières places et ont bat Toyota. J’ai beaucoup appris cette année, notamment aux côtés de Stéphane Peterhansel qui est devenu un ami. Et c’est bon d’être un pilote d’usine, c’est si difficile de le devenir en Ultimate. Mais je le deviendrais. Prochaine étape au Portugal. »
Challenger Pau Navarro : « On a su prendre l’avantage »
Pau Navarro et Jan Rosa sont l’équipage vainqueur le plus jeune de la 48è édition. Les deux Espagnols n’ont pas remporté une étape mais ont su, à l’instar des vieux briscards, toujours naviguer dans le bon wagon. La marque des grands.
« Je n’y crois pas. On est juste deux gosses qui aimons ça. Je vais rentrer retrouver mes parents et on pourra contempler tous les jours le Touareg à la maison ! Le seul jour où l’on a attaqué, on a fini 2è ou 3è. On a su prendre l’avantage en prenant soin de l’auto tout en étant rapide mais sans être devant. »
Brock Heger : « Hâte de revenir l’année prochaine »
Brock Heger s’impose en SSV pour la deuxième fois d’affilée. Polaris a fait plus que résister à l’assaut des Can-Am débarqués en force cette année. L’Américain devrait les retrouver mieux préparés l’année prochaine, ce qui ne lui fera certainement pas perdre son sang-froid, une grande qualité de celui qui a remporté 100 % de ses Dakar.
« Le but était de gagner et on l’a fait. J’ai adoré le Dakar, je me suis éclaté avec Xavier, avec mes autres coéquipiers. On est un équipage américain, c’est une marque américaine. C’est une grande victoire et j’ai hâte de revenir l’année prochaine pour essayer de gagner encore. C’est une course brutale qui peut s’arrêter à tout moment, spécialement en navigation où l’on peut se perdre. On s’est appliqué avec Max à être le mieux placé chaque jour et on a pu lever le pied à la fin. Je suis vraiment heureux d’être ici une nouvelle fois. »
Zaidotas Zala : « Le Dakar est une drôle de bête »
Vaidotas Zala porte un Z comme Zorro, et comme le vengeur masqué, Zala a surgit et a surpris les poids lourds de la catégorie en s’imposant aujourd’hui dès sa deuxième participation. Deux trophée du Tuareg vont rejoindre la Lituanie où le rallye-raid est l’un des sports les plus suivi du pays. Rokas Baciuska remporte en effet lui aussi la catégorie Stock.
« J’ai fait dix Dakar en autos, mais le camion est une autre histoire. Je suis content d’arriver ici sans problème. Quand j’ai participé à mon premier Dakar il y a onze ans, mon rêve était de participer, aujourd’hui j’ai remporté un trophée. La vie est folle ! Je pense que ma consistance a été payante, on ne s’est arrêté que quinze minutes en début de course quand mes adversaires ont connu des hauts et des bas. Le Dakar est une drôle de bête, un seul faux pas peut tout remettre en cause et nous avons eu la chance de ne pas en commettre. »
