Dakar Etape 11 Ronan Chabot et Gilles Pillot : Ca, c’est fait !

Au terme d’une étape sans embuche, le tandem Chabot/Pillot maintiennent leur 26è place au général.

Dans le jargon, on appelle ça pudiquement une étape de ‘transition’. Attention ! Une transition façon Dakar, avec plus de 350 kilomètres, tout de même ! Sympathique bienveillance de l’organisation après 48 heures bien copieuses ! « Il fallait la faire. Sur le papier, Il n’y avait pas de grands enjeux. C’était une spéciale rapide, avec pas mal d’arbustes et de fech fech (sable farineux très piégeux) », détaille Ronan Chabot. « On a roulé propre. On était en accordéon, avec de tous petits écarts à l’arrivée. »

Pour corser un peu l’affaire, le duo s’est offert un petit concerto a capella, bien malgré lui. « On a cassé l’alternateur, qui est venu se poser sur le châssis. Ça faisait caisse de résonance dans l’habitacle ! » Sans alternateur, pas d’alternative. « On a hésité à s’arrêter, mais on aurait perdu le contact avec le petit groupe où nous étions. Du coup, on a continué ! » Petite péripétie sans conséquence : 31è du jour, le Hilux GR DKR reste 26è du général.

Yanbu, c’était hier et déjà demain !
Un classement loin d’être définitif. Bien malin qui trouvera le tiercé dans l’ordre ! « Je n’ai pas souvenir d’un Dakar aussi ouvert sportivement. L’époque où un team maîtrisait tout, c’est terminé. » Les années Mitsubishi, Peugeot, Volkswagen appartiendraient elles à l’Histoire ? Il faut dire que 3 teams ‘usine’ avec 4 voitures engagées par équipe… «C’est un Dakar super intéressant. Les dix premiers se tiennent en une heure, c’est dingue ! Les jeux ne sont pas faits. Il reste deux journées. Regarde Henk Lategan. Il avait décidé d’attaquer, de tout tenter, ce n’est pas passé (2è du général ce matin, victime d’un souci mécanique, le sud-africain, pilote officiel Toyota Gazoo Racing, a perdu toute chance de podium) !»

Le temps passe, lui. Déjà onze étapes dans le rétroviseur. Yanbu, c’était hier…et c’est déjà demain, à nouveau ! Et pour l’équipage #235, toujours le même sentiment, 22 ans après. « On se rapproche de l’arrivée. A chaque fois, tu te prépares à un truc très long, et ça passe très vite ! »

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